15 septembre 1935

Des lois pour séparer les Juifs des autres Allemands

Le 15 septembre 1935, deux ans après sa prise de pouvoir, Hitler entame la mise en oeuvre des chapitres antisémites de son programme politique.

Devant les militants du parti nazi, réunis en congrès à Nuremberg pour le « Rassemblement de la liberté » (10-16 septembre 1935), il annonce la promulgation de trois lois. La première fait de la croix gammée l'unique emblème de la nation. La deuxième dépouille les Juifs allemands des attributs de la citoyenneté. La troisième interdit les mariages et les relations entre Juifs et autres Allemands...

André Larané

Hitler au congrès de Nuremberg de septembre 1935 ; à sa droite, Rudolf Hess, en uniforme et tête nue ; à sa gauche, Julius Streicher, en uniforme et tête nue (BundesArchiv)

Un illusoire retour à l'ordre

Des militants nazis organisent le boycott d'un magasin juif (1933)Quand Hitler prend le pouvoir le 30 janvier 1933, peu de gens prêtent attention à ses foucades antisémites et les prennent au sérieux. C'est même le cas de certains juifs allemands qui ne voient pas d'un mauvais oeil l'arrivée d'un homme à poigne à la tête de l'État.

Certes, à peine deux mois plus tard, le 1er avril 1933, un comité présidé par le nazi Julius Streicher organise le boycott des commerces juifs en risposte aux manifestations anti-allemandes organisées à l'étranger « à l'initiative des Juifs ». Et le 7 avril 1933, une première loi de « restauration de la fonction publique » exclut les Juifs de l'administration. Quatre mille fonctionnaires se voient contraints de quitter leur emploi. Les avocats juifs sont peu après exclus du barreau et les médecins juifs se voient rayés des registres des caisses maladie. 

Les milieux démocrates s'en indignent, surtout aux États-Unis et à New York, première ville juive du monde. Le 18 avril 1933, le New York Times avertit : « Les Jeux olympiques de 1936 seront peut-être annulés à cause de la campagne allemande contre les Juifs »

Mais après cette première poussée de fièvre, le régime nazi lève le pied et les manifestations antisémites se tassent si bien que des israélites allemands qui avaient fui le pays à l'avènement de Hitler osent y revenir.

Il n'empêche que les militants nazis, impatients de voir l'Allemagne libérée des Juifs (« judenrein »), multiplient les exactions et les brimades à leur égard avec les encouragements de leurs chefs.

Des lois d'exclusion

Le 5 juin 1934, de grands juristes se réunissent pour préparer une législation raciale sous la présidence de Franz Gürtner, ministre de la Justice du Reich. Figurent parmi les participants Bernhard Lösener, l'un des principaux rédacteurs des lois de Nuremberg, et le terrifiant Roland Freisler, futur président du Tribunal du peuple.

Les lois de Nuremberg font remonter la pression et donnent forme à l'antisémitisme hitlérien.

- Loi sur le drapeau du Reich :

La première loi, Reichsflaggengesetz ou « loi sur le drapeau du Reich », fait de la croix gammée l'unique emblème de la nation. Elle est présentée comme une réplique à l'« insulte » d'un magistrat new-yorkais de confession juive qui a, dix jours plus tôt, libéré des profanateurs de la bannière nazie (note).

Elle met fin à une exception inaugurée le 12 mars 1933 par un décret du Reichspresident Hindenburg qui avait doté l'Allemagne de deux emblèmes nationaux : le drapeau traditionnel à trois bandes noir, blanc et rouge, et la croix gammée. Désormais, l'équivoque est levée : l'Allemagne se veut exclusivement nazie. 

- Loi sur la citoyenneté allemande :

Après la loi sur le drapeau, la deuxième loi, Reichsbürgergesetz ou « loi sur la citoyenneté », prive les Juifs de la citoyenneté allemande. Elle distingue les citoyens à part entière (Reischsbürger) et les simples ressortissants (Staatsanehöriger), dépourvus de droits civiques. Elle n'est pas sans rappeler la situation qui prévalait alors aux États-Unis, où les noirs étaient de fait privés de droits civiques en conséquence des lois ségrégationnistes de la fin du XIXe siècle, dites « lois Jim Crow ».

« Article premier. Est un ressortissant toute personne qui appartient au Reich allemand, avec en contrepartie des devoirs particuliers.
Cette qualité s'acquiert dans le cadre de la loi sur l'appartenance au Reich et à l'État.
article 2. Ne peuvent être citoyens du Reich que les nationaux de sang allemand, ou d'un sang racialement apparenté, dont la conduite témoigne de leur volonté de servir le Peuple et le Reich allemands.
La citoyenneté s'acquiert par la remise d'un brevet.
Seul le citoyen du Reich jouit de la totalité des droits politiques dans la mesure fixée par la loi ». 

- Loi sur la sauvegarde du sang allemand et de l'honneur allemand :

Caricature nazie de 1936 stigmatisant les unions entre juifs et non-juifsPar une troisième loi « sur la sauvegarde du sang et de l'honneur allemand », le Führer interdit aux Juifs d'épouser ou de fréquenter des « Aryens », c'est-à-dire des citoyens allemands réputés de race pure.

Les mariages mixtes antérieurs sont dissous. Il défend également aux Juifs d'employer des Allemandes de moins de 45 ans.

« Pénétré de la conviction que la pureté du sang allemand est la condition de la conservation du peuple allemand et animé de la volonté inflexible de garantir la nation allemande à jamais, le Reichstag a adopté à l'unanimité la loi suivante qui est promulguée ci-après :
« article premier. Les mariages entre Juifs et habitants du Reich de race allemande ou parents sont interdits. Les mariages qui auraient été contractés nonobstant cette interdiction sont nuls, même si, dans le dessein de tourner la loi, ils ont été conclus à l'étranger...
« article 2. Les relations en dehors du mariage, entre Juifs et habitants de race allemande ou parents, sont interdites.
« article 3. Il est interdit aux Juifs de faire travailler dans leur ménage des personnes de race allemande ou parents de sexe féminin, âgées de moins de 45 ans... »

Extrait du document originel de la loi sur la protection du sang allemand et de l'honneur allemand

Qui est Juif ?

Affiche de propagande antisémite (1938, musée de l'Histoire allemande, Berlin)Fait peu remarqué, les « lois de Nuremberg », bâclées en deux jours, évoquent les Juifs sans prendre la peine de les définir.
Ainsi que le souligne l'historien Alain Michel, c'est seulement cinquante jours plus tard, le 4 novembre 1935, que les décrets d'application du ministère de l'Intérieur réparent cet oubli.
De façon surprenante, ils s'en tiennent à une définition religieuse et s'abstiennent de toute définition raciale. Il est vrai que celle-ci serait difficile - et pour cause - à établir de façon incontestable.
Selon ces décrets, sont en effet considérés comme Juifs ou « demi-Juifs » (Mischling) les citoyens dont quatre ou deux grands-parents s'étaient identifiés comme israélites du temps où chaque Allemand devait se définir une appartenance religieuse.
C'était avant que le chancelier Bismarck n'abolisse cette obligation, en 1875, dans le cadre de sa croisade anti-catholique, le Kulturkampf.
Notons que la définition du Juif par les nazis est somme toute moins violente que la définition du noir par certains États américains : selon la règle « une goutte suffit » (One drop rule), est noir toute personne qui a au moins un ascendant noir !

Émigration au compte-gouttes

Dans un discours qui fait suite à la promulgation des lois de Nuremberg, Hitler les justifie en assurant qu'elles devraient stabiliser les relations entre « Juifs » et « Aryens ». Dans les faits, la mise à l'écart des Juifs est un préalable à leur exclusion du pays, Hitler et ses fidèles ayant à ce moment-là l'objectif de contraindre tous les Juifs à quitter le Reich.

L'exode ne s'accélère pas pour autant. Car les juifs, à l'exception d'une centaine de milliers récemment immigrés d'Europe orientale, sont installés depuis des temps immémoriaux en Allemagne et parfaitement intégrés à la culture nationale. Ils ont du mal à rompre avec leurs racines. D'autre part, les pays étrangers sont réticents à les accueillir, arguant du risque que leur arrivée en grand nombre n'aggrave le chômage ou les sentiments antisémites !

120 000 juifs allemands arrivent toutefois à entrer aux États-Unis entre 1933 et 1938 dans le cadre des quotas d'immigrations édictés par ce pays.

Quelques dizaines de milliers sont aussi accueillis en Angleterre et en France. Sur 525 000 juifs allemands dénombrés en 1933, 37 000 émigrent dès l'arrivée de Hitler au pouvoir puis 25 000 en moyenne chaque année qui suit, de sorte qu'en 1938, il en reste encore les deux tiers. Viennent s'y ajouter 190 000 Juifs autrichiens après le rattachement de l'Autriche au Reich.

Désemparé face à l'antisémitisme nazi, le président américain Franklin Roosevelt propose une conférence internationale en vue de secourir les juifs dont ne veulent plus les Allemands.

Celle-ci se réunit du 6 au 14 juillet 1938 à l'Hôtel Royal d'Évian, au bord du Léman. 32 pays s'y font représenter (l'Allemagne n'est pas invitée, l'URSS et la Tchécoslovaquie ne s'y font pas représenter). C'est pour réitérer leur refus d'accueillir les réfugiés allemands sous prétexte de crise économique ou de surpeuplement !

Dessin du New York Times (3 juillet 1938) exprimant l'impossibilité pour un non-aryen de trouver un pays où se réfugier (crédit photographique : Mémorial de la Shoah/CDJC)

L'émigration va s'accélérer après le pogrom de la « Nuit de Cristal » et le redoublement des violences et des spoliations à l'encontre des Juifs, en dépit des obstacles dressés par les pays d'accueil potentiels eux-mêmes. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'année suivante, il ne restera plus que 200 000 Juifs environ en Allemagne proprement dite et 50 000 dans l'ancienne Autriche, dépouillés de tout, réduits à l'assistance, traqués et humiliés. Les autres auront émigré en faisant le sacrifice de leurs biens.

Mais le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale va bouleverser la donne en plaçant dans les griffes nazies les millions de juifs de Tchécoslovaquie et d'Europe orientale.

Publié ou mis à jour le : 2021-08-11 23:02:44
Liger (19-01-2023 18:06:56)

@ Michel [Michel (12-09-2015 14:30:57)] et plus généralement à ceux qui s'obstinent à décrire la France de 1940-44 comme un pays antisémite.

Voici des informations sérieuses tirées du livre de Jacques Semelin « La survie des juifs », Éd. CNRS, 2022 avec une préface de Serge Klarsfeld. Historien et politologue français, Jacques Semelin est professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris et directeur de recherche au CNRS rattaché au Centre d'études et de recherches internationales.
Parmi les nombreux compte-rendus de son ouvrage, je cite l'émission de Storia Voce « L’énigme des 75 » [https://storiavoce.com/lenigme-des-75/] et un article publié sur le site de la radio RCF [https://www.rcf.fr/articles/culture-et-societe/comment-75-des-juifs-de-france-ont-survecu-a-la-shoah].

Ce prologue est délibérément long car, sur un sujet aussi terrible que controversé, je tiens à utiliser et citer des références qui sont difficiles à contester. En outre, pour anticiper certaines attaques, je tiens à exprimer l’horreur, le dégoût et le rejet absolu que j’éprouve vis-à-vis de l’antisémitisme et du racisme sous toutes leurs formes.

Voici en résumé le constat de J. Semelin.

Alors qu’aux Pays-Bas 75% des Juifs ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale, en France c’est le pourcentage de ceux qui ont survécu en ce qui concerne les Juifs français ; le pourcentage « de survie » des Juifs étrangers présents en France n'étant que d'environ 50 %, sauf erreur de ma part (le chiffre est donné dans l'émission de Storia Voce).

J. Sémelin explique que la raison principale de ce « taux de survie » de 75 % des Juifs français est leur intégration dans la société française : de ce fait, ils ont été aidés tout naturellement par diverses personnes (voisins, collègues de travail, réseaux divers, relations, amis, … sans compter la famille car un certain nombre de Juifs étaient mariés à des non-Juifs). Cette aide fut multiforme, allant de mises en garde au sujet de risques de rafle jusqu’à l’hébergement, la fourniture de faux certificats de baptême, etc. : ma mère qui était orléanaise a par exemple connu Jean-Marie Lustiger [qui devint archevêque de Paris en 1981] et elle savait comment il était caché et protégé à Orléans par un « réseau », notamment sa professeure de lettres et de philosophie, Mlle Combes ; tout cela est indiqué dans l’article de Wikipédia consacré à Mgr Lustiger. Et ce chiffre de 75 % montre que ce ne fut pas un cas isolé, loin de là !

Arrivés parfois récemment, ne parlant pas français ou mal, souvent encore peu intégrés dans la société française (la génération suivante l’était nettement plus et mon père m’a parlé de condisciples juifs d’origine étrangère qui étaient souvent – avec beaucoup de mérite – brillants au Lycée Voltaire [Paris 11e] qu’il fréquentait), les Juifs étrangers étaient inévitablement plus exposés. En outre, le régime de Vichy s’attaquait en priorité à eux pour de multiples raisons allant de l’antisémitisme à, parfois, l’illusion qu’en livrant ces Juifs aux nazis, ceux-ci insisteraient moins en ce qui concerne les Juifs français, calcul infâme et erroné.

Si 75 % des Juifs néerlandais périrent, c’est parce qu’ils vivaient généralement entre eux, parfois depuis des siècles, ce que l’on peut qualifier de communautarisme. De ce fait, ils étaient beaucoup moins intégrés dans la société néerlandaise, laquelle, sauf erreur de ma part, n’était pourtant pas plus antisémite que la société française, et il ne bénéficièrent pas autant que leur coreligionnaires français de l’aide multiforme ci-dessus évoquée.

Pour conclure, alors qu’il est « de bon ton » de décrire les Français des années 1940-1944 comme un peuple majoritairement collaborationniste et antisémite, il est particulièrement nécessaire de se renseigner sérieusement et honnêtement, c’est-à-dire de respecter les principes fondamentaux qui régissent l’Histoire. Cela éviterait de commettre de telles erreurs et de propager des calomnies que d’aucuns, à commencer par maints Étasuniens, se font une joie mauvaise de diffuser et d’amplifier parce que c’est une façon de déconsidérer la France et d’affaiblir son pouvoir d’influence (« soft power ») qui contrarie parfois celui des États-Unis. Bref, on doit toujours garder à l’esprit le mot de Kant : « Ne rien accepter sans examen. »

Michel (12-09-2015 14:30:57)

Si les nazis n'avaient pas trouvé dans les pays occupés des dirigeants ou des citoyens collaborateurs, il n'y aurait pas eu autant de Juifs assassinés. La police et la gendarmerie françaises ont été les collaborateurs zélés des nazis en arrêtant les Juifs et en les remettant ensuite au nazis. C'est la honte absolue et indélébile.

maurice (11-09-2015 21:15:46)

Au mois de juin précédent, dans un discours peu diffusé en Allemagne mais reproduit dans son intégralité dans les journaux, y compris français, le Dr Schart, ministre de l'économie critique, sur le plan économique, l'antisémitisme en disant "Les juifs ne sont pas hors la loi... mais des lois se préparent..."
Ces lois reprennent, en les adoucissant, dans un premier temps, les mesures individuelles que chaque "chef" avait prises avec un grand zèle et à qui ferait mieux (ou pire !)......
A Nuremberg, ce jour là, on ne légiféra pas seulement sur les juifs. On décida que le drapeau nazi serait "officielemnt" le drapeau du Reich. On le voyait partout, mais il ne l'était pas...

Christophe GROS (06-07-2009 03:07:24)

Voilà un témoignage poignant et accablant en même temps...
je lie les deux reportages, celui-ci et celui de la Conférence d'Evian de juillet 1938...
Une leçon d'Histoire à ne pas oublier... Comme beaucoup d'autres sur le sujet...
Le Président de la Nation la plus puissante du monde savait... Les autres aussi, ils ne peuvent pas le nier... Il n'y avait que 32 pays présents...
Sachant ce qui se passait, ceux dont le seul crime était d'être différents de leurs bourreaux se sont vus fermer les portes des pays où ils cherchaient refuge... Pour vivre...
La Floride... Etat d'un pays qui ne s'est construit que sur l'immigration a refusé l'entrée de celles et de ceux qui fuyaient les prémisces de l'horreur qu'ils avaient commencé à vivre... Il est vrai que la statue de la liberté n'est pas dans les ports de Floride...
"A moi les exilés et ceux qui souffrent... A moi les affamés..." y est-il écrit...
Cuba depuis moins d'un demi-siècle s'était affranchie du joug de la colonisation...
La mémoire était restée vide pour ceux qui devaient comprendre encore mieux ceux qui fuyaient les massacres à venir... Les yeux et les oreilles fermés étaient plus pratiques, ça n'empêche pas de dormir... et de se donner bonne conscience...
Il n' y a pas que la majorité du peuple allemand qui soit responsable des génocides perpétrés pendant la seconde guerre mondiale... Pour avoir élu et porté au pouvoir des tyrans au travers de la légitimité du scrutin universel... Il y a aussi les chefs d'Etat... De Gouvernement... autres que les 32"invités" à la conférence d'Evian de ce 6 juillet 1938...
La Shoah aurait donc pu être évitée, lourde affirmation de ma part certes, mais il y a une chose dont je suis sûr... c'est que bien peu, alors qu'ils savaient ce qui allait se passer, allait tenter de sauver des innocents...
Alors je le dis aux négationnistes... Ceux qui osent encore prétendre et soutenir que les chambres à gaz tout comme les camps de la mort n'ont pas existé... Lisez... Lisez et lisez encore...
Lorsque vous osez affirmer que ces millions de gens n'ont pas pu subir ce que l'Histoire et les survivants ont apporté comme témoignage... Car, selon vous, ils auraient pu se révolter... se soulever... Prendre les armes... Se battre... Partir ailleurs... Regardez comment le monde réagissait face à ce qui allait devenir l'holocauste... Bien peu de dirigeants politiques se sentaient concernés par le malheur de leur prochain...
Où allaient ils aller pour se réfugier ?... Vers qui pouvaient ils se tourner ?...
Voyant le monde sans réaction... Les nazis ont continué... Ce fut la nuit de cristal avec comme suite l'amplification des Lois et des Décrets antisémites... Qui allait s'opposer puisque le monde restait muet ?...
La Conférence d'Evian en 1938 ne fut en fin de compte, face au silence et à l'inertie des anciens dirigeants du monde, que le prélude à celle de Wansee en 1942...

N'oublions pas... N'oublions pas que nous ne devons jamais oublier...

Herodote.net répond :

Aussi révoltante que paraisse l'inaction des grandes puissances lors de la conférence d'Évian, il faut la replacer dans son contexte. En 1938, personne, nulle part y compris en Allemagne et chez les nazis (!), ne songe encore à une extermination systématique des Juifs. L'antisémitisme allemand à l'époque est encore au même niveau de violence que dans d'autres pays européens... Cela n'excuse pas les participants de la conférence d'Évian de n'avoir rien fait. Mais il est excessif de leur reprocher leur inaction à l'égal d'un crime.

Respectez l'orthographe et la bienséance. Les commentaires sont affichés après validation mais n'engagent que leurs auteurs.

Actualités de l'Histoire
Revue de presse et anniversaires

Histoire & multimédia
vidéos, podcasts, animations

Galerie d'images
un régal pour les yeux

Rétrospectives
2005, 2008, 2011, 2015...

L'Antiquité classique
en 36 cartes animées

Frise des personnages
Une exclusivité Herodote.net