25 juin 1950-27 juillet 1953

Guerre de Corée

Dans la nuit du 24 au 25 juin 1950, à 4 heures du matin, les soldats nord-coréens franchissent en masse la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental.

C'est le début de la guerre de Corée. Trois jours plus tard, Séoul, capitale de la Corée du Sud, tombe entre les mains des communistes. Il va en résulter le conflit le plus meurtrier depuis la capitulation de l'Allemagne et du Japon, avec deux à trois millions de victimes et la menace d'un bombardement nucléaire...

Une Nation, deux États

Colonie japonaise depuis 1910, l'antique royaume de Corée a été libéré conjointement par les Soviétiques et les Américains en 1945. Comme convenu à la conférence de Yalta, les deux vainqueurs partagent le pays en deux zones d'occupation avec une séparation sur le 38e parallèle et il s'ensuit la création de deux États rivaux en 1948 : la Corée du nord (dictature communiste) et la Corée du sud (dictature pro-américaine). La guerre froide fait de cette ligne artificielle un lieu de grande tension internationale.

Le jour même de l'attaque nord-coréenne, le président américain Harry Truman obtient sa condamnation par l'Organisation des Nations Unies (ONU) et la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région, en profitant du boycott par les Soviétiques duConseil de sécurité.

Un corps expéditionnaire sous les ordres du général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule, reprend Séoul le 2 octobre 1950 et atteint en un mois la frontière avec la Chine.

Contre-offensive communiste

Dans une situation désespérée, les Nord-Coréens reçoivent l'appui d'innombrables « volontaires » venus de Chine où une révolution communiste a triomphé quelques mois plus tôt. Plus de deux cent mille hommes franchissent le Yalou, le fleuve qui sépare la Corée de la Chine.

Incapable de faire face à leurs assauts, le corps expéditionnaire de l'ONU doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU.

MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et dans les médias, recommande rien moins que de larguer vingt ou trente bombes atomiques sur la Mandchourie pour établir une barrière radioactive qui coupe la péninsule coréenne de la Chine.

Au grand soulagement de l'opinion internationale, le président Truman rappelle le turbulent général le 11 avril 1951 et le remplace par le général Matthew Ridgway (56 ans) qui s'en tiendra sagement à une guerre de positions conventionnelle.

Un conflit très meurtrier

Des négociations de paix s'engagent entre les deux parties. Elles traînent en longueur et c'est seulement la mort de Staline, protecteur des Nord-Coréens, qui va débloquer le processus.

Un armistice est signé quatre mois après sa mort, le 27 juillet 1953, à Pammunjon, sur le 38e parallèle. Il est toujours en vigueur dans l'attente d'un hypothétique traité de paix. La division de la Corée est confirmée par la conférence de Genève (1954). Ravagée par la guerre et dirigée jusqu'en 1960 par Syngman Rhee, la Corée du Sud fait figure de grand perdant. Jusqu'en 1974, d'ailleurs, elle paraît économiquement en retard sur sa soeur ennemie, la Corée du Nord.

Vite oubliée, la guerre de Corée reste le conflit le plus meurtrier de la deuxième moitié du XXe siècle. On évalue le nombre de victimes à deux millions chez les combattants nord-coréens et chinois. À cela s'ajoutent les civils victimes des bombardements, des disettes et des épidémies (peut-être trois millions de victimes en plus des combattants).

Publié ou mis à jour le : 2024-06-25 10:56:36
Romain (26-06-2022 17:23:25)

Vous erivez que les bombardements sur la Coree a crees plus de morts que celux de l'Allemagne ou du Japon bizarre !!! car en Allemagne plus de 2 millions de morts NON? et le japon très peu Hiroshima... Lire la suite

Pulchérie (17-08-2017 17:17:53)

A propos de la phrase "C'était avant que ses dirigeants nordistes ne menacent le monde d'une Apocalypse nucléaire." Je ne doute pas que l'auteur de l'article sur la Corée ne lise l'anglais correct... Lire la suite

ruchon (07-12-2010 14:29:22)

Syngman Rhee n'était pas tant un héros de l'indépendance; le gouvernement provisoire pendant l'occupation japonaise était présidé depuis 1926 par Kim Gu, Syngman Rhee ne l'ayant été que 5 ans;... Lire la suite

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