Mot d'origine franque ou peut-être latine (cripia, mangeoire), la crèche désigne à l'origine une mangeoire pour animaux. Au XIXe siècle, en référence à l'étable dans laquelle serait né l'enfant Jésus et à la mangeoire dans laquelle il aurait dormi selon l'évangéliste saint Luc, le mot en vient à ne plus désigner que les représentations de la Nativité (la naissance de Jésus-Christ).
Au XIIIe siècle, les fidèles se plaisaient à représenter sur les parvis des églises des scènes de l'Évangile. La Nativité figurait en bonne place parmi ces jeux scéniques ou « mystères ». Saint François d'Assise lui-même monta une crèche vivante dans une grotte, à Greccio (Italie), en 1223. Il y fit figurer un boeuf et un âne, en relation avec une tradition tardive du IVe siècle, façon de rendre la Nativité plus parlante aux paysans de l'Ombrie.
Les crèches avec figurines apparaissent dans les églises au XVIe siècle, à la Renaissance, à l'initiative des Jésuites, désireux de contrer la Réforme protestante. Elles entrent dans les maisons bourgeoises au XVIIIe siècle. Sous la Révolution, en décembre 1791, un Marseillais, Jean-Louis Lagnel, moule des « santons » ou « petits saints » en argile pour remplir les crèches familiales et combler ainsi le vide occasionné par la fermeture des églises par les autorités de la ville. De là l'origine des crèches provençales...












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