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À qui la terre Adélie emprunte-t-elle son nom ? Réponse
Le 24 octobre 1940, Philippe Pétain, chef de l'État français, rencontre Hitler dans la petite gare de Montoire-sur-le-Loir.
Par une poignée de main très médiatisée, le vieux maréchal célèbre la «collaboration» entre la France vaincue et l'Allemagne triomphante. Il s'en explique à la radio le 30 octobre 1940 : «C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen, que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration (...). Cette collaboration doit être sincère...».
Le vice-président Pierre Laval croit comme beaucoup de ses contemporains à la victoire définitive de l'Allemagne et juge bon de s'en accommoder. Le 1er juillet, sur sa proposition, les ministres et les pouvoirs publics s'installent dans la zone dite «libre» (non occupée par les troupes allemandes), à Vichy où de nombreux hôtels sont à même de les héberger.
Le 10 juillet, dans le Casino de la ville d'eau, la Chambre élue en 1936 sous les couleurs du Front Populaire vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. C'est la fin de la IIIe République et le début de ce qu'on appelle le «régime de Vichy».
Le Maréchal fait très vite l'objet d'un véritable culte de la personnalité. Beaucoup de sommités le soutiennent avec l'espoir de régénérer le pays grâce à une «Révolution nationale». Parmi eux des représentants de l'extrême-droite mais aussi de nombreux leaders et intellectuels qui furent socialistes, communistes ou dreyfusards et sont mûs par des idées pacifistes.
Pétain, qui conserve une certaine lucidité malgré son grand âge (84 ans en 1940), tente de jouer un double jeu en s'accommodant des occupants et en menant des tractations secrètes avec les Anglo-Saxons. Il révoque son vice-président qui réclame une collaboration active avec l'Allemagne et le fait arrêter le 13 décembre 1940 à la satisfaction de la très grande majorité des Français.
L'amiral François Darlan devient le successeur de Laval à la vice-présidence du Conseil... et l'héritier présomptif du Maréchal.
À la fin de l'année 1941, les événements s'accélèrent. Hitler attaque son ancienne alliée, l'URSS, tandis que les États-Unis et le Japon entrent à leur tour en guerre. Les Allemands imposent le retour au pouvoir de Pierre Laval le 17 avril 1942 dans le but de mettre l'administration française et le pays au service de l'occupant.
Le maréchal Pétain est désormais réduit à l'état de potiche. La collaboration entre dans sa phase la plus active avec des chefs brutaux comme Jacques Doriot, ancien leader communiste et maire de Saint-Denis.
La Résistance intérieure prend quant à elle de la consistance. Par ses sabotages et son travail de renseignement, elle va se révéler d'une très grande utilité aux Alliés, lors des débarquements de 1944 en Normandie et en Provence.
Tous les commentaires sur cet article :
Fred F A (01-11-2006 16:40:01)
Au mieux, peut-on lui acorder le bénéfice du gâtisme, mais si Pétain avait joué un quelconque double jeu, les débarquements de Dieppe (finalement avorté) et de Casablanca n'auraient jamais reçu un tel accueil, une résistance "de principe" aurait suffi à sauver la face devant les Allemands en cas d'échec allié.
Que l'on cesse de croire que Pétain a été autre chose que ce qu'il a été, un vieillard imbu de lui-même et assoiffé de pouvoir profitant de l'aura acq... Lire la suite
jean ribac (25-07-2006 15:55:08)
depuis longtemps.
2. alain etait oppose a la guerre et il a certainement approuve l,armistice mais on ne peut pas dire qu,il se soit rallie a la revolution nationale=-en tout cas pas publiquement
BERGERAULT (07-05-2006 14:31:55)
En ce qui concerne 'létat de potiche' je pense que cela arrive avec l'invasion de la zone libre en novembre 42 date à laquelle (17) Laval obtient les pleins pouvoirs, et un an plus tard les nominations de Henriot, Doriot et Deat (fin 43 et début 44).
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30 juillet 1940


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