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De 700 à 1520

Les premiers royaumes africains


Avant l'arrivée des Arabes, les royaumes d'Afrique subsaharienne restent largement inconnus faute d'écriture.

Nous ne connaissons que ceux  en contact avec le Proche Orient : les royaumes le long du Nil d'une part, héritiers de la civilisation égyptienne qui s'étendait autrefois jusque dans l'actuel Soudan. Et le royaume d'Aksoum d'autre part, qui a hérité à la fois du judaïsme, du christianisme, et de la civilisation sabéenne : il forme l'ancêtre de l'actuelle Éthiopie.

Les choses changent avec le rayonnement de la civilisation arabe au nord de l'Afrique, vers 750... Les chroniques des voyageurs arabes, sahéliens et européens ainsi que les fouilles archéologiques les plus récentes nous renseignent sur l'apparition de proto-États au sud du Sahara et jusqu'à la pointe du continent.

Aux Amis d'Herodote.net, notre animation multimédia présente l'émergence des premiers royaumes et empires en Afrique subsaharienne, le développement des échanges commerciaux et l'arrivée des navigateurs européens, en l'occurence des Portugais.

L'influence arabe

Familiers du désert, les Arabes donnent de la vigueur au commerce transsaharien : cela permet à certains royaumes du Sahel de trouver une nouvelle prospérité.

Le premier dont on ait trace est le royaume du Ghana, aux confins du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie actuels. Il tire son essor des riches mines d'or du sud qui expliqueront la prospérité de tous les royaumes à venir dans la région. Le Ghana subit les assauts des Almoravides, moines-guerriers musulmans qui se sont rendus maîtres du Maroc. Avides de s'emparer des mines d'or, ils envoient une armée de plusieurs milliers d'hommes saccager le pays. Koumbi Saleh, capitale du Ghana, est détruite en 1076.

Le commerce favorise aussi la diffusion progressive de l'islam vers le Sahel, et des royaumes islamisés y apparaissent. On citera notamment le Kanem qui prospère autour du lac Tchad après l'an Mil.

À cette époque s'intensifie aussi le commerce des Arabes sur la côte orientale d'Afrique. Il se forme tout un ensemble de cités-États le long de la côte, dans les actuelles Somalie, Kenya et Tanzanie.

L'apport de l'islam et les mélanges entre Arabes et Bantous y conduisent à la naissance du peuple de langue swahili (on écrit aussi souhaéli ; le mot dérive sans doute de l'arabe sahel qui signifie littoral ou frontière).

Le commerce des Swahili concerne des régions de plus en plus méridionales : une tête de pont dans l'actuel Mozambique permet de bénéficier de l'or venu des plateaux du Zimbabwe, à partir du XIIIe siècle. Une capitale s'y développe à proximité des mines d'or, sans doute à la tête d'un vaste État : elle est connue sous le nom de Grand Zimbabwe. C'est l'un des rares endroits à avoir laissé d'importants vestiges archéologiques qui subsistent aujourd'hui.

Notons en marge de ces royaumes une civilisation apparue aux IXe et Xe siècles à l'est du delta du Niger, en pays ibo : elle se signale par un art remarquable du cuivre et du bronze, façonnés par martelage à chaud.

L'Afrique de l'Or

Au XIIIe siècle, un nouveau pays islamisé profite des mines d'or de l'Afrique de l'ouest : il s'agit du Mali. Il s'étend notamment vers l'est tout le long du fleuve Niger qui irrigue le désert. Au nord, il sécurise l'accès aux salines situées en plein désert, le sel étant une denrée très précieuse dans la région.

Il forme ainsi un véritable empire qui domine des peuples très divers, le premier connu d'Afrique subsaharienne. Les razzias menées pour contrer toute rébellion sont associées à des mises en esclavage systématiques : le commerce d'esclaves à travers le Sahara prend de l'ampleur à cette époque.

L'empire atteint son apogée au début du XIVe siècle, sous le règne de Kankan Moussa : celui-ci est surtout connu pour les richesses qu'il dépense tout le long de son pèlerinage à La Mecque, qui vont jusqu'à modifier le cours de l'or dans tout le bassin méditerranéen.

La prospérité de l'empire du Mali favorise la diffusion de l'islam : le pays Haoussa à l'est l'adopte à cette époque. Des cités-États s'y développent, tandis que la puissance du Mali décline jusqu'à redevenir un petit royaume au milieu du XVe siècle.

C'est finalement le peuple Songhaï, qui vit le long du Niger entre le Mali et les cités Haoussa, qui tire son épingle du jeu. Par des conquêtes militaires, ils parviennent à reformer un empire le long du fleuve à la fin du XVe siècle. Celui-ci poursuivra son expansion au début du siècle suivant, au prix d'un régime souvent très brutal.

C'est à cette époque que les Européens commencent à naviguer le long des côtes africaines, à commencer par les Portugais, qui fondent leurs premiers comptoirs.

Au passage, ils découvrent le royaume du Kongo, à l'embouchure du fleuve du même nom. Cela a surtout le mérite de montrer que de nombreux royaumes devaient exister en Afrique bien avant l'arrivée des Arabes et des Européens.

En 1488, le Portugais Bartolomeu Dias franchit le cap de Bonne Espérance. Le but est alors de trouver une route vers l'Inde : c'est Vasco de Gama qui l'atteindra 10 ans plus tard. A cette époque, le pape accorde aux Portugais toutes les terres sur la route orientale des Indes, et notamment l'Afrique.

Au début du XVIe siècle, afin de récupérer le commerce dans l'océan indien, les Portugais s'emparent de toutes les cités swahili, sauf Mogadiscio où ils échouent. À cette époque, la ville de Grand Zimbabwe a commencé à péricliter, et les Portugais font surtout le commerce de l'or avec un nouveau royaume : le Mutapa, qu'ils appellent «Monomotapa».

Le nord-est de l'Afrique connaît lui aussi quelques bouleversements au début du XVIe siècle : le peuple islamisé des Funj met fin au royaume chrétien d'Alodia, et l'Éthiopie demeure le seul bastion du christianisme dans la région. La diffusion de la langue arabe se poursuit vers le sud jusqu'au cœur du Soudan, tandis que l'Afrique du nord est marquée par l'expansion de l'empire ottoman...

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Publié ou mis à jour le : 2016-12-09 11:29:05

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

CASEL (21-01-201316:55:47)

Sounyata keita, ne serait-ce qu'en tant(je crois) que fondateur de l'empire du Mali, ne méritait-il pas qu'on le citât?
La Charte du Mandé, a-t-elle vraiment existé? On en attribue l'initiative à S. Keita. Est-ce exact? Dans ce cas
ne serait-il pas à l'origine d'une des premières
déclarations des droits de l'Homme, ce qui aurait été méritoire à une époque où l'esclavage m'a semblé prendre son essor en Afrique!
NB: il n'est pas motivant d'écrire un mot comme celui-... Lire la suite


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