5 octobre 1465 - Fin de la «Ligue du Bien public» - Herodote.net

5 octobre 1465

Fin de la «Ligue du Bien public»

Le 5 octobre 1465, les grands seigneurs du royaume de France concluent la paix avec le roi Louis XI à Saint-Maur, une paroisse proche de Paris. C'est la fin d'une guerre civile, improprement appelée « Ligue du Bien public », due aux erreurs de jeunesse du roi.

Celui-ci va se rattrapper et par son habileté remettre sur pied le malheureux royaume.

Haines féodales

Les féodaux reprochent à Louis XI de les dépouiller de leurs fiefs, de réduire leurs pensions, de leur imposer des mariages à son avantage et de gouverner avec des bourgeois. Ils n'ont pas de mal à trouver des alliés parmi les plus grands seigneurs du royaume, les ducs de Bourgogne, de Bretagne et de Bourbon, le comte de Charolais, fils du duc de Bourgogne, et même Dunois.

Ils forment ce qu'ils appellent improprement une « Ligue du Bien public » et prétendent dans un manifeste remédier au «desordonné et piteulx gouvernement».

En entrant en guerre contre le roi, la coalition projette d'installer à sa place un régent à sa dévotion qui ne serait autre que l'inconsistant « Monsieur Charles », duc de Berry (18 ans) et frère de Louis XI.

Louis XI, qui bénéficie du soutien efficace de Gaston de Foix, dispose d'une armée de 30 000 hommes. Dès le début des hostilités, en mars 1465, il marche contre le Bourbonnais, au centre du pays. Puis il entame une course vers la capitale avec les Bretons de François II et les Bourguignons, que commande Charles le Téméraire, fils du duc Philippe le Bon.

Le choc se produit à Montlhéry, au sud de Paris, le 16 juillet 1465. Le résultat de la bataille est indécis et permet à chacun de s'attribuer la victoire. Louis XI profite de la confusion pour s'esquiver. Il s'empresse d'entrer à Paris et d'y affermir son autorité. Les combattants des deux bords ne savent trop comment en finir.

Louis XI feint de s'incliner. Sur les terres de Conflans, au confluent de la Marne et de la Seine (aujourd'hui sur la commune de Charenton-le-Pont), il rencontre son principal rival, Charles le Téméraire, comte de Charolais, seigneur de Conflans et futur duc de Bourgogne.

Quelques jours plus tard, par la paix de Saint-Maur, il cède aux revendications des princes. La plupart reçoivent de nouvelles pensions.Le comte de Charolais acquiert les villes de la Somme cependant que le duc de Bretagne est confirmé dans ses privilèges.

Mais le roi, que d'aucuns surnomment « l'universelle aragne », eu égard à sa ruse, n'aura de cesse de rabaisser les anciens ligueurs en cajolant les uns et en combattant les autres, non sans en passer par de grandes frayeurs comme à Péronne, lors d'une entrevue dramatique avec le duc de Bourgogne.

Reste que le peuple devra supporter de nouveaux impôts en sus des violences des bandes armées. Triste conséquence du « Bien public ».

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2019-10-03 12:31:01

 
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