Frida Kahlo - Diego Rivera

L’art en fusion


Le musée de l’Orangerie (Paris) retrace le parcours artistique du couple mythique Frida Kahlo-Diego Rivera, dont les vies ont été bercées par une passion commune pour leur pays.

Camille Barbe

Frida Kahlo et Diego Rivera « L’éléphant et la colombe » n’en finissent pas d’attirer les foules. Depuis son lancement, l’exposition « Frida Kahlo/Diego Rivera. L’art en fusion » au musée de l’Orangerie, fait salle comble.

Sur des murs aux couleurs bleu électrique, vert tendre et rouge vif, le visiteur peut admirer une centaine d’œuvres des deux artistes phares de la peinture moderne mexicaine.

Prêtées pour la plupart par le Musée Dolores Olmedo de Mexico, leurs toiles sont rarement montrées en France.

L’exposition débute par les œuvres cubistes de Diego Rivera – dont un Paysage zapatiste et une Femme au puits (1915), ô combien fascinants – produites à l’heure où il sillonnait l’Europe et s’illustrait dans le milieu artistique parisien aux côtés de Picasso, Léger, Soutine et Modigliani.

Les reproductions de quelques murales, ces grandes fresques inspirées de l’histoire mexicaine que Rivera commença en 1922, se mêlent ensuite aux autoportraits et photographies de Frida Kahlo.

Frida Kahlo, Autoportrait (DR) Cette fusion entre l’histoire politique, universelle d’un pays et la vie intime, introspective d’une artiste reste difficile à orchestrer. Elle prend ici tout son sens, jusqu’à s’avérer nécessaire.

Car la peinture de Frida Kahlo exprime la souffrance du corps, de l’âme, l’amour, la liberté, les désillusions, la mort... C’est un regard franc qui ne se détourne pas de soi-même mais, au contraire, appelle à faire tomber les masques de la nature humaine.

Quelques petites piqûres (1935), La colonne brisée (1944), Sans espoir (1945) en sont des exemples bouleversants.

Au milieu d’un Mexique qui panse les plaies de sa révolution, impulsée en 1910 et achevée en 1920, le travail - révolutionnaire tant dans la couleur que dans les formes - de Frida Kahlo a fini par faire écho aux blessures et espérances de ses contemporains. Des tourments qui raisonnent encore aujourd’hui, et c’est heureux.




Localisation :
Musée de l'Orangerie 75001 Paris France métropolitaine

Publié ou mis à jour le : 2016-06-30 14:08:57

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