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Clemenceau
Georges Clemenceau âgé
• 18 mars 1871 : la Commune de Paris
• 20 mars 1893 : le scandale de Panama
• 13 janvier 1898 : l'Affaire Dreyfus
• 9 décembre 1905 : séparation des Églises et de l'État
• 10 mars 1906 : la catastrophe de Courrières
• 19 juin 1907 : la révolte viticole
• 2 août 1913 : les brigades du «Tigre»
• 17 novembre 1917 : un gouvernement pour faire la guerre
• 28 juin 1919 : le traité de Versailles
• 19 février 1919 : attentat contre le «Tigre»
• 17 janvier 1920 : échec à l'élection présidentielle
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17 novembre 1917

Clemenceau forme un gouvernement de choc


Le 17 novembre 1917, Georges Clemenceau (76 ans) forme un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre avec l'Allemagne. Il est appelé à la présidence du Conseil par son vieil ennemi, le président de la République Raymond Poincaré.

La France saisie par le doute

Obnubilé par la volonté de poursuivre la guerre jusqu'à la victoire, Clemenceau, président de la commission de l'armée, au Sénat, a auparavant torpillé une offre de paix séparée de l'empereur d'Autriche-Hongrie, Charles 1er, communiquée aux Alliés par le prince Sixte de Bourbon-Parme.

Il prend la tête du gouvernement français à un moment crucial. Les Allemands gardent l'avantage militaire. Ils occupent le nord et l'est du territoire et, depuis la révolution bolchevique du 6 novembre et le retrait unilatéral de la Russie de la guerre, ils peuvent concentrer tous leurs efforts sur le front occidental. Ils le font avec d'autant plus de détermination que les Américains, entrés en guerre en avril aux côtés des Alliés, amènent par centaines de milliers des combattants frais et dispos sur le Vieux Continent. Il est urgent pour les Allemands d'obtenir la victoire avant que ces combattants, encore en cours d'instruction, entrent dans la bataille !

La France est saisie par le doute et la lassitude. Les partisans d'une paix de compromis, comme Joseph Caillaux, relèvent la tête. Sur le front, des soldats excédés par l'incompétence de leurs chefs en arrivent à se mutiner.

Poursuivre la guerre à tout prix

Dans son discours d'investiture devant la Chambre des députés, le 20 novembre, le nouveau président du Conseil, par ailleurs ministre de la guerre, annonce sans ambages son intention de traquer les présumés défaitistes et traîtres qui entravent à l'arrière les efforts des combattants.


 

Son discours fait appel aux tripes des auditeurs : « Nous prenons devant vous, devant le pays qui demande justice, l'engagement que justice sera faite, selon la rigueur des lois... Plus de campagnes pacifistes, plus de menées allemandes. Ni trahison, ni demi-trahison. La guerre. Rien que la guerre. Nos armées ne seront pas prises entre deux feux. La justice passe. Le pays connaîtra qu'il est défendu... »

Le 8 mars 1918, devant la Chambre des députés, il affiche une détermination intacte : « Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c'est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre; politique extérieure, je fais toujours la guerre ».

Clemenceau veut prouver aux soldats qui se battent dans les tranchées que l'on se préoccupe d'eux et que l'arrière assume sa part de leurs souffrances. Pour les besoins de sa démonstration, il va très vite chercher à faire des exemples sans s'embarrasser de juridisme.

Son ancien ministre des Finances Joseph Caillaux, qui fit voter en 1911 l'impôt sur le revenu, est jeté en prison sur une fausse accusation et échappe de justesse à une exécution dans les fossés de Vincennes. Un ancien ministre de l'Intérieur, Louis Malvy, échappe aussi de peu à la mort. D'autres, moins connus et moins entourés, n'ont pas leur chance.

Sa détermination vaut au président du Conseil d'être surnommé le « Tigre » ou le « Père de la Victoire ». Les poilus témoignent d'une grande affection pour le vieillard qui n'hésite pas à ramper jusqu'à eux dans les tranchées et l'appellent plus simplement « Le Vieux ».

André Larané

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• 28 juin 1919 : le traité de Versailles

Publié ou mis à jour le : 2017-11-15 21:43:12

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Alceste (19-11-201722:24:53)

Que de mots pour célébrer ce pépé va-t-en-guerre si généreux du sang de ses jeunes compatriotes !
Le seul pays qui soit sorti vainqueur de cette écœurante boucherie suicidaire de 14-18, ce sont les États-Unis d'Amérique.

Jacques (16-11-201710:51:53)

Article bien malveillant sur un des deux dirigeants du XXème siècle grâce auxquels notre pays existe encore.

Vanos (17-11-200707:48:48)

Les (nombreux) ennemis politiques de Clemenceau ont, par ironie, transformé le surnom de "père la victoire" en "perd la victoire" suite au traité de Versailles.


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