Le 8 février 1871, les élections générales amènent à la nouvelle Assemblée nationale une majorité favorable à la paix. Les ruraux des provinces, peu au fait du siège de Paris et des événements militaires, manifestent massivement leur volonté d'en finir au plus vite avec la guerre en reportant leurs suffrages sur les notables. C'est ainsi que se révèle à l'Assemblée une majorité écrasante de monarchistes avec 400 députés royalistes, 200 républicains et 30 bonapartistes ! Pas moins d'un élu sur trois est noble ! Mais les députés royalistes sont divisés entre partisans du comte de Paris, petit-fils de Louis-Philippe, du comte de Chambord, petit-fils de Charles X, et de Napoléon III, empereur déchu.
Paris étant entourée de troupes allemandes et trop agitée au goût de l'Assemblée nationale, celle-ci se réunit le 12 février 1871 au Grand Théâtre de Bordeaux. Le gouvernement provisoire de Trochu lui remet sa démission et, le 17 février, l'Assemblée désigne Adolphe Thiers comme « chef du gouvernement exécutif de la République française » en attendant de statuer sur la nature du régime futur : monarchie ou république. C'est le « pacte de Bordeaux »...










Vos réactions à cet article
Recommander cet article
Aucune réaction disponible