L'historien Olivier Delorme voit dans la défaite cuisante d'Alexis Tsipras et de son parti Syriza aux législatives du 7 juillet 2019 la rançon d'un échec : « Au final, ce à quoi Alexis Tsipras a présidé, durant quatre ans et demi, c’est à l’extinction de la classe moyenne grecque : aujourd'hui, ce sont les deux tiers des Grecs qui se trouvent sous le seuil de pauvreté ou menacés d’y sombrer à plus ou moins brève échéance. Quand un tiers continue pour l’heure à s’en tirer tant bien que mal, et qu’une mince couche (d’une bourgeoisie que les marxistes d'antan appelaient compradore et qui, parfaitement à l’aise dans la mondialisation dès avant la mondialisation – les armateurs par exemple – a toujours fondé sa fortune sur son rôle d’intermédiaire avec un étranger dominant) a continué à s’enrichir... »
Collaborateur occasionnel d'Herodote.net, Olivier Delorme est notamment l’auteur de La Grèce et les Balkans, du Ve siècle à nos jours (Folio Histoire, 3 tomes, Gallimard, 2013) et 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe (H&O, 2016).
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