
Depuis l'enfance, Franck Ferrand n'a de cesse d'explorer le patrimoine historique de la France, par les livres et les voyages. Il témoigne chaque dimanche de ses découvertes et de ses émotions sur Europe 1.
Dans l'ouvrage qu'il nous livre aujourd'hui, il redonne vie à la « Cour des Dames » (l'expression est de l'écrivain Brantôme). C'est l'une des pages les plus palpitantes de l'Histoire de France. On y rencontre des personnages hauts en couleur que l'auteur anime avec un talent qui rappelle Alexandre Dumas. Mais, à la différence de son illustre prédécesseur, Franck Ferrand respecte au mieux la vérité historique. Tout au plus s'autorise-t-il l'invention de deux écuyers pour lier entre elles les différentes péripéties de son récit.
Les Fils de France sont les trois fils de François Ier : François, Henri (qui règnera sous le nom d'Henri II) et Charles. Le récit commence en 1533 avec le mariage de Catherine de Médicis et Henri (15 ans chacun).
Il met en scène la lutte acharnée que se livrent Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes, maîtresse en titre du roi François Ier, et la Grande Sénéchale Diane de Poitiers, confidente et maîtresse du jeune prince Henri, de 19 ans son cadet.
La Cour se divise en deux camps. Anne a le soutien plus ou moins implicite de la reine Marguerite de Navarre, soeur bien-aimée du roi François Ier, érudite et pieuse, proche de la Réforme protestante. Diane peut compter sur le soutien du connétable Anne de Montmorency, qui a initié le prince Henri à l'art de la guerre...
Le lecteur voyage avec les princes et les dames entre Blois, Fontainebleau, le Louvre et les champs de bataille. Il pénètre dans l'intimité des personnages et se mêle à leurs dialogues, une façon intéressante de comprendre les enjeux dont se nourrit l'Histoire. Il assiste aussi aux exploits du chirurgien Ambroise Paré et au triste duel judiciaire qui nous a donné le « coup de Jarnac ».
Superbement écrit, Les Fils de France est une délicieuse façon d'apprendre l'Histoire et, mieux encore, de comprendre comment elle se fait et comment, par exemple, Diane de Poitiers a pu devenir la maîtresse à vie d'un roi qui aurait pu être son fils. Les amateurs de romans comme d'Histoire apprécieront.










Vos réactions à cet article
Recommander cet article
Aucune réaction disponible