Le dictionnaire de l'Histoire

samouraï

Le mot japonais samouraï vient du verbe saburafu, qui signifie : « être au service de ». ll désigne dans le langage populaire les guerriers (bushi) au service des grands seigneurs féodaux (daimyo), du général en chef (shôgun) et de l'empereur (tennô).

Samouraï (1877)Les samouraïs dominent la classe militaire à l'époque féodale, à partir de 1192 et jusqu'en 1871. Ils reçoivent une formation poussée, tant militaire que littéraire et religieuse, et s'astreignent à un code d'honneur, le bushidô, proche de l'idéal chevaleresque du Moyen Âge occidental (courage, loyauté, droiture, politesse, honneur, bienveillance). Ils s'inspirent aussi du Zen, une philosophie pratique fondée en 1191 par le moine bouddhiste Myoan Eisai.

La situation matérielle des samouraïs n'en est pas moins difficile. Pendant l'ère Tokugawa (1603-1867), il est vrai qu'ils en viennent à représenter 8% de la population totale et les deux tiers de la population d'Edo (400.000 sur 700.000 habitants).

À la fin du XIXe siècle, l'empereur Mutsuhito abolit la hiérarchie militaire héritée du shogunat. Un million de guerriers sont de la sorte mis à la retraite dans des conditions humiliantes, avec une pension en monnaie de singe. Beaucoup échouent à se reconvertir dans l'exploitation agricole, les affaires ou l'administration.

Il s'ensuit de violentes rébellions qui se terminent par l'écrasement des derniers samouraïs à la bataille de Shiroyama, le 24 septembre 1877. 

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