Après la Seconde Guerre mondiale, l'écart s'est très vite creusé entre les pays occidentaux, industrialisés et en voie d'enrichissement rapide, et le reste du monde. C'est ainsi qu'est né le concept de « sous-développement ». Les pays riches ont tenté d'y remédier par des aides d'État à État et par le biais d'organisations caritatives. Constatant l'échec de ces actions, les économistes libéraux américains ont changé de pied à la fin des années 1980 et préconisé d'agir sur les politiques publiques des États concernés.
C'est ainsi que les institutions financières établies à Washington, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et le Trésor public américain, ont ensemble promu des politiques dites d'« ajustement structurel » fondées sur dix clés (discipline budgétaire, libéralisation des échanges, privatisation des entreprises, investissements étrangers, etc.). L'économiste britannique John Williamson les réunira sous l'intitulé « consensus de Washington ».
Ces politiques ont été imposées souvent de façon brutale par les créanciers des États pauvres. En Afrique comme en Amérique et en Asie du Sud, elles ont abouti généralement dans les années 1990 à des crises sociales et financières sans guère de résultats. Aujourd'hui, le « consensus de Washington » n'est plus d'actualité.












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