Le vitrail est un panneau décoratif composé de pièces de verre colorées et translucides serties les unes avec les autres. Élément essentiel de l'architecture médiévale, il remplit les grandes verrières insérées dans la structure des cathédrales gothiques. Il a vocation à tamiser la lumière qui pénètre dans la nef. Il instruit aussi les fidèles par ses motifs iconographiques.
Les vitraux historiés décrivent les scènes de l'Évangile et de l'Ancien Testament à l'attention des chrétiens analphabètes ; ils décrivent également des scènes de la vie quotidienne ou encore, dans le cas des rosaces en bout de nef, des symboles théologiques.
Pour la production du verre, le verrier médiéval cuit à 1200°C un mélange de sable (2/3) et d'éléments fondants tels que potasse, soude, cendres végétales (1/3) ; il colore le mélange avec des oxydes : du cobalt pour le bleu ; du cuivre pour le rouge et le vert ; du manganèse pour le violet ; de l'antimoine pour le jaune. Ainsi obtient-il des feuilles de verre épais de différentes couleurs.
Pour la fabrication d'un vitrail (ou d'un élément de vitrail), le maître verrier (ou vitraillier) dessine sur un carton la maquette en grandeur réelle de son projet. Il assemble sur celle-ci les morceaux de verre correspondants. Il attache les morceaux les uns aux autres en les pinçant avec une baguette en plomb avec une section en X (le plomb se prête à cet usage car il est aussi malléable que de la pâte à modeler).
L'image du panneau est ensuite complétée au pinceau avec des ombres grisonnantes qui figurent en particulier les traits des personnages. Chaque élément du futur vitrail est recuit et consolidé sur ses côtés et en surface avec des barrettes métalliques, dites vergettes ou barlotières.
Voir : L’art de la lumière












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