L'Université a été officiellement fondée le 10 mai 1806 par une loi selon laquelle : « Il sera formé, sous le nom d'Université impériale, un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publics dans tout l'Empire ». Napoléon Ier en fixe les bases le 17 mars 1808. Il l'organise d'emblée comme un corps enseignant investi d'un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d'un ordre religieux. L'écrivain Louis de Fontanes en est le premier grand maître. Dans le même temps, l'Empereur crée les « Palmes universitaires », ou palmes académiques, afin de « distinguer les fonctions éminentes et de récompenser les services rendus à l’enseignement ».
Napoléon Ier fait aussi du baccalauréat un grade d'État qui sanctionne la fin des études secondaires et donne accès aux études supérieures. D'origine médiévale, le baccalauréat (de baccalarius, « apprenti chevalier », et laureatus, « couronné de lauriers ») était jusque-là le premier grade de l'Université de Paris, avant la maîtrise et le doctorat. Le nouveau baccalauréat comporte cinq disciplines : lettres, sciences, droit, théologie et médecine. La première session, avec seulement des épreuves orales, se déroule en 1809 avec 31 candidats, tous des garçons de seize ans (la première bachelière est une institutrice de 36 ans, en 1861). La première épreuve écrite est introduite en 1830. En 1881, la composition latine sera remplacée par une « composition française sur un sujet de littérature ou d'histoire ». C'est la fin de la primauté du latin. Au départ, une appréciation (très bien, bien...) sanctionne la réussite du candidat. La notation sur 20 est introduite en 1890 (note).










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