Trimestriel, N° 1, Automne 2012, 5,90€

Au sommaire de ce nouveau trimestriel des éditions Milan Nature et Territoires et Herodote.net, notons une interview posthume : Turgot et la dette, par André Larané, avec quelques propos corrosifs du célèbre ministre de Louis XVI sur la crise actuelle de l'Europe.
Et aussi un cahier photographique sur l'année 1962, une visite surprise d'un chantier de fouilles archéologique, des révélations sur la conception du futur empereur Napoléon III...
Et trois grands dossiers qui font la couverture du magazine dans la région correspondante :
- Bourgogne, 2000 ans de passion pour la vigne, par Marguerite Cros : grands amateurs de vins italiens, les Gaulois ne tardent pas à apprendre de leurs voisins les secrets de la viticulture ; dès le IIe siècle av. J.-C., les côteaux de Bourgogne, pays des Éduens, se couvrent de ceps...,
- Le jour où Anne de Bretagne a épousé Louis XII, un récit enlevé de Marc Fourny sur le deuxième mariage de la jeune duchesse avec un roi de France,

- Strasbourg, fille de l'Ill, par Floriane Dupuis (photos : Jean-François Rémy). Fondée par le Romain Drusus sur les bords de l'Il, un affluent du Rhin, la «ville des chemins» (traduction française de Strasbourg) est d'abord appelée Argentorate. Elle grandit à l'ombre du camp de la VIIIe légion (Legio Augusta) et son Histoire sera dès lors ponctuée par les guerres. Après la chute de Rome, la traversée des Germains dans un sens et celle des Huns dans l'autre, la ville accueille les armées de Louis le Germanique et Charles le Chauve pour un fameux serment entre les deux petits-fils de Charlemagne.
En 1015, l'évêque Wernher lance la construction de la cathédrale en grès rouge des Vosges sur l'emplacement précis de l'ancien camp romain. La flèche, haute de 142 mètres (un record), est achevée en 1439 seulement.

Cela fait longtemps à cette date que les bourgeois de la ville se sont émancipés de l'autorité épiscopale. Strasbourg fait alors partie des prospères républiques urbaines du Saint Empire romain germanique.
Elle accueille Gutenberg et son imprimerie. Elle se voue aussi dès 1529 à la Réforme luthérienne. C'est enfin à l'issue de la guerre de Trente Ans que la ville entre dans le giron français. Louis XIV fait une entrée triomphale dans la ville tout en concédant à ses habitants la conservation de leurs droits et privilèges. Beaucoup plus tard, le 23 novembre 1944, c'est un général non moins glorieux mais en plus modeste équipage, Philippe Leclerc de Hauteclocque, qui fera son entrée dans la ville libérée de ses occupants.
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