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La légende du roi Arthur

Chevaliers, Table ronde et saint Graal


On dit qu'un abbé du XIIIe siècle réussit un jour à réveiller ses moines endormis pendant son prêche avec ces quelques mots : «Il y eut jadis un roi nommé Arthur...».

Il serait étonné de savoir que, huit siècles plus tard, le nom d'Arthur continue à tenir éveillés les lecteurs de tous âges. Depuis le Moyen Âge, la légende de ce roi ne cesse en effet d'intriguer et émerveiller l'Occident. Partons à notre tour sur les pas de Lancelot et de ses amis pour faire la part de la fiction et de la réalité, et surtout pour rêver.

Isabelle Grégor

À l'usage des collégiens et de leurs enseignants, voici un petit questionnaire amusant autour de la légende du roi Arthur et des Chevaliers de la Table ronde


 

Prologue du Conte du Graal

Version originale :

Donc avra bien sauve sa peinne
Crestiens, qui antant et peinne
a rimoier le meillor conte,
par le comandement le conte,
qui soit contez an cort real.
Ce est li contes del graal,
don li cuens li baille le livre,
s'orroiz comant il s'an delivre.

Adaptation en français moderne :

Chrétien n'aura donc pas perdu sa peine,
lui qui, sur l'ordre du comte,
s'applique et s'évertue
à rimer le meilleur conte
jamais conté en cour royale :
c'est le Conte du Graal
dont le comte lui a remis le livre.
Écoutez donc comment il s'en acquitte.
Et les Plantagenêts inventèrent Arthur

Il n'est pas besoin de chercher très loin : il suffit de se rendre vers 1135 à la cour de Geoffroy Plantagenêt, celui qui se plaisait à «planter» un «genêt» à son chapeau.

Il aimait particulièrement écouter l'histoire inventée par Geoffroy de Monmouth, cette Historia regum Britanniae qui lui rappelait le destin troublé de la Grande-Bretagne, c'est-à-dire de la terre du descendant d'Énée, Brutus.

Parmi les héros qui se succèdent au fil des pages se distinguent le roi Lear et un certain Arthur. Geoffroy y voit un mythe destiné à concurrencer celui de Roland et du grand Charlemagne, fierté de ses rivaux capétiens.

Son fils, le rusé Henri II, ne s'y trompe pas. Héritier de la couronne anglaise, il l encourage le poète normand Wace à vite rédiger le Roman de Brut en ancien français pour asseoir sa légitimité sur la Grande-Bretagne. La Chanson de Roland n'a qu'à bien se tenir !

Un «best-seller» au Moyen Âge !

Le thème chevaleresque inventé par le poète normand Wace est repris avec brio par Chrétien de Troyes, un écrivain champenois de la fin du XIIe siècle sur lequel on ne sait à peu près rien. Il reste malgré cela le père incontesté du «roman» arthurien.

En cinq ouvrages et en remplissant les blancs laissés par son confrère normand, Chrétien de Troyes construit tout un univers.

Ainsi développe-t-il les aventures des différents chevaliers sans manquer d'y ajouter une dimension religieuse.

Rédigés entièrement en vers et en langue d'oïl, son Lancelot ou le Chevalier à la charrette et surtout son Perceval ou le Conte du Graal ouvrent la voie à une multitude de continuateurs, trouvères, troubadours et poètes plus ou moins inspirés.

Le XIIIe siècle est un tournant : on délaisse le vers au bénéfice de la prose, censée permettre d'approcher plus près de la vérité. C'est la naissance de l'imposant cycle de Lancelot-Graal ou encore de Tristant et Iseut.

Un héros, un enchanteur et un zeste de magie

Comme Arthur est un héros, il a droit bien sûr à une origine hors du commun : il est le fils du roi Uter Pendragon qui a pris l'apparence du duc de Cornouailles pour séduire la femme de ce vassal.

Cela lui a été possible avec un breuvage permettant cette mutation, qui lui a été fourni par son conseiller, un enchanteur et prophète répondant au nom de Merlin.

Merlin est lui-même le fils d'un démon incube (qui abuse des femmes pendant leur sommeil). Il devient un des piliers de la légende à laquelle il apporte magie et mystère. À ses côtés, les fées Morgane, Mélusine et Viviane, la Dame du Lac, sont autant de signes de l'omniprésence de «L'Autre Monde».

À la mort du roi Uter Pendragon, la Grande-Bretagne n'a plus de souverain. Comment trouver un seigneur digne de la couronne ? Le signe attendu va venir du ciel : à la sortie de la messe, tous les Grands du royaume découvrent, sur le parvis de la cathédrale, une épée enfoncée dans une enclume. Chacun se précipite pour tenter sa chance, mais seul le jeune Arthur parvient sans peine à retirer l'épée.

Les barons regardent d'abord d'un œil peu affectueux cet inconnu qui vient de devenir «le roi de cette terre, choisi par Jésus».

Mais alors que l'envahisseur saxon menace, le jeune homme démontre toute sa sagesse et son courage. Il réussit à s'imposer et à coaliser la région autour de sa personne pour enfin apporter la paix.

Parmi ses vassaux, Arthur distingue le roi de Carmélide, non pour ses qualités guerrières mais pour la beauté de sa fille, Guenièvre. Questionné sur le bien-fondé d'une alliance, Merlin prévient le jeune amoureux : il sera trahi par son épouse avec le meilleur chevalier de la cour. Qu'importe ! Arthur s'unit à Guenièvre qui a la bonne idée d'apporter en dot une belle table ronde...

Mais assez vite les prédictions de Merlin se vérifient : enlevée par le fier Méléagant, Guenièvre ne doit son salut qu'à un chevalier inconnu qui va accepter toutes les humiliations pour sauver sa reine.

Bien sûr, il ne tarde pas à tomber amoureux de la belle, l'entraînant dans une relation interdite qui la mène jusqu'au bûcher. Elle y échappe in extremis grâce à son chevalier servant, le fameux Lancelot...

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Publié ou mis à jour le : 2018-02-23 17:21:51

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