Le 7 octobre 2006, le corps sans vie d'Anna Politkovskaïa (48 ans) est découvert dans l'ascenseur de son immeuble, à Moscou. La journaliste a été tuée par balles.
Son assassinat est de toute évidence attribué aux services secrets russes, aux ordres du président Vladimir Poutine (qui célèbre ce jour-là son 54e anniversaire). Il traduit le raidissement du régime et ramène la Russie aux sombres heures d'Ivan le Terrible ou Pierre le Grand.
Née à New York dans une famille de diplomates soviétiques, la journaliste s'est acquis une réputation internationale en dénonçant dans Novaïa Gazeta les crimes liés à la seconde guerre de Tchétchénie et aussi les conditions effroyables dans lesquelles les conscrits russes étaient envoyés au combat, sous-entraînés, sous-armés, volés et maltraités par leur hiérarchie qui ne se faisait pas faute de les fusiller en cas de rébellion.
Le pouvoir russe n'a pas retenu le témoignage de la journaliste et, vingt ans plus tard, rien ne semble avoir changé dans l'armée russe et les conditions de son engagement en Ukraine...
Anna Politkovskaïa avait déjà fait l'objet d'une tentative d'empoisonnement en 2004 alors qu'elle allait en avion tenter une médiation dans une prise d’otages par un commando tchétchène à Beslan, en Ossétie du Nord...









