Le 10 mai 1940, sept mois après la déclaration de guerre de la France et de l'Angleterre à l'Allemagne, le Führer met fin à la « drôle de guerre » (Sitzkrieg ou « guerre assise » en allemand). Il rompt le front occidental et lance ses armées sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France.
Les forces en présence sont sensiblement équivalentes. C'est la détermination du commandement allemand qui va faire la différence... Aux 134 divisions alliées, dont 94 françaises, font face 115 divisions allemandes, chacune comptant en moyenne 17 000 hommes.
En matière de motorisation, les Alliés sont bien plus avancés que les Allemands, lesquels utilisent encore massivement les chevaux pour tirer les canons et transporter leur matériel. Les Allemands disposent par ailleurs de 2500 avions et autant de chars, contre 2000 chars et 1800 avions du côté allié (mais les chars alliés sont plus modernes et de meilleure réputations que les allemands).
Conformément au plan audacieux du général Erich von Manstein, le Führer porte son principal effort dans les Ardennes, une région montagneuse qui n'est pas protégée par la ligne Maginot et que le généralissime Gamelin n'a pas cru nécessaire de défendre.
Au terme d'une Blitzkrieg (« guerre-éclair » en allemand) de six semaines, face à des adversaires en panique et malgré une résistance héroïque des armées alliées, Hitler obtient la capitulation des Pays-Bas le 15 mai et celle de la Belgique le 28 mai. La France se résigne à un armistice le 22 juin...













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Michel J. (16-02-2025 16:23:34)
La lecture du livre d’un officier et historien allemand « le mythe de la guerre-éclair » a été pour moi un choc dont je ne me suis pas encore remis; j’aimerais bien savoir à l’occasion si je suis le seul à l’avoir lu et, s’il a eu d’autres lecteurs, ce qu’ils en ont pensé…
vemache (17-06-2020 11:14:19)
Bonjour, il faut relire "les vérités cachées de la seconde guerre mondiale" de Dominique Lormier qui ne corrobore pas du tout la supériorité numérique et matérielle des alliés mentionnée en début d'article, bien au contraire ! Cordialement
Claude Beuzelin (10-05-2019 14:06:37)
Merci à Hérodote pour cet aperçu synthétique de la plus grande défaite (Pavie exceptée, mais dans l'honneur) que notre pays ait jamais connue et dont il ne s'est pas réellement remis à ce jour.
Cependant, il me semble qu’il y a tout un aspect idéologique et par conséquent politique qui n’est abordé que superficiellement dans l’article, à savoir le traumatisme, le mot n’est pas trop fort, subi par les classes dirigeantes, élites intellectuelles comprises, après la victoire du Front populaire. Le rôle, par exemple, du Parti radical dans le défaite de Blum est rarement évoqué. Il y avait (tout comme aujourd’hui d’ailleurs) une haine de classe de la part de la grande bourgeoisie et, par extension de sa propagande, d’un grand nombre de citoyens classés dans le populaire.
L’état-major de l’armée française n’était pas seulement incompétent, comme le souligne votre article, mais aussi et surtout influencé par des idées d’extrême droite, plus soucieux qu’il était de ‘’prendre sa revanche’’ sur le court intermède du front de la gauche unie qui avait pourtant arraché des avancées sociales dont nous bénéficions encore aujourd’hui et dont le programme du CNR a complété la réalisation, la Sécurité sociale par exemple, des bienfaits.
Quant à la neutralisation par des moyens militaires de la Rhénanie (les Allemands nous avaient tout de même déjà envahis deux fois en moins d’un siècle pour des motifs qui paraissent aujourd’hui dérisoires) les Français n’en avaient pas seulement peur. Elle aurait peut-être pourtant déstabilisé, voire anéanti, l’entreprise nazie hitlérienne. Nous étions aussi freinés dans ce projet par le ‘’grand frère’’ américain.
Je sais. On ne réécrit pas l’Histoire avec des si. Mais celle-ci pourrait nous aider à comprendre ce qui se passe aujourd’hui où nous sommes indubitablement en train de la construire dans une prise de conscience que la bien pensance juge, pour faire bref et éviter les infinis qualificatifs, de ‘’populistes’’.
Jean-Claude PETERS (01-10-2017 16:24:58)
Quelques corrections suggérées:
- Dans l'après-midi du même jour, celle-ci bombarde et détruit presque totalement en quelques minutes le centre de la ville (enlever mot double)
- Cette stratégie inédite consiste à lancer les unités blindées (Panzerwaffen) en avant sans (Majuscule à Panzewaffen)
- Idem Panzer et Stukas
kourdane (16-02-2014 19:27:41)
l'incurie des décideurs de 39/40,les premiers tanks furent des Renault en 1916 et pourtant ils ne furent pas intégrés dans l'armée comme armes blindées malgré les appels du colonel de Gaulle, mais Hitler lui avait bien compris leurs forces en développant les "panzersdivisionnen" qui percèrent Sedan en mai 40 comme en juillet 1870.
l'incompétence des généraux..rappeler de Syrie un Weygand de 73 ans pour remplacer un Gamelin de 68 ans qui prônaient des stratégies obsolètes.
tout cela a conduit à la défaite de Dunkerque. Ce sont des milliers de soldats qui sont morts et combien de navires, de camions, de tonnes d'armes et de munitions ont du y être abandonnés sur les plages ?
les militaires français ont du trouver leurs places dans les embarcations dans l'opération Dynamo organisée par Churchill pour rapatrier les anglais.
Ces militaires ont été ensuite rapatriés en France 8 jours plus tard et ont été débarqués à Brest sans arme et sans nourriture, rassemblés en direction du Calvados
un petit nombre d'entre eux a réussi après 300 km au travers des lignes ennemies à passer en zone libre pour rejoindre la résistance ou l'armée d'Afrique
Christiane Wolff (03-11-2008 10:31:04)
J'avais 20 ans en 1940 (j'en ai 88). Ce n'est pas pris de panique que nous avons pris le chemin de l'évacuation mais sur ordre du préfet : "La résistance sur la Marne sera terrible, ce sera le Verdun de 40, il faut partir pour ne pas gêner les opérations militaires".
Dans un village de l'Aube où nous avions reçu un excellent accueil et où nous pensions demeurer, loin de tout objectif militaire, là aussi, le maire est venu apporter l'ordre d'évacuer. Non, nous n'étions pas partis sous l'effet de la panique !
Sur notre trajet, nul journaliste n'a mémorisé les faits, on ne voyait que soldats en débandade, voitures à moisson des évacués et, suite aux mitraillages et bombardements, voitures renversées, occupants tués, quelquefois (descente sur Bar-sur-Seine), cadavres suspendus dans les arbres sous l'effet des bombes soufflantes... Dans l'horreur que nous avons côtoyée, je n'ai pas mentionné les innombrables chevaux tués, éventrés, qui au retour et avec la chaleur , couverts d'énormes mouches exhalaient une odeur insoutenable.
Je vous dirai encore qu'au retour (après la cessation des hostilités - l'armistice du 22 juin 1940) c'est à Loches, village de l'Aube, que nous avons appris d'un militaire ancien colonial, qui possédait un poste à galène, l'existence du Général de Gaulle et l'appel du 18 juin. Un peu de baume sur tant de plaies.
Le Roux Serge (05-06-2006 10:00:06)
Il semblerait que toutes les administrations n'aient pas choisi la fuite : ainsi les agents de la conservation des hypothèques de Dunkerque ont-ils transféré les dizaines de gros volumes composant la documentaion hypothécaire en lieu sûr et ce pendant les bombardements.