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Guerres mondiales

Anatole de Monzie
( 22 novembre 1876 - 11 janvier 1947)

Avocat, Anatole de Monzie est élu en 1909 député républicain-socialiste de Cahors. En 1925, il est brièvement ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts dans le premier gouvernement d'Édouard Herriot. Dans une circulaire du 14 août 1925, il proscrit l'enseignement des langues régionales à l'école de la République : « L’École laïque, pas plus que l’Église concordataire, ne saurait abriter des parlers concurrents d’une langue française dont le culte jaloux n’aura jamais assez d’autels. »

Le 3 juin 1932, dans le troisième gouvernement Herriot, il abandonne l'intitulé « Instruction publique » qui avait cours en France depuis près d'un siècle et demi et devient cette fois ministre de l'Éducation nationale. Ce nouvel intitulé est calqué sur le Ministerio dell’Educazion nazionale créé trois ans plus tôt par le Duce italien qu'il a en admiration. Il s'agit non plus seulement d'instruire les enfants mais de les éduquer, d'en faire des hommes nouveaux fidèles à l'idéal républicain (ou fasciste dans le cas italien). En avril 1933, sur une proposition du physicien Jean Perrin, il crée le Conseil supérieur de la recherche scientifique, ancêtre du CNRS.

Suivant ses penchants, le socialiste Anatole de Monzie votera les pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940 dans le casino de Vichy et se rangera sous la bannière du nouveau régime...

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