25 avril 1792

Rouget de Lisle chante la Marseillaise

Le soir du 24 avril 1792, le maire de Strasbourg, le baron Philippe-Frédéric de Dietrich, reçoit quelques notables et amis. Cinq jours plus tôt, la France a déclaré la guerre à l'Autriche. Dans le salon, l'effervescence est à son comble. Elle va conduire à la conception d'un chant guerrier appelé à devenir le premier hymne national de l'Histoire, la Marseillaise...

Le maître de maison s'adresse au jeune Joseph Rouget de Lisle, officier de son état et violoncelliste à ses heures (32 ans) : « Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation ».

Le capitaine de garnison, de retour chez lui, s'exécute avec fougue. Le lendemain soir, de Dietrich organise un dîner au cours duquel lui-même reprend son chant, accompagné par une dame au clavecin et par Rouget de Lisle au violon.

Rouget de Lisle chantant la Marseillaise dans le salon de Dietrich (Isidore Pills, 1849, Musée de l'Histoire de France, château de Versailles)

La Marseillaise, paroles et musique

Écoutez l'hymne national dans une interprétation orchestrale du 46e Régiment d'Infanterie (Berlin 1993)...

Le premier hymne national

D'abord baptisé Chant de guerre pour l'Armée du Rhin, le nouveau chant recueille un succès fulgurant. Des voyageurs colportent les paroles et l'air dans tout le pays.

A Marseille, où des volontaires se préparent à se rendre à Paris pour combattre l'invasion, on leur distribue des feuillets avec les paroles du chant patriotique.Les fédérés marseillais entonnent celui-ci tout au long de leur voyage et lors de leur entrée dans la capitale. D'où son nom définitif de Marseillaise.

Le chant scande quelques semaines plus tard la charge des soldats de Valmy. Lors des révolutions de1848 dans l'ensemble du continent européen, la Marseillaise reçoit une consécration internationale (avant d'être plus tard supplantée par l'Internationale).

De Dietrich fut fort mal récompensé car il finit sur la guillotine quelques mois plus tard. Rouget de Lisle échappa au même sort par la fuite...

Publié ou mis à jour le : 2024-01-25 09:40:03
P.Wallon (24-04-2022 16:15:23)

Pour la claveciniste Sylvie PECOT-DOUATTE, Jean-Frédéric EDELMANN, compositeur célèbre du 18e siècle guillotiné sous la Terreur, serait l'auteur de la musique de « La Marseillaise » :
http://www.les-petites-dalles.org/Conf_Edelmann.html

Andrzej Cisek (24-04-2022 12:32:04)

Comme d'autres révolutions, La Grande Révolution Française dévorait ses propres enfants et dirigeants. Au fil des ans, elle est devenue le mythe qui vit jusqu'à aujourd'hui. Mais la vérité est moins glorieuse. Le baron Philippe-Frédéric de Dietrich a été guillotiné en décembre 1793. Rouget de l'Lisle perdant sa sympathie à la Révolution, déserte de l'armée et a dû fuir, après sa capture il a été condamné à mort, mais survécu parce que La Terreur est passée. Les "bénévoles"de Marseille étaient en vérité un gang de criminels des ports du sud de la France qui ont déjà assassiné et volé à Paris lors des Massacres de Septembre en 1792.

Jean MUNIER (24-04-2022 09:46:10)

il y a aussi une forte ressemblance avec le concerto pour piano n° 25 K 503 de Mozart composé en 1786.

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