Le moins que l'on puisse dire, c'est que la légende de Wallis Simpson n'a rien d'une saga dorée sur tranche. Sa naissance est déjà indigne pour l'époque, puisqu'elle vient au monde hors mariage en 1895, aux États-Unis, ses parents décidant de convoler par la suite.
Elle fait un premier mariage raté avec un officier de marine alcoolique, par ailleurs espion des États-Unis.

Après l'échec de son premier mariage, elle trouve réconfort auprès d'un courtier, Ernest Simpson, dont elle ampute largement la fortune par un train de vie sidérant. Mais la voilà à Londres, et en fréquentant la bonne société, elle finit par croiser le destin du prince de Galles (dico), futur roi d'Angleterre. De soirées en sorties, ils s'apprécient au point de devenir inséparables.
Le roi George V et son épouse sont horrifiés par son passé sulfureux.
Plus grave, Mme Simpson ne cache pas sa sympathie pour le fascisme. Au scandale moral s'ajoute alors une crise politique.
Au décès de roi George V le 20 janvier 1936 ; le prince de Galles devient à 41 ans Édouard VIII, roi de Grande-Bretagne et d'Irlande, empereur des Indes.
Il s'affiche ouvertement avec Wallis, toujours mariée, montrant ainsi que Mme Simpson est bien la femme de sa vie.
L'Église anglicane refuse le mariage du roi avec une femme divorcée. Le roi finit par abdiquer en faveur de son frère le duc d'York, futur George VI.











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Michael (10-12-2024 09:47:46)
Son grand-père Edouard VII, le même qui, embarrassé par son embonpoint et toujours imité des snobs d'aujourd'hui, avait renoncé à boutonner le dernier bouton de son gilet, s'était fait confectionner un siège d'amour célèbre pour "faire dinette" confortablement (Herodote étant AUD, vous trouverez l'explication du terme dans le journal des Goncourt...).
Il est très vrai que le tempérament allemand (cette dynastie l'était de tous ses sangs) prédispose aux jeux de l'amour. Non pas ces jeux des Amours qu'on voit sur les tapisseries défraichies, mais plutôt ceux où s'affrontent les gladiateurs. C'est bien l'Allemand Autrichien Freud qui réflechira sur le sujet : "Das ökonomische Problem des Masochismus" (1924), "Fetischismus" (1927).
Ecoutons l'expression de la Sagesse Populaire : "À la fin c'est L'Allemagne qui gagne...", surtout dans la Coupe du Monde du sexe.
En tout cas, c'était l'avis éclairé de Casanova, qui à Malte avait tourné en ridicule la vantardise des Chevaliers Français auprès des Dames de l'île, et remarqué l'efficacité des Chevaliers Allemands. Das Auto.