La reine Élisabeth II accède au trône à la mort de son père George VI, le 6 février 1952. Elle a 25 ans. À la différence de ses prédécesseurs, la jeune souveraine a joui d'une enfance heureuse auprès de parents affectueux et très présents. Il est vrai que son père, d'un naturel timide, n'a été pressenti pour le trône qu'à 35 ans.
Bien préparée à monter sur le trône, elle va exercer son ministère avec diligence et discrétion, en digne héritière de Victoria. Pour ses sujets du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, elle apparaît comme un utile symbole de la continuité de l'État et de l'unité nationale. Par-delà leurs différences, tous les citoyens sont unis par leur commune allégeance à une monarchie millénaire.
La reine est également, encore aujourd'hui, le chef d'État de 14 autres nations du Commonwealth (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Jamaïque, Maurice...).
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Élisabeth (Lilibeth pour les intimes) adresse un message radiophonique au enfants britanniques. C'est sa première intervention publique. Puis, dans le cours du conflit, elle sert comme ambulancière. Elle accomplit ensuite son service national comme les autres filles de son âge, tout en nouant une idylle avec un jeune lieutenant, le prince Philip de Grèce.
Le prince, qui descend comme elle de la reine Victoria, est le neveu du roi Constantin Ier de Grèce. Son père, l'année même de sa naissance, a été banni de Grèce pour avoir permis à ses troupes de fuir devant les Turcs.
Philip est naturalisé en 1947 sous le nom de Philip Mountbatten. Il épouse Élisabeth le 20 novembre 1947, devenant ainsi prince consort et duc d'Édimbourg. La cérémonie est pour la première fois télévisée.
Les naissances s'enchaînent : Charles, le 14 novembre 1948 ; Ann en 1950, Andrew en 1960 et Edward en 1964. Par un regrettable effet de balancier, les enfants connaissent, à l'opposé de leur mère, une éducation très rigide de la part de leur père.
C'est au cours d'un voyage officiel au Kenya, dans une réserve naturelle, que le couple royal apprend la mort de George VI, mort dans son sommeil des suites d'un cancer du poumon, à 56 ans.
Surmontant son chagrin, la jeune souveraine est intronisée selon la tradition, déclarant à son peuple : « J'ai le cœur trop gros pour vous dire autre chose que ceci : je travaillerai sans relâche, comme mon père avant moi ». Le 15 février suivant ont lieu les funérailles du défunt roi pour lequel Élisabeth avait une affection passionnée. Son propre couronnement se tient seize mois plus tard, le 2 juin 1953, à l'abbaye de Westminster...











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Michael (20-11-2025 19:53:01)
L'Histoire est comme un théâtre où de mêmes dynamiques reparaissent sous des masques différents.
Britto-romaine puis anglo-saxone, colonie scandinave, voire française, la Grande-Bretagne voit une dynastie britto-romaine resurgir, qui restaure une certaine conception du pouvoir impérial romain (les Tudor du Pays de Galles, refuge des anciens Bretons). Après les Stuarts qui apportent le chaos écossais, après l'arrivée de Guillaume III qui n'est peut-être que le dernier coup de l'offensive culotée des Hollandais de 1667 (ils incendierent la flotte britannique sur la Tamise même, à la vue de Londres), revoilou les Saxons sous le patronage des Welf-Hanovre, porteurs des valeurs germaniques de liberté sur lesquelles les Rome temporelles et spirituelles se sont cassées les dents.
Un Grec, le Prince Philippe ? Pas plus que ces Varangiens, formant la garde de l'Empereur à Byzance et exerçant le pouvoir, dont le plus illustre est peut-être Harald Hardrada Sigurdsson, roi scandinave défait par Harold avant que lui-même soit vaincu par Guillaume le Conquérant.
Philippe est un prince danois, cinglant les océans en viking sur un "Britannia" comme il l’aurait fait sur n'importe quel autre navire. En donnant à son cadet Jean ce coin perdu aux marges de son royaume, Christian III de Danemark se doutait-il du sillon qu’il commençait à tracer ? Cette branche cadette prit le nom de la forteresse austère de Sonderbourg, qui défend l’accès à la vaste île d'Als. "Que Dieu accorde le bonheur (Glück) grâce à la paix" était la devise de ce prince, qui fit construire à quelques encablures de Sonderbourg un château de plaisance dont le nom est issu de cette devise : Glücksbourg. Lorsque les Sonderbourg se scindèrent, on les distingua par leur lieu de résidence : les Gottorp (Gott Dorf = le village de Dieu), les Augustenbourg (le château à Auguste), et les Glücksbourg (le château du Bonheur), situé lui dans ce coin fameux, cet "angle" de terre qui donna son nom aux "Angles". C’est par Vénus que le Prince Philipp a renouvelé leur conquête, car aujourd’hui une dynastie anglaise règne à nouveau sur l'Angleterre, la Terre des Angles.
Christian (14-09-2022 07:06:02)
Outre le Royaume-Uni, la reine Elisabeth II régnait jusqu'à son décès sur 14 autres Etats indépendants membres du Commonwealth (dont le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande). Au cours de son règne, elle a été la souveraine de 31 ou 32 Etats, selon que l'on tient compte ou non de la Rhodésie. En 1952, elle régnait déjà sur le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, mais aussi sur le Pakistan (devenu république en 1956), l'Afrique du Sud (devenue république en 1961) et Ceylan (devenu république sous le nom de Sri Lanka en 1972).
La plupart des Etats ayant accédé à l'indépendance dans les années cinquante et soixante ont gardé pendant quelques années la reine Elisabeth II comme souveraine avant de devenir des républiques. Les derniers à l'avoir fait sont l'île Maurice (devenue république en 1992) et la Barbade (devenue république en 2021).
A noter le cas particulier de la Rhodésie (ex-Rhodésie du Sud), qui était dirigée par une minorité blanche et qui avait proclamé unilatéralement son indépendance en 1965, sans être reconnue par Londres, et qui était devenue une république en 1970. A la suite d'un accord conclu en 1979, elle était redevenue provisoirement une colonie britannique (avec Christopher Soames, gendre de Churchill, comme gouverneur) avant d'accéder officiellement à l'indépendance sous le nom de Zimbabwe en 1980.
Philippe MARQUETTE (11-09-2022 13:12:48)
Pour parler franchement, je n'aime absolument pas le titre de l'article et son contenu.
C'est de l'anglophobie primaire.
En musique, on appelle cela une série de fausses notes.
Cela ressemble en fait à de la presse de caniveau.
Il est vrai que la France est un pays vertueux qui aime à donner des leçons.
Jacmé (02-06-2022 16:19:00)
N'oublions pas que Élisabeth est non seulement Reine d'un certain nombre de pays mais, pour les Aquitains est reconnue comme "Sa Grace Élisabeth, Duchesse d'Aquitaine" puisque descendante et héritière d'Aliénor.
J'ai, moi-même, eu l'honneur de la saluer de ce titre lors de sa visite à Bordeaux, en 1992, en présence de Jacques CHABAN-DELMAS qui m'a vigoureusement approuvé et, m'a t'il semblé, à la grande satisfaction de Sa Grace.
Romain (06-02-2022 15:15:38)
Nous ici a Londres les prchains jours la fete mais le mechant probleme est que la future reine du R.U sea la morue"camilla" as certaines personnes ne l'aime pas du tout car elle a ete la maitresse du" charlot" et ils ont vues la chaos de Diana en 1990!!! dommage car meme le"hary" est anti royotee et lui aussi a rate le train!!!!!