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Le dictionnaire de l'Histoire

Argentine



 

Le drapeau de l'ArgentineLa République argentine fait remonter sa naissance à la «Revolución de Mayo» (25 mai 1810) par laquelle les bourgeois de Buenos Aires se sont émancipés de la couronne espagnole. Mais c'est seulement le 9 juillet 1816 que le pays est devenu pleinement indépendant sous le nom de «Provinces-Unies de la Plata».

À l'origine, il englobait quelques territoires qui appartiennent aujourd'hui à ses voisins (Uruguay, Bolivie, Paraguay). C'est aujourd'hui un État macrocéphale avec une population totale d'environ 40 millions d'habitants, pour la plupart d'origine européenne, sur une superficie de 2.766.000 km2 (cinq fois la France) ; la capitale Buenos Aires regroupe à elle seule 13 millions d'habitants (les «Porteños»).

Le 25 mai 1853, quelques mois près le renversement du dictateur Juan Manuel de Rosas, un congrès se réunit à Santa Fé et donne à l'État une constitution fédérale.

Le pays s'est dès lors développé autour de sa capitale, point de passage obligé des exportations de céréales et de viande vers l'Europe, point d'arrivée aussi des immigrants.

Au nombre de plusieurs millions, ceux-ci sont d'abord venus d'Espagne puis, pour l'essentiel d'Italie. Une plaisanterie locale le rappelle : «les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas et les Argentins du bateau».

Notons que la troisième grande vague d'immigration a été constituée par les Syro-Libanais, des Arabes chrétiens ou musulmans surnommés «Turcos» car citoyens de l'empire ottoman au moment de leur arrivée. Ils portent souvent comme patronyme un prénom castillan attribué d'autorité par l'officier d'immigration. «El Turco» le plus célèbre est l'ancien président Carlos Menem.

Neutre pendant la Première Guerre mondiale, l'Argentine, dont toute l'économie est fondée sur les exportations, a beaucoup souffert de la crise de 1929 et il s'en est suivi en 1945 l'arrivée au pouvoir du populiste Juan Péron qui a développé le clientélisme et une fonction publique pléthorique, les deux maux de l'Argentine moderne. Le vieux chef est revenu au pouvoir en 1974 mais il a été renversé par une junte militaire deux ans plus tard.

Les militaires sont tombés à leur tour après leur défaite dans la guerre des Malouines en 1982. Avec le retour de la démocratie, les péronistes de tous bords ont repris le pouvoir. Sensibles aux sirènes du libéralisme, ils ont mené le pays au bord de la banqueroute en 2001. Celle-ci n'a été évitée que par une sévère dévaluation.

Le pays, qui se flattait après la Seconde Guerre mondiale d'être le plus riche d'Amérique latine, est aujourd'hui devancé par son grand rival brésilien et quelques autres.

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