

Quelque part au milieu de l'Arabie, à l'époque où l'empire romain sombre sous les coups des Barbares, un marchand du nom de Mahomet fait part à son entourage des paroles que Dieu lui souffle.
C'est ainsi qu'il invite ses compatriotes arabes à renoncer aux divinités coutumières pour ne plus adorer que le Dieu unique (Allah en arabe).
Chef de guerre et meneur d'hommes efficace, Mahomet soumet à son autorité la péninsule arabe en une dizaine d'années.
Après sa mort, en 632, ses successeurs ou remplaçants (califes en arabe) entraînent leurs troupes à la conquête du Moyen-Orient et de la rive sud de la mer Méditerranée.
Toutes les paroles de Dieu sorties de la bouche de Mahomet sont retranscrites dans un recueil qui fait désormais autorité parmi les croyants de la nouvelle religion : le Coran, d'après un mot arabe qui veut dire «Récite». Les croyants eux-mêmes se disent musulmans, d'après un mot arabe qui veut dire «soumis» (à Dieu). Le mot islam, qui désigne leur religion, a la même origine.
Le prophète de l'islam est appelé en arabe Mohamed, qui veut dire : "celui qui est louangé". Les Iraniens l'appellent dans leur langue Mahmoud et les Turcs Mehmet. Les Français l'appellent Mahomet et les Espagnols Mahoma. Ces deux noms dérivent du turc Mehmet, Français et Espagnols ayant pendant un demi-millénaire côtoyé l'islam dans sa version ottomane. Les Anglo-Saxons appellent le prophète Muhammad. Enfin, les musulmans d'Afrique occidentale le désignent sous le nom de Mamadou.
Regrettons qu'en France, dans un souci de bienséance politique, certains auteurs contemporains utilisent la version anglaise Muhammad (Encyclopedia Universalis), d'autres Mohammed (Histoire de 2e, Hatier, 2001), Mohamed ou encore Mouhammad... L'appellation usuelle Mahomet a l'avantage d'être comprise par tous les francophones et adaptée à la phonétique française. Le bon sens veut que l'on s'y tienne (de la même façon que l'on désigne la capitale de la Chine par Pékin et non par l'appellation officielle Beijing).


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