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Reportage en couleur sur la mission Apollo XI du 16 juillet 1969 (INA - 24/07/1969 - 27min58s).
20 juillet 1969 : un homme sur la Lune !
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20 juillet 1969

On a marché sur la Lune


Le 20 juillet 1969, à 20h17 (UTC, temps universel), le module lunaire Eagle de la mission Apollo XI se pose sur la Lune. L'astronaute Neil Armstrong annonce : «Houston, ici la base de la Tranquillité. L'Aigle a atterri».

Cet exploit marque l'apogée des États-Unis. Vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, ils dominent l'économie mondiale et démontrent avec Apollo XI leur supériorité technologique. Mais dans le même temps, au Vietnam, ils connaissent leurs premières déconvenues, comme un parfum d'automne...

Jeanne Lafont
Buzz Aldrin photographié par Neil Armstrong, Apollo XI (DR)

Le défi soviétique

Les Soviétiques ont inauguré la course à l'espace à la fin des années 1950, au plus fort de la guerre froide. En octobre 1957, ils surprennent le monde entier en mettant en orbite le premier satellite artificiel, Spoutnik 1. En avril 1961, ils consolident leur avance en envoyant le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine.

Le président américain John Fitzgerald Kennedy décide alors de mettre un terme aux déboires des États-Unis. Le 25 mai 1961, il prend l'engagement devant le Congrès que les États-Unis enverront un homme sur la Lune avant la fin des années soixante. La NASA  (National Aeronautics and Space Agency), qui a été fondée le 1er octobre 1958, va tenir le pari en mobilisant près de 400.000 personnes et 25 milliards de dollars (4,4% du budget gouvernemental).

L'exploit américain

 La fusée Saturn V transportant la capsule Apollo et le module lunaire Eagle (LEM) a été lancée le 16 juillet de la base de Cap Kennedy (aujourd'hui Cap Canaveral), en Floride.

Après sa mise en orbite terrestre à 190 km de la Terre, le vaisseau spatial (capsule et LEM) se détache du troisième étage de la fusée. Il se dirige vers la Lune avec les trois hommes de l'équipage à la vitesse de 39.030 km/h.

Quatre jours plus tard, une fois en orbite lunaire, le LEM se détache de la capsule et s'approche en douceur de la «mer de la Tranquillité».

Voyant que le pilote automatique se dirige vers une zone instable, le commandant Neil Armstrong, avec un sang-froid exceptionnel, repasse en manuel et cherche un endroit plus sûr où se poser. Il ne lui reste alors que quelques secondes de carburant avant la panne sèche.

Buzz Aldrin photographié par Neil Armstrong  au pied du module lunaire Eagle (LEM) d'Apollo XI (DR) À 3h56, dans la nuit du 20 au 21 juillet, Neil Armstrong met le pied (gauche) sur la Lune. Un milliard d'être humains suivent l'exploit en temps réel ou presque sur leurs écrans de télévision.

À leur attention, Neil Armstrong (38 ans) lâche une phrase vouée à l'Histoire : «Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité». Précisons qu'il avait préparé cette phrase avant son départ et l'avait soumise à ses supérieurs de la NASA.

L'astronaute est rejoint un quart d'heure plus tard par Edwin «Buzz» Aldrin et avec lui plante la bannière étoilée sur la Lune.

Dans le ciel, la capsule Apollo poursuit le tour de la Lune avec à son bord le troisième homme de l'équipage, Michaël Collins. Neil Armstrong avait été désigné pour être le premier à marcher sur la Lune car il était un civil et non un militaire comme ses deux compagnons.

Le séjour sur le sol lunaire est bref, deux heures et demie à peine, le temps de prendre quelques photos souvenir et de ramasser quelques cailloux. De retour sur la Terre après un peu plus de 8 jours d'absence, les astronautes rapportent 20 kg d'échantillons de minéraux lunaires.

Cette onzième mission du programme Apollo rehausse le prestige des États-Unis qu'avaient terni la guerre froide, l'engagement au Viêt-nam et la lutte des Noirs contre la ségrégation raciale. Elle puise son origine dans la rivalité entre Américains et Soviétiques.

L'équipage d'Apollo XI (1969) : de gauche à droite, Neil Armstrong, Michaël Collins et Edwin Aldrin (DR)

Cinq missions Apollo vont succéder à la mission d'Armstrong et Aldrin jusqu'au 14 décembre 1972. Depuis lors, personne n'est revenu sur la Lune marcher sur les traces laissées ce jour-là par le cosmonaute Eugen «Gene» Cernan...

Publié ou mis à jour le : 2013-07-20 08:56:56

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