François Ier (1494 - 1547)

Le dernier roi-chevalier

François, comte d'Angoulême, cousin et gendre du roi Louis XII, succède à celui-ci sur le trône de France le 1er janvier 1515, sous le nom de François Ier. Cultivé et brave mais fantasque et moyennement intelligent, il engage le pays dans de folles aventures militaires contre son rival Charles Quint.

Peu affecté par ses déboires militaires, il développe une vie de cour brillante, inspirée des fastes de l'Italie. Sous son règne s'épanouit la première Renaissance française...

La bataille de Pavie (1525)

Un roi amoureux des plaisirs et de la guerre

François 1er (vers 1515), par Jean Clouet, (Chantilly, Musée Condé)Sitôt sur le trône, François Ier n’a rien de plus pressé que de reprendre la guerre en Italie. Le 13 septembre 1515, il écrase les Suisses dans la plaine du Pô, à Marignan. Cette bataille se solde par 16000 morts, ce qui fait d’elle la plus meurtrière depuis l’Antiquité.

La guerre ne tarde pas à éclater aussi entre l’empereur Charles-Quint et le roi de France. Elle se corse de querelles religieuses car, pendant que les deux souverains s'occupaient de leur élection, Martin Luther diffusait en Allemagne et au-delà une nouvelle religion, le protestantisme.

La suite est une succession d’échecs. Les Français sont battus à La Bicoque. Là-dessus, le connétable de Bourbon déserte au profit de l’empereur pour cause de mésentente personnelle avec le roi. Il met à feu et à sang la Provence.

Le pire survient le 24 février 1525, avec la capture de François Ier à la bataille de Pavie, près de Milan. Il n’a d’autre choix que de signer le traité de Madrid (1526) mais s'empressera d'en renier les clauses sitôt libéré.

La guerre reprend. Nouvel échec. Mais l’empereur, menacé d’être pris à revers par les Turcs, accepte de traiter. La paix est négociée à Cambrai par sa tante Marguerite d’Autriche et la mère de François Ier. Elle est pour cela appelée « paix des Dames ».

Contre Charles-Quint, François Ier noue des liens avec les princes luthériens d’Allemagne et même avec le sultan Soliman le Magnifique. En 1536, il signe avec celui-ci le traité des Capitulations qui offre aux navires français le monopole du commerce avec les Ottomans et confie au roi la protection des Lieux Saints et des chrétiens d’Orient. Les Capitulations resteront en vigueur jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Une ultime guerre aboutit, après la victoire sans suite de Cérisoles, en Italie (1544), à une paix de compromis.

Publié ou mis à jour le : 2025-05-22 16:19:27
Epicure (07-02-2014 21:22:03)

le fiasco du Drap d'Or est-il Narcissique (comme à l'accoutumée dans les histoires monarchiques) ou bien économique…On ne nous le raconte jamais…?
Merci de corriger ce défaut…s'il en est un?

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