L'Église catholique commémore tous les fidèles défunts (la « Fête des morts ») le lendemain de la Toussaint ou fête de tous les saints, soit le 2 novembre. C'est une façon de placer symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints.
Au XIXe siècle, le « culte des morts », en se substituant plus ou moins au culte des saints, conduit à une confusion entre la Toussaint (1er novembre) et la fête des défunts ordinaires qui la suit. Le 1er novembre, devenu jour férié en 1801, devient le jour de la célébration familiale de ses morts, toutes croyances et non-croyances confondues.
À la procession destinée à honorer « tous » les saints, on préfère désormais un pèlerinage individuel sur la tombe de « son » mort pour lui montrer que l'on ne l'oublie pas. C'est aussi symboliquement, en cette période automnale, l'occasion d'apporter lumière et couleurs dans les cimetières, avant que l'hiver s'impose.









