Charles de Gaulle (1890 - 1970)

De Gaulle, l'homme du «18 Juin »

Le général de Gaulle (1890-1970) est à ce jour le dernier géant de l'Histoire de France. Toutes ses actions, en bien ou en mal, ont été guidées par l'amour de son pays.

Humble devant la France, de Gaulle a pu se montrer intraitable avec ses concitoyens quand, de son point de vue, l'intérêt supérieur de la Nation était en jeu. En cela, il s'est comporté en véritable homme d'État, à l'opposé d'un carriériste qui ne voit dans la France et le pouvoir qu'un escabeau pour mieux se faire admirer de son entourage.

« Une certaine idée de la France »

«Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. Ce qu'il y a, en moi, d'affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle». Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Plon, 1954).

Célébrité tardive

Officier peu connu de ses concitoyens, de Gaulle est venu tardivement à la politique (à 50 ans) au pire moment de notre Histoire, en 1940, quand le pays était envahi par les armées allemandes et que les élites se soumettaient sans plus tenter de résister.

De Gaulle à la radio de LondresDéfiant le sentiment de l'écrasante majorité des Français, de Gaulle fait le pari fou de défier le gouvernement légitime et de proclamer, seul, le maintien de la France dans la guerre.

Sa témérité, soutenue par une analyse lucide des rapports de force planétaires, a raison de la lâcheté des gouvernants de Vichy. Les Français finissent par reconnaître la justesse de ses positions.

Inspiré dans la guerre, de Gaulle l'est beaucoup moins dans la paix. À la différence des Britanniques, il ne comprend pas le caractère inéluctable de la décolonisation et laisse la France s'embourber dans les conflits d'Indochine et d'Algérie.

Revenu au pouvoir en 1958, à 67 ans, il liquide enfin, non sans mal, les séquelles des colonisations. Devenu président de la République, il prête aussi sa voix tonitruante à la France et entretient ses concitoyens dans l'illusion de leur grandeur passée.

Les dirigeants qui osent encore se réclamer de lui ont de toute évidence perdu ce qui faisait sa force et celle de son rival britannique, Winston Churchill, à savoir la capacité de braver l'opinion dominante quand l'intérêt national et l'honneur l'exigent.

Le 12 novembre 1970, le général a été inhumé dans le cimetière de Colombey-les-Deux-Églises, auprès de sa fille Anne. Depuis lors, le village est devenu la destination de nombreux visiteurs, lesquels peuvent voir la maison et se recueillir au cimetière ainsi que visiter le Mémorial, au pied d'une monumentale Croix de Lorraine.

Publié ou mis à jour le : 2020-11-13 09:37:47
Humility_Reigns (05-02-2017 09:03:25)

De Gaulle "entretient ses concitoyens dans l'illusion de leur grandeur passée": Qu'est-ce que ça veut dire ? Au premier abord cela semble une remarque ironique qui laisse
entendre que seulement un nigaud penserait ça, mais ce qui est pire, c'est que cela difame le général car cela entend aussi dire que la "grandeur" dont nous avont avoir affaire ici est due aux conquètes militaires (ce qu'il abhorrait) et pas la foule de saints Français qui ont amélioré le monde. Donc le message ici est : Français, ayez honte de votre pays. Le résultat : les gens en auront marre encore, comme les Anglais avec Brexit et les Américains avec Donald Trump que ces pseudo-intellectuels bien-pensants leur fassent la morale; et ils éliront des gens de l’extrême droite qui leur diront qu’il y a du bon dans l’histoire de leur pays. Plus ça change…. En tous les cas, je suggère à l’éditeur de cet article de ne pas abandonner son poste journalier car sa conception de l’histoire laisse à désirer !

Humility_Reigns (05-02-2017 08:31:26)

De Gaulle "entretient ses concitoyens dans l'illusion de leur grandeur passée": Qu'est-ce que ça veut dire ? Au premier abord cela semble une remarque ironique qui laisse
entendre que seulement un nigaud penserait ça, mais ce qui est pire, c'est que cela difame le général car cela entend aussi dire que la "grandeur" dont nous avont avoir affaire ici est due aux conquètes militaires (ce qu'il abhorrait) et pas la foule de saints Français qui ont amélioré le monde. Donc le message ici est : Français, ayez honte de votre pays. Le résultat : les gens en auront marre encore, comme les Anglais avec Brexit et les Américains avec Donald Trump que ces pseudo-intellectuels bien-pensants leur fassent la morale; et ils éliront des gens de l’extrême droite qui leur diront qu’il y a du bon dans l’histoire de leur pays. Plus ça change…. En tous les cas, je suggère à l’éditeur de cet article de ne pas abandonner son poste journalier car sa conception de l’histoire laisse à désirer !

THOMAS (19-06-2012 20:57:39)

Ce premier chapitre comporte pas mal de lacunes, notamment en ce qui concerne les relations Pétain-de Gaulle, la guerre de 14-18 et les rapports que de Gaulle a entretenus avec Paul Reynaud. Voir le n° 1 du Crapouillot, nouvelle série (hiver 1967-68)

JEAN LOUIS (01-12-2010 22:51:05)

Je relis l’excellent ouvrage du professeur d’histoire, madame Michèle Cointet, « De Gaulle - Giraud, l’affrontement » , ed. Perrin, et je ressors effaré du fossé que l’on observe entre la médiocre réalité de la période 1940 - 1943, et l’image d’Épinal construite et ciselée depuis le retour au pouvoir du grand homme. Le diplomate Maurice Dejean qui rallia De Gaulle fin 1942 , rédigea un memorandum dans lequel il comptait en étant optimiste, 8.000 agents gaullistes en France fin 1942. El lissant une moyenne rapide, 90 personnes par département ; dans une population de 40 millions d’habitants. Ramenons les choses à leur réalité :
- la conférence de Casablanca a mis en lumière que la France combattante était une création de Churchill qui, point crucial, la finançait. Tout dépendait des britanniques, les transports pour les déplacements, l’argent pour vivre, les transmissions et la radio pour la propagande.
Le tour de force politique fut de parvenir à faire croire au bon peuple que tout le monde suivait un personnage que peu connaissait d’ailleurs.
La guerre finie, et De Gaulle parti, tout le monde avait oublié. Les mémoires de Churchill et le mémorial de Roosevelt, donnent l’exact poids de chacun.
Un sondage effectué vers février 1958, dans le cadre de la pétaudière algérienne, montrait que personne ne pensait à De Gaulle, qui recueillait un pourcentage ridicule de notoriété.
La légende prit son vol à son retour au pouvoir.
Il est d’ailleurs cocasse d’observer que les legs les plus précieux qu’il fit au pays, ont été pulvérisés par ceux là même qui ne cessent de se réclamer de sa filiation :
- le septennat
- le suffrage universel dans lequel la cohabitation est une hérésie étrangère à l’esprit de la constitution.
- lequel mode d’élection génère un genre de royauté élective (l’expression est du journaliste Philippe Alexandre et me semble juste), qui suppose un Président érudit et loin de toute vulgarité.
Ajoutons qu’il n’avait aucun attachement pour le fait colonial.

xerxes (26-11-2010 16:08:53)

@ Frédo :
Je présume que votre carrière militaire et politique est pour le moins considérable qu'elle vous permette d'écrire, sans rire, "le mythe "De Gaulle" qui n'aura en fait été qu'une pure et simple imposture." ENtre un nain et un Géant de l'Histoire, il devrait y avoir une cetaine différence de taille !
Quand au "caractère inéluctable de la décolonisation", Le Général l'avait largement intégré depuis longtemps comme le rappelle Claude Rochet et toute son oeuvre décolonisatrice le démontre.
Quand à dire "que les Britanniques n'accordent à leur principale colonie, les Indes, une très large autonomie annonciatrice de leur indépendance"... Le verbe accorder me semble assez mal choisi... car ils l'ont "accordée" contraints et forcés, en freinant des 4 fers, et en cherchant à éviter la fameuse indépendance qu'ils ne pourront finalement éviter. Il ne me semble donc pas que CHarles de Gaulle ait été si conservateur, comme toute son oeuvre l'a d'ailleurs prouvée.

Frédo (25-11-2010 10:10:49)

Assez de vouloir glorifier un homme, qui n'a jamais agi que par goût du pouvoir, même si lors de son retour contestable en 1958, il se défendait d'agir en dictateur.
La suite, nous la connaissons tous, et je déplore que certains "historiens" continuent à défendre le mythe "De Gaulle" qui n'aura en fait été qu'une pure et simple imposture.

squitiero (12-01-2008 15:43:04)

Bjr, quoique un peu succinct,cela retrace assez bien le destin de de Gaulle.Il a eu tort d 'avoir raison trop tôt.Nonobstant,ce résumé convainc par sa simplicité.Cordialement.gs

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