1914

L'Europe à la veille de la Grande Guerre

Jusqu'à la veille de la Grande Guerre, les peuples européens vivent dans une apparente harmonie et savourent la paix. C'est la « Belle Époque »... Mais dans les élites et au niveau gouvernemental, chacun soupçonne son voisin de vouloir l'agresser ! Dès les années 1880, les grandes puissances européennes se tiennent les unes les autres en respect, comme des cow-boys prêts à dégainer...

L'Europe à la veille de la Grande Guerre, en 1914

Quatre empires au centre du continent

La carte ci-dessus montre l'Europe en 1914. On note la très nette diminution du nombre d'États, en comparaison des siècles antérieurs et de l'Europe issue des traités de Westphalie (1648). Les myriades de principautés allemandes et italiennes ont disparu, en partie remplacées par quelques États issus de la décomposition de l'empire ottoman : Grèce, Serbie, Monténégro, Bulgarie...

Deux empires à dominante germanique et par ailleurs alliés, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, occupent le coeur du continent. Deux autres empires en occupent les marges orientales, la Russie et l'empire ottoman. Deux grands États à rayonnement universel dominent la façade atlantique : la France et le Royaume-Uni, lequel se tient, autant que faire se peut, à l'écart des affaires européennes.

Le jeune empire allemand est de loin l'État le plus puissant du continent mais ses classes dirigeantes s'inquiètent d'être prises en tenaille par la France et la Russie. Elles craignent par-dessus tout cette dernière, installée sur leur frontière orientale et dont la croissance économique, démographique et militaire semble exponentielle.

Mais la Russie, depuis la Révolution de 1905, est rongée par les tensions sociales. Contesté de l'intérieur, le gouvernement autocratique du tsar cherche un dérivatif dans une expansion vers les Balkans et les Détroits qui séparent la mer Méditerranée de la mer Noire. Sous des dehors brillants, l'Autriche-Hongrie, née du compromis austro-hongrois de 1867, est tout autant rongée par les tensions entre ses composantes nationales. Elle aussi cherche du côté des Balkans une solution à ses problèmes intérieurs.

Enfin, les grandes puissances maintiennent l'empire ottoman en survie artificielle faute de pouvoir s'entendre sur le partage de ses dépouilles...

Publié ou mis à jour le : 2020-09-24 15:09:32

 
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