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Devinette

D'où vient le nom de Lyon ? Réponse

27 mars 1854
Début de la guerre de Crimée
 

Le 27 mars 1854, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie sur un prétexte quelque peu ridicule. C'est le début de la guerre de Crimée, inutile et meurtrière.

Pendant deux ans, des armées mal commandées s'affrontent sans résultat... Faute de mieux, elles alimentent la chronique de bons mots, remplissent les livres d'Histoire d'exploits dérisoires et les rues et ponts de Paris de noms exotiques...

Notons que c'est la première occasion pour les Anglais et les Français de combattre côte à côte après sept siècles de conflits, une occasion qui se renouvellera 60 ans plus tard avec le drame de la Grande Guerre.

Pour l'empereur Napoléon III, neveu de l'inexpiable ennemi des Anglais, la guerre de Crimée, bien que mal engagée et mal gagnée, s'avère un succès sur la scène internationale (le premier et le dernier)...

André Larané
Une querelle surréaliste

À l'origine du conflit, une querelle surréaliste entre l'empereur français Napoléon III et le tsar Nicolas Ier. Chacun veut assurer en exclusivité la protection des Lieux Saints de Jérusalem, partie intégrante de l'empire turc.

Comme le sultan d'Istamboul semble donner la préférence aux catholiques représentés par Napoléon III, le tsar Nicolas 1er propose à l'Angleterre de se partager l'empire turc en déliquescence («L'homme malade de l'Europe», selon le mot du diplomate russe Alexandre Gortchakov). L'Angleterre refuse par crainte que la Russie n'acquière trop d'influence en Méditerranée et en Orient.

Dépité, le tsar attaque et détruit de son propre chef la flotte turque de la mer Noire. Il envahit aussi les provinces roumaines de l'empire turc. Il profite de l'occasion pour combattre les tribus insoumises du Caucase, en particulier les Tchétchènes regroupés autour du prince (ou imam) Chamyl.

L'empereur des Français, qui avait proclamé à son avènement : «L'Empire, c'est la paix !», est poussé à la guerre par sa jeune épouse, la belle Eugénie de Montijo, désireuse de promouvoir les intérêts catholiques.

Napoléon III et le gouvernement anglais de la reine Victoria font cause commune avec le sultan. C'est la première fois depuis... le couronnement d'Aliénor d'Aquitaine et Henri II Plantagenêt, 700 ans plus tôt, que les deux nations s'apprêtent à combattre ensemble !!! Invoquant la préservation de l'empire ottoman, les deux alliés envoient leur flotte dans la mer Noire.

Le siège de Sébastopol

Sous le commandement respectif des généraux Saint-Arnaud et lord Raglan, Français et Anglais débarquent à Eupatoria, dans la presqu'île de Crimée, le 14 septembre 1854.

Ils remportent une victoire sur les bords du fleuve Alma avant de mettre le siège devant Sébastopol, puissante forteresse russe, le 26 septembre 1854. Saint-Arnaud, victime du choléra, comme le seront beaucoup de ses soldats, est remplacé par Canrobert à la tête des troupes françaises.

Bientôt rejoints par des soldats du royaume de Piémont-Sardaigne, les assiégeants, au nombre de 185.000, découvrent la dureté de l'hiver russe et doivent mener une éprouvante guerre de tranchées autour de la citadelle, remarquablement défendue par le colonel russe Franz Todleben.

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Les commentaires des Amis d'Hérodote

Le premier commentaire sur cet article :

fredericcal (22-01-2010 15:18:00)

Une guerre triplement incompréhensible :
En premier et deuxieme lieux, la Russie aurait dut être l'alliée naturelle de la France de Louis Napoléon , d'abord contre l'autriche, les deux ayant intérêt à conjuguer leurs efforts pour bouter les autrichiens hors des balkans pour les uns et en dehors de l'italie pour l'autre.
ensuite contre la puissance montante de la Prusse ; potentiellement autant dangereuse pour les uns que les autres.
Enfin impossible de trouver la cohérence ... Lire la suite


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