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18 février 1564

Michel-Ange rejoint Dieu et ses anges

Le 18 février 1564, Michelangelo Buonarroti, plus connu sous le nom de Michel-Ange, meurt à Rome à l'âge de 89 ans.

Jusqu'à sa mort en pleine gloire, l'artiste toscan a poursuivi une collaboration âpre et féconde avec tous les papes de la Renaissance, à commencer par Jules II...

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Publié ou mis à jour le : 2018-11-27 10:50:14
Verone Ringo (04-06-2006 00:03:41)

Bonjour,
Si l'on s'interesse un peu plus au sujet de l'art, de la fécondité de la période renaissante, alors on pourra soulever un certain de nombre de choses primordiales qui nous aideront aussi à comprendre notre époque.

Tout d'abord, les différents conciles à l'orée de l'an 1000 où se dessine la volonté de mettre l'homme au centre du monde pour qu'il s'élève (à Dieu, et à la foi de manière générale). Il s'agit du plus beau rêve que l'occident ait pu faire en allant jusqu'au bout de celui-ci, et l'un des plus beaux rêves de l'humanité. Pour cela, l'ensemble de toutes les conditions intellectuelles dans l'ensembles des domaines (surtout des langages) connus ou inconnus devaient être mise à disposition dans la société qui devait être crée. En effet, l'idée même d'une société nouvelle avant la renaissance est le fruit de cette pensée qui mit plusieurs siècles à éclore (environs 3), et dont la première pierre fût la création des universités. C'est cette volonté des états d'investir dans le langage, dans les sciences, et dans les individus pour l'homme puisse s'élever qui à fait qu'un fils de boulanger ou de masson deviennent des artistes comme Michel-Ange ou Léonard de Vinci. Aujourd'hui, notre société pousse à la stérilité la plus totale car le rêve de la société est quelque chose que personne ne comprend : "la croissance" (...jusqu'où, pourquoi ! ...vraiment ?), et d'autre part le sujet individuel de l'homme qui était l'élévation est devenu l'argent.

Il suffira souvent de formuler ce rapport pour se voir insulté très rapidement (d'aristocrates, d'homme d'église, de communistes, de fasciste, -...cela dépend de la couche sociale et du pays). On ne le dira jamais assez, on n'a pas besoin de culture pour faire de l'argent, mais l'inverse est devenu vrai aujourd'hui, car c'est bien le choix de la culture de l'argent qui a été fait, et ce pour des raisons politiques et commerciales (surtout commerciales). Des thèses très intéressantes sur la création même de l'art contemporain par une classe sociale particulière (oups!) après une suite sans erreurs d'incompréhensions successives pendant un siècle et demi, ont abouti à la création pur et simple d'un art artificiel (qu'est-ce qu'on s'amuse!), qui comme les valeurs financières, sont baseés sur une valeur explicite et un discours qui est "politique" ou "stratégique" (ce sont les vocabulaires actuel aujourd'hui lorsqu'on décrit une oeuvre : "la politique de l'oeuvre", "la stratégie de l'artiste").

Alors, je laisse l'internaute réfléchir à des chose bien plus graves (allez! petit indices), notamment l'évolution du goût artistique depuis le nouveau régime jusqu'à aujourd'hui, et le plaisir à accorder de la sympathie à tout ce qui est mortifère, mélancolique, absurde, et le mythe de l'artiste comme tel quel depuis un siècle et demi...

Verone Ringo

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