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Les grandes heures du Québec
• 24 juin 1497 : Jean Cabot découvre le Canada
• 9 août 1534 : Jacques Cartier découvre le Saint-Laurent
• 3 juillet 1608 : fondation de Québec
• 17 mai 1642 : fondation de Montréal
• 14 septembre 1755 : le Grand Dérangement des Acadiens
• 14 septembre 1759 : mort de Montalm
• 28 avril 1760 : victoire française à Sainte-Foy
• 10 février 1763 : traité de Paris
• 10 juin 1791 : Acte constitutionnel du Canada
• 21 janvier 1948 : le Québec se donne un drapeau
• 24 juillet 1967 : « Vive le Québec libre ! »
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10 juin 1791

Le Québec à la conquête de sa souveraineté


Le 10 juin 1791, le roi anglais George III signe l'Acte constitutionnel du Canada. Il partage la colonie nord-américaine en deux provinces :
– À l'ouest de la rivière Outaouais (Ottawa en anglais), est créé le Haut-Canada, à dominante anglophone.
– À l'est, le Bas-Canada réunit les Canadiens de souche française. Il compte 160 000 habitants dont seulement 20 000 anglophones. Sa capitale est la ville de Québec.

Cette réforme satisfait les communautés anglophone et francophone en créant deux provinces ainsi qu'en introduisant des assemblées de représentants élus. Toutefois, le Conseil législatif et le Conseil exécutif restent composés de membres nommés par la Couronne et majoritairement anglophones.

Camille Vignolle

De l'oppression à l'autonomie

L'Acte constitutionnel fait suite à l'annexion de la Nouvelle-France par l'Angleterre une génération plus tôt, le 10 février 1763, au traité de Paris.

L'ancienne colonie française est rebaptisée Province of Quebec par la Proclamation Royale du 7 octobre 1763.

Les nouveaux maîtres montrent d'abord une grande sévérité à l'égard des colons. Ainsi obligent-ils les candidats à la fonction publique à abjurer le catholicisme par le serment du Test. Ils répriment aussi l'usage de la langue française.

Quand éclate l'insurrection des Treize colonies qui deviendront les États-Unis, Londres renverse la vapeur et décide de s'allier les élites québécoises.

C'est ainsi que les habitants de la Nouvelle-France sont rétablis dans presque tous leurs droits par l'Acte de Québec du 22 juin 1774 (Quebec Act). Ils conservent le droit de pratiquer leur langue et leur religion, retrouvent leurs lois civiles, leur système seigneurial et obtiennent un siège au Conseil du Canada. Leur territoire est même quadruplé par adjonction de terres vierges.

Comprenant qu'ils n'ont plus rien à attendre de la France, les Québécois renoncent à se rebeller sans pour autant défendre la couronne britannique.

L'année suivante, quand les insurgés américains envahissent la province, il n'y a guère que le clergé et la noblesse pour répondre à l'appel du gouverneur Guy Carleton. Les Américains peuvent entrer dans Montréal sans avoir à livrer de combat. Ils tentent ensuite de s'emparer de la ville de Québec mais ils sont repoussés dans la nuit du 31 décembre 1775 par la garnison anglaise qu'a dû rassembler en toute hâte le gouverneur. L'arrivée de renforts anglais au printemps 1776 les oblige à se replier.

Une difficulté inattendue survient lorsqu'arrivent des États-Unis 40 000 loyalistes anglophones désireux de rester sous les lois britanniques... Attirés par les dons en terres et en argent de la couronne britannique, huit mille d'entre eux s'établissent dans la province du Québec.

Comme ces nouveaux arrivants ne veulent pas des lois françaises, il faut encore une fois changer les lois. C'est ainsi qu'est promulgué l'Acte constitutionnel du Canada, qui officialise le partage territorial entre francophones et anglophones.


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• 21 janvier 1948 : le Québec se donne un drapeau

Publié ou mis à jour le : 2016-04-29 11:57:49

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Gilles Aerts (07-06-201523:03:02)

Quand je suis arrivé à Montréal en juin 1965, je me souviens que les gens ordinaires se définissaient comme "Canadiens" tandis que les Canadiens anglophones, c'était "les Anglais" ou mieux encore, "les maudits Anglais" ! :-)

miguel (15-11-201117:04:40)

Le terme Québécois apparait plus tardivement (années 1960). Il serait plus juste d'utiliser le terme Canadiens-français pour désigner la plupart des habitants du Bas-Canada.

Mathieu Demers (04-09-200620:01:03)

N'oublions pas que l'Acte d'Union de 1840 n'est pas né d'une volonté commune des deux peuples de s'unir mais il s'agit plutôt d'une conséquence du rapport Durham qui recommandait à la Grande-Bretagne l'assimilation des Canadiens français à l'intérieur d'une même colonie.

La nouvelle colonie aura donc un système parlementaire "égalitaire", qui favorise l'ancien Haut-Canada (Ontario actuel) majoritairement peuplé d'Anglo-Saxons en leur donnant autant de sièges que les francophones b... Lire la suite


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