4 février 2016

Les chapeaux circonflexes, espèce en voie de disparition ?

La simplification de l'orthographe, conçue en 1990 et agréée par l'Académie française, a été inscrite dans les programmes de l'Éducation en 2008. Les éditeurs de manuels scolaires ayant envisagé de la mettre en oeuvre à la rentrée 2016, c'est l'occasion d'une polémique comme en raffolent les Français...

Rien à voir avec le culte d'un passé mythifié. Plutôt l'irritation devant une énième « réforme » imposée d'en haut sans réelle nécessité. On craint qu'elle ajoute de la confusion sous prétexte de simplification en légitimant une nouvelle orthographe sans proscrire l'ancienne.

L'annonce est tombée ce jeudi 4 février 2016 et, comme à chaque fois, a fait l'effet d'une tornade. Oubliés attentats, crise agricole et risques sanitaires exotiques, les rues et réseaux sociaux ne bruissent désormais plus que d'un seul sujet de conversation : on allait toucher à notre orthographe !

Et aussitôt, c'est le retour des glorieux nénufars, accompagnés de leurs non moins célèbres acolytes, les ognons. Vous vous souvenez ? Ils étaient apparus un jour de 1990 à l'initiative du Conseil supérieur de la langue française, mis sur pied par le Premier ministre Michel Rocard pour simplifier une langue qui ne serait plus compétitive dans le monde. Notre chère Académie française avait alors approuvé cette réforme malgré une belle bronca à travers tout le pays.

Anastasie, représentation de la censure au XIXe siècleLorsque la tempête s'était calmée, tout le monde était retourné à ses affaires, pensant la réforme bel et bien enterrée et l'oignon sauvé.

Que nenni ! 26 ans après, la revoilà, plus en forme que jamais ! À l'occasion de l'envoi des nouveaux manuels de collège sur les presses des imprimeries, les éditeurs se sont souvenus que les enfants avaient du mal à comprendre que l'accent de la cime était tombé dans l'abîme. Anastasie, la déesse de la censure, a donc supprimé de ces ouvrages de plus en plus illustrés toute trace de barbarie : plus de piqûre, de jazzmen et de cure-dents, mais quelques bluejeans de jazzmans qui, avec leurs cure-dent qui font des piqures, ruissèlent tous les weekends…

Amusant, certes. Mais cet exemple cache la forêt : derrière le picnic, c'est près de 2 400 mots qui vont changer de peau dans les manuels scolaires (mais pas dans les ouvrages de littérature classique). Parmi eux, quelques anomalies vont passer à la moulinette, comme l'accent inversé de « événement » ou le i inutile de la fin de « serpillière ». Ce n'est pas la première fois que le dictionnaire est ainsi nettoyé, puisqu'à la Renaissance, déjà, un sérieux coup de balai avait été effectué par Malherbe et ses camarades. Mais la logique aura toujours du mal à s'imposer face aux sentiments amicaux qui nous lient à notre langue : notre « clef », on y tient !

L'époque, me direz-vous, est à la simplification : il ne faut pas bousculer les élèves qui ont tellement de mal à aligner quelques frases sans fotes, et il est temps de venir en aide aux salariés qui ne vivent plus sans leur correcteur d'orthographe. Pourquoi, dans ce cas, ne pas adopter définitivement la simplissime écriture SMS ? Est-ce si grave si l'on ne fait plus travailler la mémoire, la logique grammaticale, le bon sens ? N'est-ce pas plus cocasse de passer cinq minutes à s'interroger sur le sens caché d'un texto réduit à un squelette ?

Il faut évoluer avec son temps, nous dit-on. À l'heure de la mondialisation, on ne peut rester figés sur notre vieille langue dans un combat d'arrière-garde. D'ailleurs qui aujourd'hui est encore capable de lire Montaigne sans une montagne de notes de bas de page ? Dans 100 ans, il suffira de faire la même chose pour les œuvres de Patrick Modiano. Ça lui apprendra à faire de la littérature dans un français soutenu !

Nous n’allons quand même pas pleurer sur des accents circonflexes dont plus personne ne sait pourquoi ils sont là, même si l'hopital semble soudain moins protecteur, le traitre moins fourbe et Nimes moins ensoleillée. Cela fait trop de siècles que les linguistes nous font perdre notre temps et notre encre en nous obligeant à ajouter un accent circonflexe uniquement pour marquer l'emplacement d'une lettre que tout le monde a oubliée ! Nous devrons donc renoncer à coiffer les i et les u de cette « hirondelle de l’écriture » (Jules Renard).

Et s'il suffisait de laisser le tems au tems ? N'est-ce pas l'usage qui, finalement, a toujours raison ? Pour l'aider à faire les bons choix, puisque nous avons la liberté de continuer à écrire le français qu'on nous a appris, profitons-en pour parsemer encore nos textes de nénuphars aquatiques et d'oignons mal pelés, avec l’agrément de l’Académie : « Les personnes qui ont déjà la maîtrise de l’orthographe ancienne pourront, naturellement, ne pas suivre cette nouvelle norme » (1990).

On nous dit qu'il faut être tolérant et accepter plusieurs versions du même mot : n'est-ce pas plutôt ouvrir la porte à un bel embrouillamini dans les textes ? Se résigner à l'appauvrissement et à la fadeur ? Ne vit-on pas une première étape du processus de construction d'un français peut-être plus accessible mais sans saveur ?

On peut se demander s’il est du ressort des éditeurs de manuels scolaires d'imposer aux enseignants et aux élèves un soi-disant « bel usage ». Tolérer des simplifications orthographiques et ne pas les sanctionner dans les dictées, pourquoi pas ? Mais les généraliser dans les manuels au risque de déboussoler les amateurs de bonne littérature, est-ce bien raisonnable ?...

Isabelle Grégor
Quand Napoléon se fâchait avec l'orthographe...

Nous ne résistons pas au charme de cet extrait du Mémorial de Sainte-Hélène (Emmanuel de Las Cases, tome 6, 29 septembre 1816) :

Belles dictées de l’Empereur. Détails. particularités caractéristiques, etc.

Toutes les fois que l’Empereur traitait un sujet, pour peu qu’il s’animât, ses paroles eussent pu supporter l’impression.

Souvent aussi, quand une idée le frappait vivement, il dictait à celui de nous qui était sous sa main des morceaux qui, dès ce premier jet, se trouvaient du dernier fini. Ces messieurs doivent avoir beaucoup de ces dictées, toutes bien précieuses. J’en veux bien à l’état de mes yeux, qui, m’empêchant d’écrire, me privait la plupart du temps de cette bonne fortune. [...]

L’Empereur dictait toujours sans nulle préparation. Je ne lui ai jamais vu, dans aucun cas, faire de recherche sur notre histoire, ni sur aucune autre ; pourtant personne n’a jamais plus heureusement cité l’histoire, avec plus de justesse, plus à propos, ni plus souvent. On eût dit même qu’il ne la savait qu’en citations, et que ces dernières lui venaient comme par inspirations. C’est ici pour moi le lieu de dire quelque chose qui m’a souvent occupé, sans que j’aie pu me l’expliquer, mais qui est trop remarquable, et dont j’ai été trop souvent le témoin pour le passer, sous silence ; c’est qu’on eût dit qu’il existait en Napoléon une foule d’objets qui y demeuraient comme en réserve pour apparaître avec éclat dans les circonstances soignées ; qui, dans les moments d’insouciance, semblaient plus que sommeiller, lui être pour ainsi dire étrangers. Sur l’histoire, par exemple, combien de fois ne m’a-t-il pas demandé si Saint Louis était avant ou après Philippe le Bel, ou autre chose semblable. Eh bien, l’occasion arrivait-elle pour lui ? alors il faisait sans hésiter les citations les plus minutieuses ; et, lorsqu’il m’est arrivé de douter parfois et que j’ai été vérifier, le tout était de la plus scrupuleuse exactitude ; je ne l’ai jamais trouvé en défaut.

Autre singularité de même nature : l’Empereur, dans l’oisiveté de la vie et le bavardage, estropiait souvent les noms les plus familiers, même les nôtres ; et je ne crois pas que cela lui fût arrivé en public. Je l’ai entendu cent fois, dans nos promenades, réciter la fameuse tirade d’Auguste, et jamais il n’a manqué de dire : « Prends un siège, Sylla (note). » Il faisait, la plupart du temps, des noms propres à sa fantaisie ; et, une fois adoptés, ils demeuraient toujours, bien que nous prononçassions les véritables cent fois par jour à ses côtés ; et si nous eussions adopté les siens, son oreille en eût été choquée. Il en était de même de l’orthographe ; la plupart du temps il n’en écrivait pas un mot, et si nos copies lui eussent été portées avec de pareilles fautes, il s’en fût plaint.

Un jour, l’Empereur me disait : « Vous n’écrivez pas l’orthographe, n’est-ce pas ? » Ce qui fit sourire malignement le voisin, qui prenait cela pour un jugement. L’Empereur, qui s’en aperçut, reprit : « Du moins, je le suppose ; car un homme public et dans les grandes affaires, un ministre, ne peut, ne doit pas écrire l’orthographe. Ses idées doivent courir plus vite que sa main ; il n’a le temps que de jeter des jalons ; il faut qu’il mette des mots dans des lettres, et des phrases dans des mots ; c’est ensuite aux scribes à débrouiller tout cela. » Or, l’Empereur laissait beaucoup à faire aux scribes ; il était leur désolation ; son écriture composait de véritables hiéroglyphes ; elle était illisible souvent pour lui-même. Un jour mon fils, lui lisant un des chapitres de la Campagne d’Italie, s’arrête court, cherchant à déchiffrer : « Comment, le petit âne, dit l’Empereur, ne peut pas relire son écriture ? – Sire, c’est que ce n’est pas la mienne. – Et de qui donc ? – Celle de Votre Majesté. – Comment, petit drôle, prétendez-vous m’insulter ? » Et l’Empereur, prenant le cahier, fut fort longtemps à chercher ; et puis le jeta en disant : « Il a ma foi raison, je ne saurais dire ce qu’il y a. »

Il lui est arrivé souvent de me renvoyer les copistes pour essayer de leur déchiffrer ce qu’il n’avait pu retrouver lui-même. L’Empereur expliquait la netteté de ses idées et la faculté de pouvoir, sans se fatiguer, prolonger à l’extrême ses occupations, en disant que les divers objets et les diverses affaires se trouvaient casés dans sa tête comme ils eussent pu l’être dans une armoire. « Quand je veux interrompre une affaire, disait-il, je ferme son tiroir, et j’ouvre celui d’une autre. Elles ne se mêlent point, et ne me gênent ni ne me fatiguent point l’une par l’autre. »

Jamais non plus il n’avait éprouvé, disait-il, d’insomnies par la préoccupation involontaire de ses idées. « Veux-je dormir, je ferme tous les tiroirs, et me voilà au sommeil. » Aussi observait-il qu’il avait toujours dormi quand il en avait besoin, et à-peu-près à volonté.

Extrait numérisé par Jean-Marc Simonet)

Publié ou mis à jour le : 2018-11-27 09:50:14
Magrou (17-08-2016 23:02:58)

On n'a pas le droit de transformer une langue arbitrairement surtout quand elle a été aussi magnifiée par nos grands auteurs !
GM

Marcel Quevrin (07-08-2016 11:21:55)

Ma maman alla en classe jusqu'à 12 ans et eut une belle calligraphie et orthographe basique irréprochable.Moi, 63 ans, j' essaye la nouvelle orthographe mais en vain, je conserve mes 'y' et les chapea... Lire la suite

Jacques Callot (28-04-2016 11:54:16)

Je ne vais pas en rajouter sur tous les posts critiquant la suppression de l'accent circonflexe, étant en total accord avec eux. Je vais simplement ajouter ce beau poème sur l'accent circonflexe de... Lire la suite

siska (25-04-2016 08:28:37)

A quand une réforme des mathématiques? où 2+2 ne feront plus quatre mais 5? La nullité que je suis en cette matière, l'attends avec impatience mais cependant sans trop d'espoir!!! j'imagine donc la ju... Lire la suite

Gyl (24-04-2016 19:22:22)

Et si vous voulez vous amuser, lisez donc "Plumons l'oiseau" d'Hervé Bazin.
Bonne lecture

Gyl (24-04-2016 19:16:27)

Et si vous voulez vous amuser, lisez donc "Plumons l'oiseau" d'Hervé Bazin.
Bonne lecture

Marcel lerat (24-04-2016 17:33:58)

Ma mère, née en 1905 a été à l'école jusqu'à 11 ans dans son village et ne faisait pratiquement pas de fautes d'orthographe.Dans " Je suis sûr Germaine "de Riboga il faut écrire " Je suis sûr, Germain... Lire la suite

PROVENZALE (24-04-2016 16:41:17)

Je voudrais dire aux inconscients/incompétents qui nous gouvernent que, au lieu de massacrer une langue dont manifestement ils ne comprennent pas grand-chose, ils feraient mieux de consacrer leurs eff... Lire la suite

Héloïse B. (12-03-2016 14:44:29)

maintenant nous pouvons écrire de toutes les façons... J'avais vu une image humoristique sur les réseaux sociaux: nous ne dirons plus les oiseaux les amis, mais les wasos ! Après vous en avez certain... Lire la suite

NONNAGNES (18-02-2016 01:11:44)

QUAND ALLONS NOUS CESSER DE TOUT NIVELER PAR LE BAS ? A QUI CHERCHONS NOUS A FAIRE PLAISIR ?POURQUOI EST - CE A LA LANGUE DE S'ADAPTER ET PAS A CEUX QUI L'APPRENNENT DE LE FAIRE?POURQUOI S'INDIGNER DE... Lire la suite

j. De Sens (13-02-2016 13:04:45)

Que cherche-t-on? Nolens volens, la langue française avec son architecture grammaticale compliquée n'est plus au diapason des exigences des masses humaines utilisant intensivement des moyens de commun... Lire la suite

Mondon (10-02-2016 23:09:06)

Notre pays fût le phare notre culture littéraire raffinée et enviée pendant quelques siècles.Les élites étrangères parlaient et écrivaient un Français maîtrisé.Il n'y a pas si longtemps John Malkowitc... Lire la suite

punzo edmond (10-02-2016 16:43:43)

Quand notre orthographe bat en retraite et s'incline devant une nouvelle forme de mondialisation et d'abaissement de "l'intellectualité" de nos jeunes têtes qui, par cette réforme perdent aussi les co... Lire la suite

Philippe (08-02-2016 20:55:09)

Madame Grégor fait une présentation assez juste de la réforme, bien qu’entre les lignes pointe un zest de moquerie regrettable. Qu’en pensez-vous, interroge-t-elle ? Du bien ! beaucoup d... Lire la suite

Béa (08-02-2016 18:23:57)

Concernant la réforme de 1990 j'ai un avis mais je ne suis pas sûre (c'est presque une antiphrase!) d'être représentative en la matière. En effet je trouve qu'un assouplissement s'impose et ne vois pa... Lire la suite

riboga (08-02-2016 11:11:32)

De l'utilité de l'accent circonflexe?
"Je suis sûr Germaine"
"Je suis sur Germaine"
Germaine appréciera!

boutté (08-02-2016 10:37:57)

Nôtre langue évolue comme toutes les autres mais la nôtre était régie par l'Académie et non par les dires de banlieues ou des journalistes ou Ministres. Si l'Académie de 1990 peut accepter ces entorse... Lire la suite

Anne Nicolle (08-02-2016 09:31:29)

Les italiens et les espagnols ont fait une réforme de l'orthographe autrement plus importante dans les années 50. Leur langue s'en porte-t-elle plus mal ? Il faut quand même se rappeler que jusqu'à Na... Lire la suite

TORLOTIN (08-02-2016 09:24:22)

une simplification de l'orthographe peut permettre à des jeunes en difficulté de ne pas trop se marginaliser, encore faut-il être circonspect dans ce type de réforme. les anglicismes sont plus préocc... Lire la suite

Grelier (08-02-2016 08:47:17)

Pourquoi tant d'efforts pour tirer inexorablement nos jeunes vers le bas,notes bidouillées, haro sur le bilinguisme et orthographe dénaturée, la prime aux cancres en quelque sorte, tout ça pour qu'au ... Lire la suite

Jocelyne (08-02-2016 08:45:09)

Qu'en sera-t-il du Thomas, ancienne bible des correcteurs et éditeurs????

DURAND Richard (08-02-2016 08:31:58)

Certes il n'était pas particulièrement urgent de modifier les manuels scolaires à ce point . Peut-être aurait-on pu simplement mettre des annotations en bas de page pour indiquer ce que l'académie acc... Lire la suite

Daniel (08-02-2016 07:23:29)

Monsieur REY a écrit un jour qu'une langue " s'enrichissait " des erreurs commises, pourvu que celles-ci le soient par le plus grand nombre. Je n'ai jamais fait l'acquisition du Grand Robert pour cet... Lire la suite

Marc SINOU (08-02-2016 07:05:03)

Je tiens l'orthographe pour science des ânes puisqu'elle a plus d'exceptions à nous proposer que de règles. A l'heure où l'on parle d'interdire la fessée à qui on reproche, à juste titre, d'ancrer (av... Lire la suite

Mirave (08-02-2016 06:32:36)

Enfin ! Les modifications orthographiques de 1990 étaient déjà officielles depuis décembre de la même année (parution au JORF. Toutefois le blocage des institutions, des décideurs parisiens, des médi... Lire la suite

Michèle (08-02-2016 00:04:27)

On ne peut rien ajouter à tous ces commentaires. En français, chaque mot a une signification et deux mots qui semblent se ressembler peuvent désigner deux niveaux différents de la situation décrite. P... Lire la suite

Michèle Corti (07-02-2016 22:45:09)

Scandale chez l'ognon ! L'o( i)gnon pleure et se désole Le voici dénaturé Car hélas, quelle idée folle Son «  i «  vient d'être amputé ! Sa voyelle batifole On ne peut plus l'arrêter Retenez ... Lire la suite

Roland Berger (07-02-2016 21:36:21)

Pauvres enseignants ! Ils devront dorénavant corriger deux langues françaises, l'ancienne et la nouvelle. Pour le même salaire, essuyant le même mépris.

MENGUY (07-02-2016 21:27:06)

Rappelez-vous la leçon de J.L. Ezine:"Je voulais rencontrer une femme qui fut/fût belle" Attention aux mésaventures!

Jean-Yves andant (07-02-2016 21:16:13)

Une enseignante de ma famille m'a posé la question: quelle différence entre se taper un petit jeune ou se taper un petit jeûne si on oublie l'accent?

Bertholet (07-02-2016 20:55:34)

Bien dommage pour cette belle langue qui, grâce à ses subtilités, étale sa propre histoire.
C'est l'effort qu'on y donne à la bien écrire qui la rend si aimable et si belle.

MARY (07-02-2016 20:39:42)

je suis avec tous ceux qui sont contre ce tripatouillage les enfants se chargent suffisamment de simplifications SMS et autres anglicismes tout aussi incompréhensibles pour moi c'est égal qu'ils se d... Lire la suite

padafino (07-02-2016 20:19:37)

Oui, notre langue a la possibilité d'évoluer. Ne pensez-vous pas que cela devrait se faire par petites touches, simplement pour permettre aux générations coexistantes de se comprendre sans trop de dif... Lire la suite

Mab (07-02-2016 20:12:31)

Comment va faire ma cousine de Moulins dans l'Allier qui prononce toujours " OI GNON "où va t-elle mettre ce OI qui ne s"écrit plus?

Saint Estèphe (07-02-2016 20:07:16)

J'ai enseigné plusieurs années en faculté jusqu'au niveau bac plus cinq. Le plus triste dans cette réforme de l'orthographe est que le niveau en orthographe de beaucoup d'étudiants est tellement désas... Lire la suite

elisabeth (07-02-2016 19:48:59)

En bonne grammairienne que je suis, évidemment cette réforme me choque profondément. Je vais néanmoins me faire l'avocat du diable et citer le grec moderne qui a supprimé les accents circonflexes et, ... Lire la suite

Sylvain Lelarge (07-02-2016 19:38:32)

Laisser le tems au tems? Est-ce le tout premier signe de la prochaine réforme? :-)

Colette (07-02-2016 19:31:50)

Je crains que les simplifications proposées ne concourent à créer davantage de fautes. Personnellement j'aime beaucoup les accents. On pourrait se passer, me semble-t-il , aïe, aïe, aïe! je m'enferre... Lire la suite

Renaud Hyppolite (07-02-2016 19:24:55)

Maintenant qu'ils ont enlevé le chapeau des voyelles, ce sera bientôt la petite culotte du Ç. On se dirige vers un striptease de la belle française.

Renaud Hyppolite (07-02-2016 19:24:33)

Maintenant qu'ils ont enlevé le chapeau des voyelles, ce sera bientôt la petite culotte du Ç. On se dirige vers un striptease de la belle française.

Gilles (07-02-2016 18:29:30)

ON SUPPRIME LES TÉMOINS ! Ouvrons cette fenêtre où l'accent circonflexe, reliquat d'un " s " sans âge et usé par les temps, nous raconte toute une histoire. Comme de vieilles pierres éparses qui pa... Lire la suite

pierre Trutt (07-02-2016 18:16:51)

Que la langue française évolue à travers les siècles c'est entendu. Je ne suis pas linguiste mais je crois que certains accents, certaines orthographes ont un sens car ils se rapportent à une histoire... Lire la suite

jeanfrancis (07-02-2016 18:08:45)

Les difficultés rencontrées à bien écrire le français me font réellement plaisir et me rendent fier de pouvoir maitriser notre belle langue. Depuis une trentaine d'année, je constate que beaucoup de F... Lire la suite

jeanfrancis (07-02-2016 18:08:01)

Les difficultés rencontrées à bien écrire le français me font réellement plaisir et me rendent fier de pouvoir maitriser notre belle langue. Depuis une trentaine d'année, je constate que beaucoup de F... Lire la suite

jeanfrancis (07-02-2016 18:07:32)

Les difficultés rencontrées à bien écrire le français me font réellement plaisir et me rendent fier de pouvoir maitriser notre belle langue. Depuis une trentaine d'année, je constate que beaucoup de F... Lire la suite

Avette70 (07-02-2016 18:04:07)

La culture du nivellement par le bas. Finis l'effort, la volonté de vaincre. Pourtant, acquérir un savoir orthographique s'intègre parfaitement dans cette course effrénée aux activités qui ne donnen... Lire la suite

Pesneau (07-02-2016 18:02:40)

Pourquoi aujourd'hui dans un contexte qui conduit à suspecter des arrière-pensées (?) de nivellement par le bas et d'abaissement de la culture sous le prétexte de la rendre plus accessible à tous ? P... Lire la suite

Pavone (07-02-2016 18:01:03)

J'ai cinq enfants( adolescents et adultes) et je les reprends ( à l'écrit ou à l'oral) systématiquement à la moindre faute de français. Cette mesure de simplification est pour moi un acte d'irrespect ... Lire la suite

J.-M. Odéric Delefosse (07-02-2016 17:46:28)

Merci à l'équipe Hérodote pour la qualité de son travail, notamment à I. Grégor pour la valorisation de la langue française. Concernant la réformette de notre orthographe "proposée" aux commerçants d... Lire la suite

Edgar Frogier (07-02-2016 16:34:19)

C'est une erreur grossière que de toucher ainsi à l'orthographe. C'est l'orthographe pour les nuls.

Claude (07-02-2016 16:25:57)

Question bien difficile à trancher. Mais en définitive de toute façon il faut apprendre l'orthographe avec f ou pas. Et cela reste long et difficile. Je serais donc partisane de laisser faire le temps... Lire la suite

Philippe Haviland (07-02-2016 16:12:18)

Retour de la réforme de l'orthographe ! Jamais de fond en comble, au demeurant : pas assez de courage pour passer à l'orthographe phonétique ! Et chaque fois le même constat s'impose : des esprits peu... Lire la suite

VITALIS (07-02-2016 15:37:18)

JE TROUVE BIEN DOMMAGE CETTE MESURE QUI NOUS PRIVERA DE QUESTIONS PERTINENTES :POURQUOI UN "^" SUR MAÎTRE ? JE VAIS QUÉRIR UN DE CES DERNIERS ET EXCELLENTS DICTIONNAIRES LAROUSSE POUR Y RETROUVER S... Lire la suite

Edgard Thouy (07-02-2016 15:00:57)

Voir les choses par le petit bout de la lorgnette: voilà en quoi consiste la réforme de l'orthographe; ici plutôt désastreuse. Qu'un mot, isolément, s'écrive de telle ou telle manière, encore passe. Q... Lire la suite

VIRET (07-02-2016 14:59:01)

La volonté de "simplification" c'est l'univers de Procuste: araser tout ce qui dépasse et qui fait le sel de la vie, la novlanque pour faire effacer de notre mémoire d'où nous venons pour mieux nous i... Lire la suite

Mireille Urbain (07-02-2016 14:41:23)

Il suffit de lire quelques articles dans des journaux ou magazines "sérieux" pour constater à quel point la langue française est méconnue de leurs auteurs. Fautes grammaticales, syntaxiques et orthogr... Lire la suite

ydb (07-02-2016 14:30:07)

Pourquoi des Français veulent-ils démonter la langue française? En français on écrit île avec in "chapeau". En anglais on écrit "island" avec i et s, et ils ne changeront pas en "iland" alors que la p... Lire la suite

Richard Jeanmonod (07-02-2016 14:27:55)

Étrangement ce n'est pas seulement dans la langue française que la révision de l'orthographie suscite des polémiques. Moi, qui ai passé mon enfance dans des écoles de langue allemande a tous juste éch... Lire la suite

Habitant (07-02-2016 14:13:16)

Bien sûr qu'il faut que l'orthographe évolue. Je ne connais pas les détails de cette réforme mais c'est certain qu'elle doit être appliquée par tous et partout, sinon c'est la cacophonie. Je me sui... Lire la suite

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