16 février 1943

Vichy institue le Service du Travail Obligatoire (STO)

affiche de propagande sur le Service de Travail Obligatoire, STOLe 16 février 1943, une loi de l'État français institue le Service Obligatoire du Travail, rebaptisé très vite Service du Travail Obligatoire (STO) en raison des moqueries suscitées par ses initiales.

Dès le début de l'Occupation allemande, des Français se sont portés volontaires pour aller travailler en Allemagne dans les fermes ou les usines d'armement, en échange d'une bonne rémunération. On en a compté au total 240 000, dont 70 000 femmes.

Mais ces travailleurs volontaires ne suffisant pas à colmater les manques de main-d'oeuvre occasionnés par la mobilisation, Fritz Sauckel, responsable de l'emploi dans le IIIe Reich hitlérien, pressa le gouvernement de Vichy de lui fournir 350 000 travailleurs qualifiés supplémentaires.

Le 22 juin 1942, Pierre Laval mit donc en place la « Relève », promettant qu'au départ de trois travailleurs répondrait la libération d'un prisonnier français. L'opération se solda par un fiasco. Le chef du gouvernement français se résolut alors à organiser le STO. C'est le seul exemple d'un gouvernement européen qui ait livré ses travailleurs à l'Allemagne.

La loi cible dans un premier temps les jeunes hommes de 21 à 23 ans. Ils sont tenus de s'engager pour une période de deux ans et sont logés sur place dans des camps. Leur travail s'effectue soit en Allemagne même soit en France. En 1944, l'Allemagne se faisant plus exigeante, le gouvernement de Vichy élargit le STO aux femmes sans enfant de 18 à 45 ans et aux hommes de 16 à 60 ans !

On comptera jusqu'en juin 1944 un total de 650 000 départs au titre du STO. Mais aussi environ 200 000 réfractaires. Beaucoup de ceux-ci entreront dans la Résistance et prendront le maquis.

Publié ou mis à jour le : 2022-08-28 08:56:21
Bévout (15-02-2023 11:22:35)

Vous ne tenez pas compte des prisonniers de guerre qui ont accepté de travailler dans les mines de charbon ou dans les fermes. J'en ai connus :ils amélioraient ainsi leur repas qui comme celui des allemands étaient bien pauvres car la pénurie s'installait

Christiane (28-10-2020 12:19:23)

Un expert s'est-il penché sur le sort des réfractaires déclarés déserteurs par l'administration locale de la gendarmerie française, p.ex de Mauriac (Cantal) qui ont eu droit à une sérieuse réprimande par le poste de gendarmerie local de la ville où ils demeuraient (p.ex. Aubervilliers) avant de voir leur livret militaire - que tout citoyen français doit avoir en sa possession - régularisé dans les années 1950? Ce fut le cas de mon père né en 1924 dans le Cantal...merci de cette contribution qui me fait revenir sur le passé de mon père! C'est de lui que je tiens le témoignage que son premier souci à l'atterrissage de parachutistes dans les monts de Salers, c'était d'enfouir prestement le parachute, afin de ne pas être mitraillé par la Luftwaffe, avant de conduire le parachuté au QG de la résistance locale. Malheureusement, je n'ai pas insisté pour qu'il me livre plus de détails sur les actions, les noms/surnoms, les dates exactes etc...Il a emporté tout ce vécu avec lui lors de son décès.

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