10 avril 1814

Bataille de Toulouse

Le 10 avril 1814, sur le territoire de Toulouse, le maréchal Soult, à la tête de 36 000 hommes, affronte une une armée anglo-hispano-portugaise de 54 000 hommes sous le commandement du général Wellington. La bataille dure quatorze heures et se solde par la victoire des Français, ce qui n'empêche pas l'ennemi d'occuper Toulouse. Un millier d'hommes restent sur le terrain et plusieurs milliers d'autres sont blessés.

Ce que ne savaient pas les combattants, c'est qu'à Fontainebleau, quatre jours plus tôt, l'empereur Napoléon Ier avait abdiqué et donc cessé les hostilités. Cette bataille et le sacrifice de ces hommes avaient donc été totalement inutiles...

Fabienne Manière

Une bataille pour rien

Dans les semaines précédentes, alors que Napoléon livre ses ultimes batailles en Champagne, le maréchal Jean-de-Dieu Soult organise depuis l'Espagne la retraite de son armée. Celui que Napoléon a qualifié après Austerlitz de « meilleur manoeuvrier de l'Europe » procède avec méthode. Conscient de la situation désespérée de l'Empire, il songe à réunir ses forces avec celles du maréchal Louis-Gabriel Suchet, qui repasse les Pyrénées catalanes, et mettre cette armée à la disposition du successeur de Napoléon.

Wellington, de son côté, veut éviter l'affrontement direct et couper la retraite de l'armée adverse en vue de la capturer et ainsi de peser sur les négociations à venir. Le 4 avril, il tente de traverser la Garonne au nord de Toulouse cependant que Soult s'est barricadé dans la Ville rose. Voilà que sur le fleuve en crue, le pont de bateaux cède. L'armée coalisée se trouve coupée en deux et Wellington songe alors à la retraite. Mais heureusement pour lui, Soult ne bouge pas et lui laisse le temps de réparer le pont et passer sur la rive droite du fleuve. Ainsi les coalisés peuvent-ils se déployer face à la ville. 

Les coalisés engagent la bataille le dimanche de Pâques, l0 avril 1814, dans le quartier Saint-Cyprien et le quartier de la Croix-Daurade. Mais les Français résistent avec succès. Les Anglais reprennent l'attaque en début d'après-midi avec le concours de leur artillerie. Les Français résistent au choc et finalement, à la tombée de la nuit, se replient en bon ordre après quelques derniers coups de feu au pont des Demoiselles, sur le canal du Midi.

Tout cela pour rien. Il en reste un obélisque commémoratif en briques roses sur la colline de Jolimont, la « Colonne du Dix-Avril ».

 

Publié ou mis à jour le : 2024-01-07 09:47:52

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