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6 juin 1982

Israël déclenche la guerre du Liban


Après ses victoires sur ses voisins arabes lors des guerres des Six Jours et du Kippour, Israël doit admettre que la résistance palestinienne n'est pas morte, même si elle se manifeste de façon plus diffuse.

L'État hébreu croit pouvoir l'anéantir en attaquant le 6 juin 1982 le Liban, justement miné par des graves divisions internes liées à l'attitude à adopter face aux combattants palestiniens repliés dans le pays.

La guerre civile

Le 13 avril 1975, l'assassinat d'un garde du corps du phalangiste Pierre Gemayel, fondateur de milices maronites dans les années 1930, met le feu aux poudres. En représailles, les phalangistes massacrent des Palestiniens dans un bus. Une véritable guerre civile commence, dans ce pays qui avait été considéré pendant des années comme un modèle de cohabitation entre une myriade de communautés religieuses (chiites, sunnites, druzes, grecs orthodoxes, maronites...).

Le gouvernement israélien de Menahem Begin voit dans la quasi-implosion du Liban une occasion d'en finir avec les combattants palestiniens qui y ont trouvé refuge. C'est ainsi que le 6 juin 1982, 60 000 soldats de Tsahal franchissent la frontière libanaise.

L'opération « Paix pour la Galilée », conçue et orchestrée par le général Ariel Sharon, ministre de la Défense et futur premier ministre, est officiellement motivée par le désir de neutraliser les batteries de l'OLP qui pilonnent de temps à autre le nord d'Israël.

L'armée israélienne se lance en fait dans une véritable invasion du Liban. En quelques jours, elle balaie l'armée nationale libanaise et détruit les bases de missiles soviétiques installées par les Syriens à l'est du pays. Elle arrive aux portes de Beyrouth.

Le 1er août, l'assaut est donné à la capitale, avec l'appui de l'aviation et des chars. Sharon veut déloger l'OLP des camps palestiniens installés à Beyrouth-Ouest, la partie musulmane de la ville. L'OLP et ses quelque 15 000 combattants sont contraints de quitter le Liban. Ses dirigeants, Yasser Arafat en tête, se replient sur Tunis le 30 août 1982.

Mais l'État hébreu n'a pas de motif de triompher. Le départ des Palestiniens est contrebalancé par l'activisme du Hezbollah chiite guidé par son secrétaire général Hassan Nasrallah.

À nouveau les massacres

Le 14 septembre 1982, trois semaines après son élection, le président Béchir Gemayel est assassiné par des opposants. Israël rompt alors le cessez-le-feu obtenu par les États-Unis et étend l'occupation de Beyrouth.

Tsahal laisse les phalangistes pénétrer dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila. Ceux-ci avaient reçu du président Gemayel mission d'arrêter les militants palestiniens cachés dans les camps et de détruire leurs habitations. Mais sitôt connu l'assassinat du président, ils se déchaînent contre les réfugiés. Des centaines de personnes sont massacrées du 16 au 18 septembre...

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Publié ou mis à jour le : 2016-08-22 22:22:49

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