Le pédagogue suisse Jean Cuenot a analysé quelques manuels d’histoire en français et en a tiré une réflexion sur la contingence fragile du déclenchement des guerres : « L’inéluctabilité de la Première Guerre mondiale : une illustration du déterminisme enseigné dans les manuels scolaires d’histoire » (2015).
L’auteur fait le constat que la Première Guerre mondiale est, dans les manuels (des éditions Belin, Bordas, Hatier, Nathan), généralement présentée comme « inévitable », comme l’aboutissement mécanique d’une série de causes qui devaient fatalement mener à cette guerre, voire, par un enchaînement de ces mêmes causes, à la Seconde Guerre mondiale.
Il y voit un déterminisme comparable à celui qui génère une catastrophe naturelle. Suite à une présentation de l’évolution industrielle, sociale, démographique, etc… des sociétés européennes, la Grande Guerre devient dès lors le produit de l’antagonisme nationaliste généré par la concurrence inévitable et sans issue pacifique de ces économies, à quoi on peut ajouter une concurrence entre démocraties libérales et systèmes autoritaires.
Pourtant, les instructions ministérielles : « À partir des cartes de l’Europe au milieu du 19e siècle et en 1914, on analysera la création de nouveaux États-nations et les conflits qui résultent d’aspirations nationales non satisfaites et de l’exacerbation du sentiment national » ne présupposent pas, quant à elles, la fatalité de la guerre.
Tous les manuels présentent comme une évidence l’affrontement des nationalismes, lesquels mènent tout droit à la peur du voisin comme chacun sait. Les nationalismes, d’abord libérateurs, dégénèrent ensuite en volonté de puissance instrumentalisée par les États, à laquelle trop peu de monde (pacifistes, socialistes…) s’oppose, avec, par exemple, ce titre univoque : « Le nationalisme, assassin de la guerre » (Nathan 1997).
Les systèmes d’alliance, opaques et flexibles, complètent les causes de cette course inexorable à la guerre. À l’issue du chapitre suivant, « La marche à la guerre », ledit manuel fait immanquablement le constat que tout est prêt pour le déclenchement du conflit.
L’enchaînement fatal procèderait ainsi d’une logique formelle fonctionnant à coup de « donc ». Ainsi lit-on encore dans ce manuel : « La Serbie soutient ouvertement les revendications des Slaves de l’Empire austro-hongrois, donc Vienne est décidé à saisir la première occasion pour la contraindre à renoncer à tout rôle moteur dans les Balkans ».
Autre métaphore mécanique : « L’engrenage qui mène à la guerre » (Hatier 2007), voire celle, plus chimique, de la poudrière qui ne demande qu’à exploser. Le manuel donne aussi dans le psychologique : « une véritable psychose de guerre ».
Cette unanimité touchant l’inéluctabilité de la guerre interroge notre chercheur suisse. D’autant que des manuels plus anciens présentent des affirmations plus nuancées, voire contradictoires. Ainsi dans un même ouvrage (Bordas 1970), on note d’un côté : « Le caractère inéluctable de la guerre a été établi a postériori », mais de l’autre : « une guerre insensée donc inévitable », quitte à élargir la question : « Certains historiens en viennent à se demander s’il existait d’autres causes que les causes immédiates au déclenchement du conflit européen ».
Les ouvrages suisses n’échappent pas à ce quasi-déterminisme : « Un simple incident peut déclencher une catastrophe européenne » (manuel du Canton de Vaud). C’est là que le chercheur pose la question : Comment réinterroger l’événement sans céder aux sirènes du déterminisme historique ?
L'historien britannique Ian Kershaw met cette question en perspective : « Avec le recul, ce qui s’est produit apparaît inexorable. Quand on se penche sur l’histoire des guerres […], un élan téléologique nous conduit à présumer que les choses n’auraient pas pu tourner autrement qu’elles ne l’ont fait ».
Plus prosaïquement, Jean Cuenot suggère de confronter la vision déterministe des manuels en usage à celle des contemporains (lesquels dans leur très grande majorité n’ont rien vu venir) et aussi celle, beaucoup plus prudente, des historiens chercheurs eux-mêmes.
Il cite par exemple l'historien Jean-Jacques Becker (« La Première Guerre mondiale ») : « En l’absence d’un événement particulier, il est probable que le cap difficile de ces années un peu tendues aurait été franchi – un des paradoxes de l’année 1914 est que les tensions semblaient nettement s’atténuer – et que « l’inéluctable » n’aurait pas eu lieu, comme il arrive souvent au cours de l’histoire ». Et le chercheur suisse de s’appuyer à cet effet sur la période non moins tendue de la « guerre froide », porteuse de toutes les menaces de tous les dangers, qui annonçait une Troisième Guerre mondiale… laquelle n’a pas eu lieu.
Enseigner les guerres n’est donc pas une affaire simple ni neutre. Cet enseignement est essentiel car il procède de l’éducation à la paix qui nous est chère. Désigner les nationalismes comme autant de causes de guerre est une chose. Mais rappeler qu’il existe aussi de solides procédures et/ou institutions de paix, qu’il existe une opinion très majoritairement encline à la paix en est une autre qu’il ne faut pas négliger et qui remet en cause l’idée (nocive) de l’inéluctabilité des guerres.
Il reste encore à espérer qu’un historien traite un jour de ce sujet : « Ces guerres annoncées qui n’ont pas éclaté – Pourquoi ? Comment ? » La recherche serait des plus instructives.












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Philippe LAUWICK (04-06-2024 23:52:30)
@Doran. Ne renversons pas la charge de la preuve. Personne ne souhaite déclarer la guerre à la Russie. Les derniers qui ont essayé ont eu des problèmes (Charles XII de Suède, Napoléon, Hitler).
C'est bien la Russie qui a déclaré la guerre, physique à l'Ukraine, verbale pour le moment à l'Occident.
Même si l'Occident a tout fait pour humilier Poutine, personne ne l'obligeait à franchir la ligne rouge de "l'opération spéciale". Une explication n'est pas une excuse.
Philippe LAUWICK (04-06-2024 23:43:24)
Je me trompe peut-être mais je comparerais volontiers le déclenchement des guerres aux catastrophes aériennes.
Quand on analyse ces dernières, on se rend compte qu'il n'y a pas une cause mais un enchevêtrement de causes qui ne donne pas une addition de risques mais une multiplication dont les effets sont d'autant plus imprévisibles qu'on est incapable de les tester.
Regardez aussi le naufrage du Titanic. Absence de jumelle, une mer d'huile donc aucune vague sur l'iceberg (peut-être transparent d'ailleurs), une manœuvre d'évitement ratée à quelques degrés près, etc ... Non pas une cause unique, ni même plusieurs, mais la conjonction de ces causes.
Et Sarajevo ! L'impondérable inimaginable. Par quelle fatalité avec un 1er attentat raté, Prinzip s'est-il retrouvé par hasard nez à nez avec l'automobile de l'Archiduc ?
Il existe une théorie des catastrophes, issue si je ne m'abuse de la théorie du chaos (illustrée par la métaphore erronée du battement d'aile d'un papillon à Buenos Aires qui déclenche une tornade au Texas). C'est peut-être de ce côté qu'il faut chercher.
Cette théorie explique qu'une accumulation de lois déterministes finit par simuler le hasard. Prenez l'exemple d'un pendule accroché à un autre pendule. Les formules sont connues, non probabilistes, mais le phénomène n'est pas périodique. Donc une petite erreur sur les conditions initiales aura un impact grandissant avec le temps. Et tout ce qu'on peut dire, c'est que le pendule sera dans ensemble de couples (angle, position) qu'on appelle "attracteur étrange".
Le comportement des nations est tout sauf périodique. On peut admettre qu'il existe des déterminismes (poids de la géographique, démographie, structures familiales, religion, nature des ressources, ...) mais il en existe tant qu'on arrive à un système avec une multitude de degrés de liberté qui simule franchement le hasard voire la fatalité.
Et parfois, finalement, comme disent les Anglo-Saxons : "Shit happens".
mcae.fr (03-06-2024 21:24:45)
La guerre de 14 trouve probablement son origine dans la grande déflation de 1873 à 1893
(source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Dépression_(1873-1896).
Les profits rapides par la production industrielle de masse, trouvent leurs limites à la saturation du marché mondial. L’élite cherche à pérenniser sa position par le recourt à la rente financière. La spéculation immobilière et boursière bat son plein en Europe, Napoléon III en est un important promoteur. L’endettement pour l’achat est couvert par la hausse des courts ... tant que ça monte ! C’est l’illusion de la mission d’enrichissement perpétuel assignée à l’économie. Une pathologie économico-sociale qui ressurgira dans les années 20 (1920), et qui nous ronge encore aujourd’hui.
Lorsque les marchés se saturent, les banques font faillite et le crack se propage en Europe, mais pas sensiblement à l’économie réelle. C’est l’élite financière qui est à nouveau en panne de reproduction sociale.
La réponse est la formation de cartels nationaux, le recul du libre-échange, le rejet des migrants et la colonisation.
Jules Ferry l’explique à la Chambre des députés : « La politique coloniale est fille de la politique industrielle ».
« Le terme [Darwinisme social] apparaît pour la première fois sous la plume de l'anarchiste Émile Gautier, qui publie en 1880 Le Darwinisme social, une brochure qui entend contrer les théories qu'il baptise de ce néologisme. »
Le conflit est vu « comme la source fondamentale du progrès et de l'amélioration de l'être humain ».
Herbert Spencer, sociologue anglais, parle de « sélection des plus aptes », qu'il mettait en rapport avec la sélection naturelle de Darwin.
En France, l’État veut s’imposer en profondeur, remplacer le curé par l’instituteur dans la conscience des Français. Ce sont les « hussards noirs » qui ont pour mission d’imposer la « religion laïque ». Dans leur grande majorité, les Français étaient des paroissiens, croyants ou non, qui forgeaient leurs convictions dans le débat public du dimanche après la messe, une opinion qui remontaient sans doute aux dirigeants par la hiérarchie catholique.
La loi sur la laïcité de 1905 a muselé politiquement la population rurale, la grande majorité des Français, cible privilégiée pour les tranchées.
L’histoire des civilisations peut, me semble-t-il, s’interpréter comme un affrontement de deux forces cosmiques : le monde productif qui lutte contre le risque existentiel de ne pas couvrir ses besoins, et le monde du pouvoir qui doit écarter le risque existentiel de ne pas pouvoir confisquer la richesse.
Les forces contraires ne provoquent pas de ruptures immédiates, elles accumulent de l’énergie dans des plaques tectoniques. Une fois lancées l’une contre l’autre, plus rien ne peut arrêter le cataclysme.
Conclusion optimiste. Les progrès technologiques rendent de plus en plus aisée la production de richesse, et de plus en plus coûteux la coercition des producteurs. La paix va se généraliser lorsque le métier d’impérialiste ne sera plus compétitif en terme de reconnaissance sociale.
Cécil Artheaud (03-06-2024 18:37:54)
Quel est le sens de déclarer qu'une guerre était inéluctable quand elle a eu lieu? Certes la guerre est le résultat d'un enchaînement de circonstances complexes qui finit pas échapper à tout contrôle (Voir Tolstoï, Guerre et Paix), mais tous les enchaînements de circonstances ne débouchent pas sur la guerre.
Jacques Groleau (03-06-2024 10:32:54)
Oui, les guerres sont (souvent) évitables. Mais pour cela, 1) il ne faut pas avoir des "fous belliqueux" au pouvoir, 2) il ne faut pas que d'autres "puissances" mettent de l'huile sur le feu.
Par exemple, la Nouvelle-Calédonie : qui a intérêt à un éventuel retrait de la France ? Dans quel but ? Mettre la main sur les mines de nickel, sur Nouméa, "le meilleur port naturel du Pacifique Sud" ? En faire un paradis fiscal ? Une plaque tournante du trafic de drogues ? J'en passe, pudiquement !
hadrien1000 (03-06-2024 10:04:48)
Article et avis intéressants . C'est vrai que si on revoit les mécanismes qui conduisent à la guerre c'est assez désespérant . la grande réserve que je fais c'est que l'histoire ne peut se faire après avec les yeux d'aujourd'hui : "ce monde ,je cherche à l'entrevoir par leurs yeux "G Duby .Ce que l'on pourrait dire actuellement c'est que peut -être au lieu de fournir des armes à l'Ukraine et à Israël on pourrait fournir une table de négociation ...
orace369 (03-06-2024 10:01:48)
Bonjour,
je ne partage pas, même en étant profane de la chose, l'avis basé sur le déterminisme automatique qui me paraît trop réducteur et facile (il est toujours utilisé en tout même avec raison souvent) et son utilisation à propos des catastrophes naturelles est surréaliste.
Quant à dire la fin des guerres, leur interdiction, est une utopie, pour moi une mauvaise plaisanterie.
Dire non à la guerre c'est refuser de voir le conflit inhérent à la vie animale et aux capacités des cerveaux. C'est un peu dire non au conflit entre voisins, c'est un peu dire non au racisme, qui ne sont que le reflet de l'image de sale gueule de l'autre parce qu'on ne le connaît pas et/ou que nos intérêts sont contraires.
J'ai grand doute quant à la disparition de ces caractères. Observer le chef gorille utiliser ses sbires pour dompter les groupes, c'est un peu ce qui se fait dès que l'on dépasse la démocratie et quand je constate que d'aucun rêve de démocratie mondiale, je ne vois moi que monde en guerre parce que ce sera la guerre, quelque soit la forme.
Enfin je croyais que depuis quelques années on a dit que l'Europe, la chute du mur de Berlin, etc., c'était la fin de la guerre grâce aux pays aux valeurs universelles. Oui nous verrons cela quand notre cécité aura disparue.
Le déterminisme pourrait avoir valeur argumentaire pour les cas où occuper la population, réduire un ennui de la dite, maintenir un tortionnaire au pouvoir et autres cas nécessaires à la guerre.
Je ne pense pas que l'on s'en sorte et je suis lucide car comme dit je ne sais plus qui :
Bottom (03-06-2024 07:51:40)
"La guerre le propre de l'homme"? ou le "sale" de l'homme? Quant à cette fameuse bouteille dans laquelle Paris aurait quelque difficutlté à se glisser, (argument ultime) il faut, simplement, convenir que, sans cette difficulté elle ne contiendra que du vent, cette bouteille !
Revenons au texte: Il est assez évident qu'il ne suffit pas d'étudier les manuels scolaires pour prétendre faire l'économie de la guerre. Mais préparer les esprits est une propagande ordinaire! Les jeunes esprits comme celui des barbons! La propagande, convenons en, fait feu de tout bois: Télé, radio, médiats...etc. Quand un historien nous propose de réfléchir sur un sujet compliqué...pourquoi le rejeter?
jmpoux (02-06-2024 16:58:07)
Stephan Zweig, contemporain de la Première Guerre mondiale, écrit à ce sujet dans "Le monde d'hier" : "Si aujourd’hui on se demande à tête reposée pourquoi l’Europe est entrée en guerre en 1914, on ne trouve pas un seul motif raisonnable, pas même un prétexte. Il ne s’agissait aucunement d’idées, il s’agissait à peine des petits districts frontaliers ; je ne puis l’expliquer autrement que par cet excès de puissance, que comme une conséquence tragique de ce dynamisme interne qui s’était accumulé durant ces quarante années de paix et voulait se décharger violemment."
Inouï d'actualité, j'espère que les va-t-en-guerre d'aujourd'hui ne nous conduiront pas vers l'irrémédiable.
Gilles (02-06-2024 13:47:21)
Et si le déterminisme ne servait qu’à cacher l’incompétence ou les véritables raisons de déclenchement des conflits De plus cela permet de conditionner les générations futures à accepter l’inévitable.
Philippe MARQUETTE (02-06-2024 12:57:05)
La guerre est le propre de l’homme.
Analyser les manuels scolaire !!! Est-ce une approche sérieuse de l’Histoire ? Je ne le crois pas.
Quant à l’inéluctabilité, un fait est un fait. Avec des « si », on pourrait mettre Paris en bouteille.
Doran (02-06-2024 12:25:40)
Très intéressante réflexion qui tombe au bon moment. Ne sommes nous pas harcelés par tous les va -t -en guerre pour nous persuader de déclarer la guerre à la Russie ?Un engrenage inéluctable, nous dit on . Lorsque l'on lit " Les Somnambules " de Christopher Clark et l'enchainement des évènements, incidents, accidents qui ont précédé la déclaration de guerre de 1914, peut on y voir une fatalité? Lorsque l'on lit " Le piège de Thucydide " de Graham Alisson , sur la quinzaine de grands conflits étudiés, il n' y a que trois, je crois, qui ont pu être évités. Avec Jacques Bainville, des gouvernants qui auraient pris soin de lire son analyse du traité de Versailles, auraient, peut être gouverné autrement. Connaitre son Histoire, sa Géographie, par cœur, pouvoir analyser froidement les situations avec leurs effroyables complexités, n'est ce pas impossible de nos jours avec l'entrelac des pressions, nationales, internationales, médiatiques, les effets de hyper -ego qui agissent sur les comportements ? Les causes de guerre sont d'autant plus illimitées que les hommes sont de plus en plus fragiles intellectuellement et perdent la compréhension de leur existence. Quand la Diplomatie perd toute sa force de persuasion, quand elle est court-circuitée par les sondages, ONG , quand les Organisations Internationales SDN, ONU perdent toute légitimité, quelles forces peuvent elles empêcher le recours à la guerre , contenir l'hubris de telle ou telle puissance, imposer une limite à la folie des hommes et de leurs gouvernants. A coup sûr, cette réflexion doit être menée et fort rapidement, la guerre étant à nos portes , c'est à dire dans la tête de nos élites .
Roudillon (02-06-2024 12:00:16)
Bonjour,
Les guerres ne sont pas inéluctables, elles sont une aberration civilationnelle. J'ai publié un livre qui explique la génése des guerres. Le titre est : Pour en finir avec les Poutine et les guerres" On le trouve en vente sur internet. Les droits d'auteur sont intégralement reversés à la Fondation de France pour l'Ukraine. Pour comprendre pourquoi en ce 21eme siècle nous sommes dans un tel brouillard face à la survenance d'une guerre, il est nécessaire de remonter l'aiguille du temps et de comprendre comment nos cultures se sont crées. Sans cette connaissance de l'évolution de nos sociétés il n'est pas possible de poser un jugement sur la guerre. Faites une bonne action pour l'Ukraine et accessoirement mettons en place les structures qui permettront, pas à pas, de les interdire.
Nous le pouvons si nous le voulons. Nous sommes le peuple souverain (théoriquement)
Gnoup (02-06-2024 11:21:38)
Oui, absolument. Les auteurs de manuels scolaires n'ont pas vécu les guerres et sont payés pour créer un roman national au service des puissants.
Une question : Deux jours après l'assassinat de Jean Jaurès, ultra-pacifiste, l'Europe rentrait en guerre. On a accusé un fou ultra-nationaliste de l'avoir assassiné. Mais on ne s'est jamais demandé officiellement qui guidait sa main.
Claudius (02-06-2024 10:54:25)
Je partage la vision de J.P.Vienne. Que ce soit dans le passé: Alexandre le Grand, César et Pompée, ou dans le monde contemporain, c'est, en fait, le caractère de certains hommes influents qui a été le déclencheur des guerres, comme il a été aussi générateur de périodes de paix.