En ce début du XVIe siècle, la France est un pays riche et stable. Elle souffre assez peu des guerres d'Italie qui entraînent la noblesse et le roi à combattre au-delà des Alpes. Aussi va-t-elle profiter pleinement des innovations intellectuelles et artistiques de la Renaissance. Nous en gardons de merveilleux souvenirs, dans nos paysages comme dans nos lettres et nos arts.
Délices de la vie de Cour
Peu affecté par ses déboires militaires, François Ier développe une vie de cour brillante, inspirée des fastes de la Renaissance italienne.
La cour, centre de la vie politique, promène ses munificences de château en château dans le val de Loire, choisi pour l'agrément de son climat et de ses paysages : Blois, Chambord, Chenonceau.... Les dames l'animent de leur esprit et de leur beauté. L'écrivain Brantôme, auteur des Dames galantes, l'appelle joliment la « Cour des Dames ».
François Ier lui-même s'affiche avec différentes maîtresses, en particulier la comtesse Françoise de Châteaubriant puis Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes. On lui connaît aussi une relation avec une bourgeoise de Paris, la « belle Ferronnière », dont le surnom sera attribué à un chef-d'œuvre de Léonard de Vinci.
Autour de cette « Cour des Dames » gravite une pléiade d’artistes, de sculpteurs et d’architectes, y compris italiens (Benvenuto Cellini, Léonard de Vinci). Écrivains et poètes, tels Rabelais et Ronsard, donnent à la langue française ses lettres de noblesse.
Idées nouvelles, nouveaux horizons
Guillaume Budé, plus grand humaniste français, écrivain mais aussi bibliothécaire et imprimeur, suggère au roi la fondation d'un Collège des Trois-Langues (latin, grec, hébreu). François Ier le fonde sous le nom de Collège royal, aujourd'hui Collège de France.
L'humaniste ouvre par ailleurs la bibliothèque de Fontainebleau, à l'origine de la Bibliothèque nationale. Il s'enorgueillit d'avoir «rouvert les sépulcres de l'Antiquité».
Le roi de France aide les navigateurs et armateurs normands, dont son ami Jean Ango. Le 9 août 1534, Jacques Cartier atteint l'embouchure du Saint-Laurent.
Lyon devient avec Paris le principal centre de l'imprimerie, assez important pour que les ouvriers se groupent en confrérie. C'est l'embryon du syndicalisme !




La Renaissance française










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Christian_S (19-09-2012 16:42:31)
J'ajoute un grand mérite pour l'entretien radio de Richard Fremder avec Franck Ferrand qui vient réssusciter mon cours d'Histoire de l'art en classe de Français FLE.Merci.
Christian_S