Palais du Louvre - Le « grand dessein » de la monarchie et de la République - Herodote.net

Palais du Louvre

Le « grand dessein » de la monarchie et de la République

Le palais du Louvre, au coeur de Paris, aujourd'hui plus grand musée du monde, est aussi l'un des trois ou quatre plus grands palais du monde. Sa construction, comme celle de la Nation française elle-même, s'est étalée sur huit siècles et sans doute n'est-elle pas terminée.

Vue aérienne de l'ensemble palatial du Louvre (Google Earth, 2006)

Voici, avec le concours de Google Earth, une vue aérienne du palais du Louvre et de son quartier. Nous vous suggérons de reconnaître les différents sites indiqués par un numéro et si vous n'y arrivez pas, reportez-vous à la solution.

Une ceinture fortifiée

La première référence au Louvre remonte à Philippe Auguste. Vers 1200, le roi fait ériger une enceinte fortifiée autour de Paris, avec une « grosse tour » à l'endroit où celle-ci rencontre la Seine, à l'ouest, face aux domaines normands des Plantagenêts. Le nom de la tour, Louvre, dériverait d'un mot latin désignant les loups (preuve de ce que le lieu était rien moins que sûr). Les fondations de la tour de Philippe Auguste ont été retrouvées dans la Cour carrée, dans les années 1980, lors des travaux du Grand Louvre. Elles sont visibles en souterrain.

Près de deux siècles plus tard, Charles V le Sage fait déplacer l'enceinte fortifiée à quelques centaines de mètres au-delà de la précédente (au niveau de l'actuelle place du Carrousel). Dans la foulée, il demande à son architecte Raymond du Temple d'aménager une résidence confortable en lieu et place de l'ancienne forteresse. Les Très Riches Heures du duc de Berry nous en ont conservé le souvenir, sans doute embelli.

François 1er, un siècle et demi plus tard, fait démolir le donjon et demande à l'architecte Pierre Lescot et au sculpteur Jean Goujon de construire à sa place un hôtel dans le style italien. Les travaux ne s'achèveront que sous le règne de son fils Henri II.

Entre-temps, la reine Catherine de Médicis, épouse de ce dernier, se fait construire un palais à l'écart de Paris par son architecte Philibert de l'Orme (ou Delorme). Situé à l'ouest de l'ancienne enceinte de Charles V, il occupe d'anciennes tuileries. D'où son nom de palais des Tuileries, et celui du vaste parc qui est encore aujourd'hui le poumon du centre de Paris.

Sous le règne d'Henri III, fils de Catherine de Médicis, une petite galerie à un seul niveau, le long de la Seine, relie le Louvre aux Tuileries.

Après les troubles des guerres de religion, Henri IV prend possession de sa capitale et découvre les Tuileries et le Louvre encore en travaux. Il projette alors un « grand dessein » : réunir les deux palais par des galeries parallèles orientées est-ouest. Les architectes Pierre Lescot et Jacques Androuet du Cerceau commencent par construire une Grande Galerie de 460 mètres le long de la Seine entre les deux palais. Là trône aujourdhui la plus grande partie des collections de peintures.

Mais le « grand dessein » (...).

Publié ou mis à jour le : 2018-11-27 10:50:14

 
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