Toute l'Histoire en un clic
Herodote Facebook Herodote Twitter Herodote Youtube
Ami d'Herodote.net
>
Révolutions russes
• 22 janvier 1905 : Dimanche rouge à Saint-Pétersbourg
• 8 mars 1917 : Révolution de Février
• 6 novembre 1917 : Révolution d'Octobre
Toute l'Histoire en un clic
Publicité

6 novembre 1917

La Révolution d'Octobre


Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, les bolchéviques s'emparent des principaux centres de décision de la capitale russe, Petrograd (anciennement Saint-Pétersbourg).

Dans la terminologie bolchévique (on dira plus tard communiste), ce coup de force sans véritable soutien populaire est baptisé « Révolution d'Octobre » car il s'est déroulé dans la nuit du 25 au 26 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'ancienne Russie jusqu'au 14 février 1918.

Une insurrection préparée au grand jour

C'est deux semaines plus tôt que Lénine, chef des bolcheviques, a décidé d'abattre la jeune démocratie instaurée quelques mois plus tôt et de mettre en place une « dictature du prolétariat » inspirée par les principes marxistes.

Lénine repart aussitôt se cacher en Finlande et laisse à son adjoint Trotski le soin de préparer l'insurrection.

Alexandre Kerenski, chef du gouvernement provisoire, ne se méfie pas des bolcheviques.

Ces derniers développent auprès des soldats de Petrograd une propagande efficace autour de trois mots d'ordre :
– « paix immédiate » (la Russie est encore en guerre aux côtés des démocraties occidentales contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie),
– « la terre aux paysans »,
– « tout le pouvoir aux soviets »
(les soviets désignent en russe des conseils ou des assemblées de terrain où se prennent les décisions ; ils représentent pour les démocrates sincères l'aboutissement de la démocratie représentative).

Le 6 novembre 1917, au matin, la police tente de fermer une imprimerie du parti bolchevique. C'est l'occasion qu'attendaient les révolutionnaires pour se mobiliser.

Les partisans de Lénine assiègent le Palais d'Hiver où siègent les ministres du gouvernement provisoire. Ces derniers n'ont pour les défendre que 1300 soldats, cosaques et élèves-officiers, y compris une unité de volontaires féminines.

Pour donner à son coup d'État l'allure d'une révolution, Lénine fait tirer le croiseur Aurore, amarré à quelques centaines de mètres de là, sur un bras de la Néva.

Après quelques velléités de résistance, les élèves-officiers et les soldates se rendent. Les bolcheviques fêtent leur victoire par une immense beuverie, en vidant les bouteilles des caves bien fournies du Palais d'Hiver. Peu après minuit, le gouvernement signe l'acte de capitulation.

« Jamais une échauffourée de si petite envergure (une dizaine de victimes, d'après les historiens soviétiques) n'a eu des conséquences aussi prodigieuses, et une fois de plus, le sort de la capitale décida de celui du pays tout entier », écrit Léon Poliakov (Les totalitarismes du XXe siècle, Fayard).

La dictature en marche

Sitôt après sa prise de pouvoir, Lénine met en place les instruments de la dictature. La presse « bourgeoise » est étouffée. La police politique (Tchéka) est créée le 7 décembre, la grève interdite le 20 décembre !...

Le parti K-D (constitutionnel-démocrate), ancré dans la gauche démocratique est interdit dès décembre. Reste l'opposition du principal parti de gauche, les S-R (socialistes-révolutionnaires). Ces derniers recueillent une écrasante majorité aux élections à l'Assemblée constituante, que les bolcheviques n'ont pas osé annuler.

Lénine ne se démonte pas. Il proclame que le pouvoir des Soviets (les conseils populaires, solidement tenus en main par les bolcheviques) est supérieur à celui de l'Assemblée et le 19 janvier 1918, dès le lendemain de l'entrée en fonction de celle-ci, il ordonne sa dissolution.

Ne craignant plus la contradiction, le gouvernement entame à marches forcées la réforme des institutions. Le 5 février 1918, il annule les dettes et les emprunts contractés par l'ancien gouvernement à l'étranger et le 3 mars conclut la désastreuse paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne. Le 12 mars, le gouvernement se transporte à Moscou, la capitale des premiers tsars, au coeur de la Russie continentale, loin de l'Occident.


Épisode suivant Voir la suite
Lénine
(1870-1924)
Version intégrale pour les amis d

Publié ou mis à jour le : 2017-11-07 15:19:20

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Pulchérie (17-11-201721:22:08)

Solidement réactionnaire cet article sur la révolution d'octobre. La couleur réactionnaire du site Hérodote m'était déjà apparue à plusieurs reprises, mais cette fois c'est bien clair. Il est habituel dans l'enseignement de l'histoire de transformer la réalité des faits: qu'est-ce qu'on nous a fait avaler comme mensonges dans nos cours d'histoire au cours de nos études ! Hérodote poursuit dans la même voie: est-ce conforme à l'esprit du "père de l'histoire"? C'est, en tout cas, une solide décept... Lire la suite

Dy (06-11-201716:52:05)

Plus que réactionnaire :
« Seul contre tous (Lénine), il impose le principe d’une insurrection armée », Quel homme ! Aidé sûrement par dieu !!!
« Les bolcheviques, aussi appelés « maximalistes » par la presse occidentale, sont des militants relativement peu nombreux mais très actifs. Ils développent auprès des soldats de la garnison de Petrograd une propagande efficace autour de trois mots d’ordre. » Soldats pauvres d’esprit qui n’ont bien sûr rien compris
« Les partisans de... Lire la suite

Jc (06-11-201706:53:31)

Je n'avais pas souvenir d'un point de vue aussi réactionnaire sur la révolution soviétique. Curieux du point de vue de l'auteur sur Vichy, qu'il doit adorer.

Jo (31-08-200610:52:22)

C'est un article très bien fait! on comprend bien les choses, c'est très détaillé! Moi qui m'intéresse à la Russie et à son histoire j'ai bien fait de prendre ce site pour l'exposé que je vais faire sur la première guerre mondiale: 1914-1918


Les Amis d'Herodote.net peuvent envoyer un commentaire sur cet article.

Suivez Herodote.net sur twitter
Offrez-vous quelques minutes d'évasion
avec Les Chroniques d'Herodote.net

Adhérez aux Amis d'Herodote.net

Depuis quand existe la privation de liberté (prison) dans le code pénal ?

Réponse
Publicité