Le 12 avril 1919, à Paris, les inspecteurs arrêtent à son domicile du 76 rue de Rochechouart un certain Désiré Landru, pour escroquerie et abus de confiance. Parmi les objets saisis sur lui se trouve un petit carnet sur lequel sont inscrits les noms de ses victimes, au nombre de onze. C'est le début de la plus célèbre affaire criminelle du XXe siècle, portée par la personnalité de l'accusé et son sens de la répartie.
Le « Barbe-Bleue de Gambais »
Marié, père de trois enfants qui le croient brocanteur, portant beau en dépit de sa calvitie, Landru a déjà accumulé des peines de prison pour escroqueries en 1904, 1906 et 1909. Depuis 1914, l’homme, pour se procurer des fonds, se fait passer pour un veuf assez aisé.
Par le biais des petites annonces matrimoniales, il séduit des femmes seules possédant quelques économies. Cela ne lui est pas trop difficile car la Première Guerre mondiale a produit de nombreuses veuves en mal de mari.
Une fois le mariage convenu, Landru invite ses victimes à séjourner dans une villa, d’abord à Chantilly puis à Vernouillet et enfin à Gambais, en Seine-et-Oise. C’est là qu’il les tue.
Sur place, la police découvre, au cours des perquisitions, des débris humains dans un tas de cendres retrouvé dans un hangar, dans la cheminée, dans la cuisinière.
Un procès à grand spectacle s’ouvre le 7 novembre 1921, après deux ans et demi d’instruction.
Concédant avoir volé et escroqué ses supposées victimes, Landru nie être l'auteur des crimes dont on l'accuse. L’humour du prévenu charme l’auditoire, de même que ses saillies provocantes à l’égard de la Cour.
En définitive, face à une série de témoignages accablants, son avocat maître Moro-Giafferi ne peut éviter à Landru la condamnation à mort. Landru est guillotiné à l’entrée de la prison de Versailles à l’aube du 25 février 1922.










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