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Les grandes heures du Québec
• 24 juin 1497 : Jean Cabot découvre le Canada
• 9 août 1534 : Jacques Cartier découvre le Saint-Laurent
• 3 juillet 1608 : fondation de Québec
• 17 mai 1642 : fondation de Montréal
• 14 septembre 1755 : le Grand Dérangement des Acadiens
• 14 septembre 1759 : mort de Montalm
• 28 avril 1760 : victoire française à Sainte-Foy
• 10 février 1763 : traité de Paris
• 10 juin 1791 : Acte constitutionnel du Canada
• 21 janvier 1948 : le Québec se donne un drapeau
• 24 juillet 1967 : « Vive le Québec libre ! »
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24 juillet 1967

De Gaulle : « Vive le Québec libre ! »


Après avoir remonté le Saint-Laurent à bord du croiseur français Colbert, le général de Gaulle débarque à Québec le 23 juillet 1967. C'est la première visite officielle d'un chef d'État français dans la « Belle Province ».

Le lendemain, il emprunte le « Chemin du Roy » qui relie la ville de Québec à la métropole provinciale. Sur le parcours, il est acclamé par la foule, aux cris de « Vive le Canada français ! » ou « Québec libre ! ».

Reçu à l'Hôtel de ville de Montréal par le maire Jean Drapeau, le président français s'avance de sa propre initiative vers le balcon et s'adresse à la foule qui se presse au pied de l'édifice.

De Gaulle au balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal, le 24 juillet 1967 (DR)

Il entame son disours avec émotion : « Tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération... ». puis conclut par un vibrant : « Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec... libre ! Vive le Canada français et vive la France ! ».

Par ce cri imprévu, y compris sans doute de lui-même, le Général apporte un soutien spectaculaire et décisif à la revendication d'autonomie que promeut en particulier l'Union nationale du Premier ministre québécois Daniel Johnson, à l'origine de l'invitation du président français.

De façon quelque peu abusive, les Canadiens anglophones y voient aussi un appui au Parti québécois indépendantiste ou « souverainiste » de  René Lévesque. Celui-ci, devenu à son tour Premier ministre, organise en mai 1980 un référendum sur l'indépendance qui se solde par un échec sévère (60% de Non). Un deuxième référendum, en octobre 1995, donne 49% de Oui : le Québec ne demeure dans la fédération du Canada que grâce au vote massif des anglophones (un tiers de la population de la province).

Rassérénés, les Québécois conservent en ce début du XXIe siècle de la sympathie pour la revendication indépendantiste sans toutefois l'envisager concrètement.

Alban Dignat

Publié ou mis à jour le : 2015-10-21 18:40:05

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