Le 8 août 1002, le chambellan du califat de Cordoue Almanzor (en arabe Al-Mansur, « le Victorieux ») s’éteint lors d’une énième campagne contre les royaumes chrétiens de Castille et de Léon.
D’origine modeste, Almanzor a débuté sa carrière en tant qu’écrivain public puis gravi les échelons jusqu’à devenir trésorier puis vizir (Premier ministre) du calife Hakim II. Au grand dam de la reine-mère Subh qui n’aura de cesse d’encourager son fils à régner seul, Hakim II (876-1009) est un souverain à la santé mentale très fragile, et dont Almanzor fait sa marionnette politique. Il prend ensuite le titre de malik (roi) et purge la Cour de ses opposants.
En 996, il prend même le titre de « calife » bien que cela soit en principe réservé aux descendants de la tribu du Prophète : les Quraysh. Almanzor s’attire un prestige immense en tant que « champion de l’islam » en menant le djihad (guerre sainte) contre les royaumes chrétiens et en s’alliant aux tribus berbères du Maghreb. Il s’empare de Barcelone et pille Saint-Jacques de Compostelle au cours de 57 campagnes.
Le califat de Cordoue connaît ainsi son apogée sous la très brève dynastie amiride. Toutefois, la guerre comme la fondation d’une nouvelle capitale, al-Madina al-Zahira, la « Ville resplendissante », s’avèrent extrêmement dispendieuses. La mort d’Almanzor marque le début du déclin du califat omeyyade de Cordoue, qui se fracture en 1031 en de multiples taïfas (royaumes indépendants).











Vos réactions à cet article
Recommander cet article
Aucune réaction disponible