Confronté à la déliquescence de l'État profond, à l'effondrement des services publics et à l'explosion de la dette, la classe politique choisit de regarder ailleurs. Plutôt que de s'attaquer hardiment aux racines du mal, elle préfère détricoter les rares institutions qui tiennent encore debout. Après les soins palliatifs, que l'on remplace par l'euthanasie, voici le patrimoine bâti que l'on sacrifie à l'urgence de créer de loger les jeunes ménages...
Un gouvernement réformateur et courageux aurait pu en finir avec les contraintes réglementaires et législatives qui, sous prétexte de protéger les locataires, découragent les épargnants d'investir dans l'immobilier locatif. Qui prendrait aujourd'hui le risque de louer un studio à une personne à faibles ressources, sachant qu'elle ne pourrait être délogée en cas de non-paiement de son loyer, si modeste que soit celui-ci ?..
Au lieu de cela, que propose le gouvernement ? De réduire à néant les règles urbanistiques qui préservent encore l'esthétique de nos villes avec ce projet de loi Jeanbrun que dénoncent une vingtaine de personnalités, dont Stéphane Bern, dans la tribune ci-dessous. Bien entendu, cette loi ne résoudra en aucune façon la crise du logement. Viendront alors d'autres lois pour aller plus loin dans la destruction de ce qui faisait jusqu'ici le charme de notre nation...
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