Pour Jean Quatremer, le week-end des 17 et 18 octobre 2026 « restera peut-être dans l’histoire comme le point de bascule vers l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République. Il est en effet sans précédent que des milliers d’émeutiers aient pu ravager, dans un déchaînement de violence sidérant, le cœur des grandes villes… L’impéritie de l’État, incapable d’assurer la sécurité publique, est grosse de périls pour l’avenir. »
Le journaliste, ancien correspondant de Libération à Bruxelles, n’hésite pas à désigner les émeutiers : « Clairement, l’ultra-gauche, adepte de l’action violente, dont les fameux black blocs, était à la manœuvre. Mais elle ne compte que 1000 à 2000 personnes en France… » Il ajoute, au risque de heurter, que « la grande majorité des émeutiers était des jeunes issus de l’immigration africaine et maghrébine, souvent Français depuis plusieurs générations. »
Plusieurs facteurs se cumulent. « D’abord, les ravages de la pensée décoloniale, qui affirme que la domination coloniale n’a pas pris fin avec les indépendances… Ensuite, on a tort de penser que tous ces casseurs seraient dépourvus de motivations politiques : il y a une dimension islamiste chez une partie de ces jeunes gens. » Enfin, le journaliste évoque La France Insoumise (LFI) : « C’est la première fois depuis les ligues factieuses d’extrême-droite des années 1930 qu’un parti se situe aussi clairement en-dehors de l’arc républicain, ce que même le RN n’a jamais fait, et légitime la violence. Les réseaux sociaux ont aussi accéléré la mobilisation des émeutiers »…
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