La très sérieuse revue britannique Journal of Medical Ethics a publié huit pages cosignées par 25 chercheurs de renom, mais essentiellement des anthropologues. Leur thèse ? Appeler « mutilation » l’excision (ablation du clitoris) ou encore l'infibulation (excision doublée d'une couture des lèvres) serait du « sensationnalisme provocateur », « discriminant », « ethnocentré », empreint d’une vision « occidentale ». Bref, raciste. Tout cela « conduit à la diabolisation des migrants ».
Les auteurs proposent de remplacer le terme de « mutilation génitale féminine » par celui de « pratiques génitales féminines ». Une expression selon eux à la fois plus « neutre », et qui rendrait mieux compte de la « diversité » des actes chirurgicaux selon les communautés, entre la piqûre symbolique, le petit bout de peau prélevé et l'ablation partielle ou totale du clitoris.
Les auteurs contestent qui plus est tout lien entre le patriarcat et ces « pratiques génitales féminines », au grand scandale des ONG qui luttent sur le terrain pour en préserver les fillettes et des associations féministes...
30 pays concernés par l'excision, majoritairement en Afrique et en Asie du Sud-Est.
230 millions de femmes excisées dans le monde.
4 millions de victimes en plus chaque année.
98 % des femmes excisées dans la Corne de l’Afrique.
125 000 femmes excisées vivent en France.
En 2008, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté une résolution sur l’élimination des mutilations sexuelles féminines.
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