15 janvier 2020

L’Australie, un « continent de fumée »

Après de longs mois de sécheresse, des incendies de forêts se sont déclenchés en Australie en août dernier. Jusqu’à maintenant, environ 80 000 kilomètres carrés ont été affectés, soit la surface du Portugal ou 2% de celle de l'Australie. Plus de deux mille maisons ont brûlé, une trentaine de personnes sont mortes ainsi qu’un milliard d’animaux. Cela n'est pourtant pas une première dans l’histoire de l’Australie. En termes de superficie, il reste moins important que celui de 1974-1975, mais il a été plus dévastateur en termes de biodiversité et d’écosystèmes. En termes de mort, celui de 2009 a été plus meurtrier (176 victimes).

Dans sa chronique du Monde (15 janvier 2020), l'historien Jean-Baptiste Fressoz spécialiste, d’histoire environnementale à l’EHESS, revient sur l’histoire longue de ces feux en Australie. Déjà à la fin du XVIIIe, les Aborigènes allumaient volontairement de nombreux feux pour entretenir le paysage, cultiver, chasser… Thomas Cook écrivait alors que l’Australie était un « continent de fumée ».

Ces savoirs et pratiques permettaient d’entretenir la forêt et de garder les feux sous contrôle. Pour Jean-Baptiste Fressoz, ce serait précisément leur destruction par les Européens qui aurait engendré des incendies incontrôlables aujourd’hui. Avec le réchauffement climatique et la sécheresse engendrée, les « feux contrôlés » sont passés hors de contrôle...



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