Pour les chrétiens de toutes obédiences, la fête de Noël le 25 décembre commémore depuis l'an 336 la naissance de Jésus-Christ, à l'origine du christianisme.
En ce qui concerne l'année de sa naissance, la tradition la situe en l'an 753 de la fondation de Rome, sous le règne de l'empereur Auguste. Cette année est devenue par convention l'An I de notre ère.
Héritiers de la tradition judaïque, les chrétiens cultivent la foi en un Dieu unique mais en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit (c'est le mystère de la Sainte Trinité). Ce Dieu se veut proche des hommes et leur a exprimé son amour en leur envoyant son Fils afin de les éloigner du péché et les conduire à la vie éternelle.
Selon le Credo (« Je crois » en latin), celui-ci « a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme » sous le nom de Jésus - ou Iéshoua (en hébreu, « Dieu sauve »).
Il a supporté de souffrir et de mourir sur la croix car, dit-il, « il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime » (Jean, 15.13). Ainsi se manifeste sa proximité avec l'humanité. Mais, selon les disciples de Jésus, il est aussi ressuscité, manifestant par là sa divinité. La foi en sa résurrection est au cœur du christianisme.
La naissance de Jésus selon les Évangiles
D'après l'Évangile de Matthieu, Jésus serait né de Marie, une jeune fille dont on peut penser qu'elle avait 16 ou 17 ans et qui avait été promise en mariage à Joseph, un homme de la descendance du roi David. Marie aurait été vierge lorsque l'ange Gabriel lui annonça qu'elle était enceinte et donnerait le jour au Messie que les juifs attendaient depuis des siècles.
Le mot Messie (« oint du Seigneur » en hébreu) se traduit par Christos en grec, la langue véhiculaire du bassin méditerranéen à cette époque, d'où le nom donné plus tard au fils de Marie, Jésus Christ, et à ses disciples, les chrétiens.
Troublé par cette grossesse inattendue, Joseph renonça néanmoins à répudier sa promise après qu'un ange l'eut informé des intentions divines.
D'après l'évangéliste Luc (2.1-20), la naissance de Jésus survint à Bethléem, à quelques kilomètres au sud de Jérusalem, car Joseph et Marie avaient dû s'y rendre pour se faire recenser conformément à un édit d'Auguste :
À cette époque-là parut un édit de l'empereur Auguste qui ordonnait le recensement de tout l'Empire.
Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville d'origine.
Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la famille et de la lignée de David.
Il y alla pour se faire inscrire avec sa femme Marie qui était enceinte.
Pendant qu'ils étaient là, le moment où Marie devait accoucher arriva,
et elle mit au monde son fils premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une mangeoire parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle des hôtes.
Il y avait dans la même région des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour y garder leur troupeau.
Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur.
Mais l'ange leur dit : « N'ayez pas peur, car je vous annonce une bonne nouvelle qui sera une source de grande joie pour tout le peuple :
aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur qui est le Messie, le Seigneur.
Voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. »
Et tout à coup une foule d'anges de l'armée céleste se joignit à l'ange. Ils adressaient des louanges à Dieu et disaient :
« Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, paix sur la terre et bienveillance parmi les hommes ! »
Notons que ledit recensement n'est évoqué par aucune archive romaine. La présence de bergers dans le voisinage donne à penser que Jésus serait né à l'époque de l'agnelage, au mois d'avril. Par ailleurs, l'évocation du cruel roi Hérode, protégé des Romains, situerait sa naissance en l'an 6 avant J.-C. ! Le moine Denys le Petit, à l'origine du calendrier adopté aujourd'hui dans le monde entier, se serait donc trompé dans ses calculs.
L'enfance de Jésus se déroula en Galilée, au nord de la Palestine, dans une ville peu connue du nom de Nazareth, où Joseph exerçait le métier de charpentier. Il semble que l'enfant ait eu de nombreux frères et soeurs plus jeunes, ce qui est admis par les protestants mais contesté par les catholiques. Le mot grec adelphos employé par les évangélistes pourrait en effet désigner aussi bien les frères que les cousins ou les proches du Christ.
Vers l'âge de trente ans, Jésus quitta sa famille et commença à prêcher sur les bords du lac Tibériade. D'humbles pêcheurs le rejoignirent. Ils n'allaient plus le quitter jusqu'à sa mort sur la croix, trois ans plus tard.
Aux premiers siècles de notre ère, les Grecs célébraient la venue de Jésus-Christ le 6 janvier, à l'occasion de l'Épiphanie (d'un mot grec qui désigne une apparition).
Ce jour-là, ils n'évoquaient pas sa naissance proprement dite mais plutôt son baptême dans les eaux du Jourdain par Jean-Baptiste ou encore le miracle des noces de Cana (l'eau transformée en vin), ou enfin la présentation du nouveau-né aux rois mages.
À Rome, en 354, le pape Libère reporte cette célébration au 25 décembre, en remplacement des Saturnales romaines et de la fête du soleil vainqueur (sol invictus) que les païens avaient coutume de consacrer au retour du soleil après le solstice d'hiver. C'est une manière de rappeler que Jésus est la « Lumière du monde ».
Au Moyen Âge, la piété populaire centre la fête sur la naissance proprement dite de Jésus. Noël viendrait de natalis dies (en latin, « jour de la naissance ») à moins qu'il ne soit une déformation d'Emmanuel. Ce nom rappelle l'oracle du prophète Isaïe : « Le Seigneur vous donnera un signe: la vierge enfantera un fils et l'appellera Emmanuel (en hébreu, Dieu avec nous) » (Évangile selon Matthieu).
Les chrétiens adoptent la coutume d'assister à une messe de Minuit, le soir du 24 décembre. Cette messe de Minuit était autrefois suivie d'une messe de l'Aurore et d'une messe du Jour, comme dans le conte d'Alphonse Daudet : Les trois messes basses. Ces messes, suivies d'un souper festif, rappelaient celles que le pape, évêque de Rome, célébrait au même moment dans trois églises de sa ville.
Se développent aussi au Moyen Âge les représentations vivantes de la crèche. Le mot désigne la mangeoire où reposait selon la tradition l'enfant Jésus, faute de lit mieux approprié. Ces représentations incluent un boeuf et un âne qui veillent sur le nouveau-né, ainsi que les parents et tous les personnages venus rendre hommage à l'enfant : bergers et paysans des environs, rois mages... Plus tard apparaissent les crèches à base de petits personnages en terre cuite.

Au XVIe siècle, apparaît en Alsace la coutume d'un sapin décoré de pommes et de bougies, qui rappellent la vie (Ève et la pomme) et la « Lumière du monde » (Jésus). Une année que les pommes se firent rares, un verrier avisé eut l'idée de les remplacer par des boules de verre soufflé. Cette coutume se diffuse dans les pays germaniques et plus tard en Angleterre, par l'intermédiaire du prince Albert de Saxe-Coburg Gotha, époux de la reine Victoria. À Paris, le premier sapin de Noël est planté aux Tuileries en 1837 par la princesse Hélène de Mecklembourg, belle-fille du roi Louis-Philippe.
Les Américains reprennent à la fin du XIXe siècle la tradition de saint Nicolas, qui distribue des cadeaux aux enfants sages le jour de sa fête, le 6 décembre. Ils transforment le saint en un Père Noël très profane qui passe dans la nuit du 24 au 25 décembre. Noël a perdu depuis lors son caractère strictement religieux et la fête a pris un caractère universel.
Pour éviter de malsaines compromissions, l'Église catholique met désormais l'accent sur la commémoration de Pâques et de la résurrection plutôt que sur Noël et la Nativité.












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Thierry13 (23-12-2025 13:37:29)
Merci à Hérodote pour ses articles très documentés, ici sur la naissance du Christ. Je remercie également Louis pour ses interventions et lui souhaite, ainsi qu’à TOUS les lecteurs d’Herodote un très joyeux Noël. Que l’Amour et la Paix règne dans vos foyers !
Renato (22-12-2025 17:33:36)
Etant devenu athée, je ne veux pas choquer les "croyants chrétiens", mais des recherches sur la généalogie de Jésus montrent qu'il serait le fils d'un soldat Romain en garnison en Galilée.
Voici les extraits des informations que j'ai trouvées sur le net:
Quelle est la vérité, et la réalité fondamentale, pour la Vierge Marie ?
Bien entendu, libre à chacun de croire au dogme de l'Immaculée conception proclamé par l'Église, mais certains historiens ont une tout autre approche.
UNE HYPOTHÈSE VRAISEMBLABLE
Myriam (tel était son vrai nom juif) avait à peine 16 ans lorsqu'elle tomba enceinte des œuvres, non pas de Dieu, mais de Julius Pantera, un légionnaire des troupes d'occupation romaines stationnées en Galilée. Or, dans cette société antique, il était impossible d’être une fille-mère. En catastrophe, (son fiancé ??) le charpentier de Nazareth consentit à la prendre pour épouse. Le brave artisan était plus âgé qu'elle, mais l'honneur était sauf. Elle enfanta Jésus dans une crèche. Par la suite le couple Myriam-Josef eut la joie d'avoir sept autres enfants. Et tout cela fut accompli, non par miracle, mais par les voies naturelles comme font toutes les femmes.
SUR LES TRACES DU LÉGIONNAIRE PANTERA, PÈRE PUTATIF DE JÉSUS
Les historiens se fondent sur les sources écrites et épigraphiques.
Les adversaires juifs de Jésus dans l'évangile de Jean s'exclament :
« une accusation à l'encontre de Jésus que l'on retrouve de façon explicite dans les Actes de Pilate, ainsi que dans le Talmud 14, où Jésus est nommé à plusieurs reprises "Yeshu ben Pantera".
Par ailleurs, Celsus, un philosophe grec, a écrit dans son "Discours véritable" (vers 175-118) qu'a moment donné, la mère de Jésus fut chassée par le charpentier, son fiancé, ayant été convaincue d'avoir commis l'adultère avec un soldat, nommé Panthera.
Une stèle funéraire mise au jour, en 1859, lors de la construction du chemin de fer à Bingen am Rhein, en Allemagne, au bord du Rhin. On lit : "Tiberius Julius Abdes Pantera, de Sidon, (mort à ) 62 ans, Soldat ayant 40 ans de service, de la première cohorte d’archers, git ici." (Musée Römerhalle de Bad Kreuznach).
Le nommé Pantera était un soldat romain contemporain de Marie et originaire de Sidon en Galilée.
L’historien James D. Tabor, dans sa biographie de Marie, a démontré qu’ils étaient quasiment voisins au moment où Marie serait tombée enceinte.
La cohorte de Pantera a séjourné en Orient avant de passer en Europe, à partir en 6 av. J.-C.
Ce Julius Pantera pourrait chronologiquement être le père de Jésus.
En effet, Jésus n’est pas né en l’an 0 : c’est une création tardive du calendrier.
Il est né avant la mort d’Hérode le Grand qui elle, a eu lieu en 4 avant J.-C.
RÉFÉRENCES
James D. Tabor, « Marie : de son enfance juive à la fondation du christianisme », traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Cécile Dutheil de La Rochère et Nathalie Gouyé-Guilbert, Flammarion, 2020.
Le point de vue des Juifs
Pour ne pas révéler au monde que Jésus est bel et bien le fils issu de l’union charnelle entre Joseph et sa femme Marie, l’église n’a reculé devant aucune imposture.
Marie fut tour à tour accusée d’avoir couché avec un soldat romain nommé Panthera ou Pandéra.
Sous le nom de Maria (Myriam), mère du Jésus ou de Bar-Jehoudda, porte dans quelques récits juifs et païens la peine d’avoir trompé Joseph avec un individu qu’ils appellent par corruption, un soldat romain que les uns nomment Panthera, les autres Pandira, les autres Pandera.
Le nom de famille s’efface devant celui que les scribes décident.
Les chrétiens de Transjordanie, où dans cette région le grec se mêle à l’araméen pour composer une sorte de sabir, Jehoudda s’appelle Panthora,
Le plus grand honneur qu’un père puisse faire à son fils aîné, c’est de l’appeler Bar-Panthora. De même le plus grand éloge qu’on puisse faire de la mère,?—?éloge inusité, presque une apothéose civique—?c’est de désigner son grand fils sous le nom de Bar-Myriam.
Pour les évangélistes pour contrecarrer l’histoire, cette ennemie, il a fallut masquer Jehoudda sous Joseph, Salomé sous Maria, Bar-Jehoudda sous Joannes et ensuite sous Jésus, c’est de bonne guerre.
Mais le nom patronymique de Jehoudda, c’est donc Panthora.
Alors que les chrétiens lui décernaient ce glorieux nom, les Juifs talmudiques continuaient à le traiter de Sotada, produit de l’adultère, (par allusion à la façon dont Bethsabée était entrée dans le lit de David) ; et ces deux épithètes, en antagonisme absolu, faisaient parallèlement leur chemin dans le monde, les Juifs chrétiens appelant le fils de Jehoudda Bar-Panthora, les talmudistes, au contraire, Ben-Sotada.
Ces deux épithètes sont cause de la plus sotte calomnie qui ait jamais atteint l’honneur d’une femme. Mais d’où provient donc cette énormité ?
Voici son étymologie.
Le livre de la Mischna qui traite des épouses suspectes d’adultère s’appelle Sota.
Le héros de l’Évangile étant dit Ben-Sotada dans le Talmud de Tibériade, les ignorants et les médisants (c’est presque toujours la même chose) en ont conclu que le Jésus était né d’une femme adultère.
Ce coq-à -l’âne fantastique a d’autant plus de crédit que les chrétiens sont les premiers à proclamer Panthora père du jésus.
Celse le platonicien fait ,d’après eux, Jésus fils de Panthora.
Épiphane de Salamine corrompt légèrement la version primitive en faisant de Panthora le père de Joseph, mais Jean Damascène, qui habite Jérusalem au huitième siècle et qu’on a canonisé, introduit sans aucune difficulté Panthora dans sa Généalogie de Jésus.
Le père du Jésus, c’est Panthora.
Entre les chrétiens, les païens et les Juifs l’accord est complet, car le Talmud de Babylone sous le nom de Joannes Nazir (le Nazaréen), fait de Jésus le fils de Panthora et de Maria.
Michel (21-12-2025 13:28:14)
Passionné de généalogie j’ai déjà plus que du mal à trouver l’acte de baptême de Jeanne d’Arc : Alors celui du présumé Jesus de Nazareth…
Mais ce n’est sans doute qu’un détail me direz vous, mon Père !
Philippe (31-12-2024 18:23:11)
La question de Nazareth montre que, paradoxalement, certaines incohérences des Évangiles vont dans le sens d'une authentique historicité.
Quel intérêt avaient en effet les disciples à parler d'une naissance à Nazareth ? "De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ?" dit même l'apôtre Nathanaël en Jn 1, 46. Ce lieu de naissance n'évoque donc rien et serait donc plus ennuyeux pour les disciples que la naissance à Bethléem.
A contrario, celle-ci porte une forte charge symbolique puisque c'est le lieu de naissance du Messie d'après le prophète Michée. Et elle est beaucoup plus controversée, à juste titre.
De toute façon, le lieu de naissance des hommes antiques est rarement certain. En écoutant les podcasts d'une chaine d'histoire, j'ai ainsi appris qu'on ne connaissait pas avec certitude ni le lieu de naissance de l'empereur Caligula, ni le prénom de Tacite par exemple. Et pourtant personne n'en discute l'historicité.
Cécil Artheaud (22-12-2023 15:16:41)
Je m'étonne de l'assertion de Raymond selon laquelle Platon est le seul philosophe grec admis par le christianisme. Aristote l'est tout autant sinon plus, suite à l'influence de Thomas d'Aquin. Epictète lui même (stoïcien) n'a pas été cloué au pilori...
En somme le christianisme est un syncrétisme et je me demande si le prétendu sacrifice de Jésus n'est pas une invention de Paul de Tarse qui, grec, devait bien connaître les rites sacrificiels en vigueur dans la religion grecque. Dans cette optique, Paul de Tarse a bien réussi à donner à la crucifixion un sens puisé dans les religions anciennes.
Myraph (13-06-2021 13:55:36)
Dans les chants populaires très anciens, Noël se disait "Nollet".
BRIVOT (20-12-2020 11:25:45)
(précédent commentaire corrigé d'une faute d'orthographe et d'une répétition)
Retenons le commentaire de Pierre Marie (24-12-2019 11:35:34) parfaitement rédigé en français rigoureux mais surtout d’une morale et d’une intelligence que n’ont pas d’autres contributeurs. Merci à ce monsieur.
Et justement, pour ces esprits ‘avancés’, qu’ils ne se fassent pas de soucis : le nihilisme vaincra avec la décadence et la putréfaction de notre Civilisation, tous les éléments sont présents avec les invasions que l’on peut constater…
Burrhus (13-01-2020 16:40:05)
Globalement d'accord avec Raymond (22-02-2016).
Il faut bien faire la distinction entre les faits et leur interprétation. D'autant plus qu'en l'espèce il y a peu de traces directes. Et puis, un "détail" : Titrer " ... naissance du Christ" (= messie comme vous le dites très bien) revient à admettre le caractère divin de Jésus, donc que l'on est chrétien. Ce qui n'est sans doute pas le cas de toutes les personnes, dont je suis, qui apprécient votre revue.
Bonne-maman (24-12-2019 17:18:53)
Merci pour vos bons articles sur la fête de Noël ( le vrai NOËL, naissance du Christ, qui n'est pas celui du "Père Noêl" de coca-cola dont on nous rebat les oreilles !...)
Joyeux Noël à vous !
Pierre Marie (24-12-2019 11:35:34)
D'abord un grand merci à Hérodote d'être fidèle à sa vocation : éclairer l'histoire.
Quant à Raymond pour qui : "une revue historique se doit de respecter l'Histoire et non propager et encourager une mythologie...", il me semble qu'il manque des connaissances suffisantes (intellectuelles ? culturelles ? historiques ?) qui lui permettraient, au-moins, de reconnaître qu'Hérodote ne propage pas des mythes. J'aimerais l'entendre à ce sujet à propos des autres "mythologies" de l'antiquité qui ont un ancrage historique documenté et des conceptions religieuses. Cela étant il ne faut pas confondre la religion (toutes les religions) qui a une histoire avec des personnages historiques et non mythologiques et d'autres aspects de la religion qui suppose une adhésion à des principes, une morale qui dépassent le cadre de l'histoire tout en s'inscrivant dans un contexte historique chronologique. On ne demande pas de croire en Dieu en reconnnaissant que le Christ a existé et a vécu à une époque déterminée. Les témoignages les plus historiques attestent son existence. Ensuite personne ne vous demande de croire que Jésus-Christ est le Fils de Dieu.
Andolfi (28-12-2016 18:35:52)
A mon humble avis, je pense que Raymond devrait exposer ses connaissances dans un livre destiné à nous en apprendre sur la religion catholique ! Merci.
Jean Yves (16-10-2016 19:35:35)
Le puritanisme et le rigorisme de la pensée essénienne sont très éloign du message de tolérance du Christ
raymond (22-02-2016 00:34:18)
Je pense qu'une revue historique se doit de respecter l'Histoire et non propager et encourager une mythologie. Le christianisme est à l'évidence une construction née de la rencontre (intellectuelle) entre l'essénisme (le Maître de justice, voir les manuscrits de la Mer Morte), d'une forte influence grecque (les relations entre Platon et des rabbins à Alexandrie ont sans doute été pour beaucoup dans sa vision dualiste séparant le ciel des idées de la chair des corps qui est un des fondements de la pensée intellectuel judéo-chrétien) rien donc d'étonnant à ce que Platon soit pratiquement le seul philosophe grec accepté par les chrétiens.
Il faudrait en fait parler de Judéo-Hellenico-Christianisme, car même à Rome les premiers chrétiens étaient grecs, qu'Alexandrie comptait un énorme contingent de convertis au judaïsme et que les premiers papes recensés hormis le mythique Pierre, étaient grecs (voir l'Encuyclopédie des papes) Pour ce qui est de l'historicité (autre point commun avec le judaïsme qui s'inscrit dans une généalogie et une vision historique), je crois me souvenir que Nazareth a été fondée vers l'an 200 (mais l'Ancien comme le Nouveau Testament sont truffés d'incohérences dues aux nombreuses sources et réécritures qui ont tenté de constituer un corpus textuel relativement cohérent), par ailleurs les quatre évangiles sont dits synoptiques car ils sont les seuls à raconter, à peu près, la même histoire, les autres (plusieurs dizaines) ont été écartés par un concile car partant dans toutes les directions. Je rappelle que les représentations du Messie-Krystos chez les romains convertis l'identifiaient plus à une figure androgyne apollinienne qu'au barbu qui n'apparaîtra que bien plus tard. Quant au mythe de Constantin converti, il faut le rayer des écritoires, il était adorateur du soleil (auquel était assimilé Jésus, le sol invictus) et ne se convertit que sur son lit de mort et de surcroît à l'Arianisme. Son épouse était chrétienne et politiquement il était intéressant pour lui de richement doter les chrétiens, dans le but de se les attacher.
Alors concentrons nous sur les conséquences due la naissance du christianisme, ses conséquences politiques, sociales et économiques, sur ses rites mais laissons les discours religieux à ce qu'ils sont, des constructions issues de l'esprit de quelques uns, adoptées ensuite par d'autres pour des raisons diverses (désir de croire à sa survie, sens à l'existence, peur de la mort, affaiblissement des religions romaines devenues essentiellement ritualistes mais perdant leur fonction "rassurante"). J'ajouterais, comme l'écrit Josy Eisenberg dans un de ses livres que nombre de romains judaïsaient, mais reculaient devant les obligations alimentaires et surtout la circoncision et que le christianisme apportait une solution monothéiste "light" qui les satisfaisait. Hélas, comme le judaïsme en son temps (et à l'échelle de son minuscule territoire), le christianisme, à l'échelle de l'Empire romain dans les chaussons duquel il s'installa, se révéla comme une machine brutale et intolérante, massacrant, convertissant de force des peuples entiers, détruisant des civilisations et laissant dans l'histoire une ineffaçable traînée de sang. Les choses ont évolué, grâce à l'esprit de résistance (voir Wagenheim, les libertins, les premiers athées, les Lumières et même le protestantisme -pourtant peu tolérant lui aussi).
Alors, par respect pour l'histoire que vous défendez avec talent, mettez tous les textes "sacrés" ou "révélés" à leur niveau réel (et qui n'est pas mince) de mythes fondateurs ou constitutifs d'identités ou de comportements sociétaux (Décalogue, par exemple, paraboles, etc.) mais sans leu conférer une historicité dont il est évident qu'elle repose sur une construction a posteriori.
Je suis désolé d'avoir été un peu long et peut-être un peu désordonné, mais la place me manque pour développer tous les arguments liés, entre autres, aux personnages réels et aux qurelles théologiques qui ont coulé les fondations de l'édifice religieux chrétien.
Daniel (25-12-2015 22:16:54)
Si l'on se réfère à certaines indications du Nouveau Testament, en particulier à la naissance de Jean le Baptiste et au service de son père au Temple, il semble bien que l'on puisse conclure à la naissance de Jésus-Christ en octobre.
Je peux développer si quelqu'un le souhaite, mais il est vrai que Jésus est à recevoir comme la lumière venue éclairer les hommes, et que la date précise de sa naissance importe finalement assez peu. A-t-Il seulement invité ses apôtres à la célébrer ? !!
En le faisant chaque année le 25 décembre depuis des siècles, l'église catholique a tenté de rendre chrétienne une fête qui n'était que païenne. Et qui l'est bien restée quand on réalise l'étendue des festivités en cette date et en l'absence totale de Dieu, le plus souvent !
Adam (23-12-2015 16:50:08)
@Achiardi
Merci de respecter la vision des autres religions et des incroyants, notre pays à assez souffert cette année des certitudes religieuses de certains tout à la fois suicidaires et massacreurs.
Inutile de rajouter vos certitudes en lettre majuscule issues elles d'une religion concurentes.
N'oubliez pas que l'on massacre encore de nos jours des personnes sans défense au nom d'un certain christianisme.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/11/27/fusillade-pres-d-un-centre-de-planning-familial-aux-etats-unis_4819470_3222.html
Herodote.net répond :
Evitons tout de même les amalgames hâtifs entre les attentats à la ceinture d'explosifs et les gesticulations isolées de quelques huluberlus...
Sylvaino (22-12-2015 08:05:10)
A propos de l'Immaculée conception, à l'initiative de Pie IX en 1854: ce n'est pas du tout la virginité de Marie qui est décrétée, mais plutôt le fait qu'elle soit la seule et unique à être née sans être entachée du péché originel. Le dogme de l'Eglise ne pouvait accepter cela de la mère de Dieu! (réponse -tardive- à Forestier 21-12-2008)
André (25-05-2014 17:21:52)
Jésus serait né à Bethléem pour cause de recensement. Le fameux recensement n'a jamais eu lieu à la naissance de jésus, mais 10 ans plus .tard
Jacques (24-12-2013 12:14:45)
Je croyais que l'origine du sapin de Noël était beaucoup plus ancienne et résultait d'une coutume des peuples de l'Europe du Nord qui décoraient et brulaient un sapin, arbre symbole de vie avec ses feuilles persistantes, pour célébrer le début de l'allongement des jours après le solstice d'hiver.
achiardi (23-12-2013 14:22:01)
PEU IMPORTE SI JESUS EST né avant ou APRES LE 25...
IL EST LE CHRIST qui donne un visage à Dieu : IL EST
Dieu, invisible AUJOURD'HUI pour être en chacun de nous
ET PARTOUT.
IL ne se situe pas au niveau de Mahomet ou de Bouddha ou de...
Cette Bonne Nouvelle est une Histoire de LA Révélation
que vous pouvez revoir sur :
www.saintetiennedetinee.co/janvier2009.htm
MERCI, cordialement : Louis.
Lefebvre Jean (03-01-2013 17:15:19)
Les problèmes de calendrier sont compliqués.Le Christ est né le 25/12/753 mais ce sont des années AUC (ab urbe condita =depuis la fondation de Rome)mais notre calendrier n'est pas celui là .25/12/753 correspond à 21 avril 754.C'est pourquoi on trouve des bergers dans les champs, ce qui n'est pas possible au mois de décembre mais dire que Noël est en avril est impossible parce qu'on a placé Pâques à cet époque.Dés lors, on a pris le mois de décembre précédent à la fête paienne du 25.soit le 25/12/753 mais de notre calendrier.
Contrairement à ce qui est dit, je crois que l'année 1 est l'année 754.L'année 753 est l'année -1 (le zéro n'existait pas à l'époque).Cela serait utilisé par les historiens. Par contre les scientifiques prennent 753 pour année zéro parce qu'ils ont besoin du zéro(!) et décalent toutes les années négatives en arrière.
Louis (24-12-2012 21:22:53)
Bonjour et merci pour la qualité de vos articles.
Jésus Christ vient pour nous arracher à la Mort.
Autrement dit, il libère l'humanité de l'esclavage de ses péchés. Et contre toute attente, il rompt à jamais nos chaînes en souffrant et mourant sur une Croix, comme un esclave. Mais c'est LUI qui fait ce choix, par obéissance au Père.Par Amour pour nous tous... Cette "stratégie" est inimaginable, inouïe! Satan, le Malin, est lui-même floué par la suprême Sagesse qui est folie pour "les sages". Folie d'Amour!
C'est pourquoi j'aime ce Dieu; il est l'Humour & l'Amour!
Joyeux Noël à tous!
LOUIS
LORIDON (22-12-2008 08:53:47)
En provence, surtout dans le Var, il est ajouté le "Pistachié" dans la crèche provençale
Comme son nom l'indique c'est celui qui sur les marchés vendait des pistaches. On lui prête par contre le fâcheuse réputation de coureur de jupons.
Ce qui fait dire d'un galant homme " Lui, peuchère...Il est gentil, mais attention, c'est un vrai pistachié"
FORESTIER (21-12-2008 21:36:45)
Quelques remarques
Toute la Nativité n’est que symboles, notamment chez Matthieu. Voir par exemple le tableau de Léonard de Vinci.
Bonne remarque sur l’agnelage. Chez les musulmans, Jésus, le prophète Aïssa, est né au moment de la récolte des dattes.
Le bœuf et l’âne sont dans un des évangiles apocryphes.
Selon le « protévangile » apocryphe de Jacques, frère de Jésus, Marie avait 12 ans quand elle a été promise à Joseph, veuf (« J'ai des fils, je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la risée des fils d'Israël ? »)
C’était la tradition dans l’empire romain de cette époque de prendre une jeune fille promise dans sa maison dès l’âge de 12 ans et de ne consommer le mariage quand elle atteint l’âge de 14 ans.
« Vierge » et « jeune fille » sont désignés par le même nom en grec, les traducteurs ont pris l’une ou l’autre traduction selon la tendance de l’époque. C’est le très contestable Pie IX qui a en 1854 décidé du dogme de l’Immaculée conception dans sa bulle Ineffabilis Deus