De Bonaparte à Napoléon 1er avec Herodote.net
 
 
 
Bonaparte au passage des Alpes
La maison natale de Napoléon à Ajaccio
Létitia Bonaparte, mère de Napoléon
Joséphine de Beauharnais
Bonaparte Premier Consul
Reddition d'Ulm
Les maréchaux à Berlin
Mariage de Napoléon et Marie-Louise
La campagne de France
Napoléon sur son lit de mort
Le tombeau de Napoléon aux Invalides
Le duc de Reichstatd, fils de Napoléon et Marie-Lo

Choiseul achète la Corse à Gênes

Le 15 mai 1768, à l'initiative du ministre Choiseul, le roi Louis XV achète la Corse à la République de Gênes. Celle-ci est trop heureuse de se débarrasser d'une île en permanence insoumise. Le chef de la résistance corse, Pasquale Paoli, est vaincu le 9 mai de l'année suivante par les Français. Quelques semaines plus tard, une certaine Laetitia Bonaparte donne le jour à un petit Napoleone...

La France soumet la Corse

Le 9 mai 1769, la bataille de Ponte-Novo livre la Corse à la France (certaines sources datent la bataille du 8 mai 1769) et met fin à une « Guerre de quarante ans ». Le chef de l'insurrection, Pasquale Paoli, s'embarque pour l'exil...

Jour présumé de la naissance de Napoléon

Le 15 août 1769 est né un garçon appelé à une gloire immense, un certain Napoleone Buonaparte, plus connu sous son nom francisé, Napoléon Bonaparte, ou mieux encore sous son nom de règne, Napoléon 1er.

L'incertitude plane sur le lieu de naissance, quelque part dans le maquis corse ou dans la maison familiale d'Ajaccio. Elle plane aussi sur la date de naissance exacte de l'Empereur des Français. La date officielle, qui coïncide avec la fête de l'Assomption, relève d'une propagande tardive.

Premier partage de la Pologne

Le 17 février 1772, sur une suggestion du roi de Prusse Frédéric II, celui-ci s'entend avec la tsarine Catherine II et l'archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse pour enlever à la Pologne un tiers de son territoire. L'accord est confirmé le 25 juillet suivant par le traité de Saint-Pétersbourg. Il s'agit de fait d'un acte de brigandage sans guère de précédent dans l'Europe moderne, à rebours de l'esprit des Lumières. Les révolutionnaires français vont s'en prévaloir pour annexer vingt ans plus tard la Belgique et d'autres pays voisins du leur.

Mort de Louis XV

Le 10 mai 1774, le roi Louis XV, surnommé dans sa jeunesse le Bien-Aimé, meurt à 64 ans au milieu de l'opprobre générale, après avoir régné plus d'un demi-siècle.Ses deux fils l'ayant précédé dans la mort, c'est à son petit-fils de 20 ans, le duc de Berry, que revient le trône sous le nom de Louis XVI.

Le nouveau roi de France est le troisième fils du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe. C'est un garçon cultivé et intelligent mais doux et maladivement timide. La mort prématurée de ses deux aînés en a fait l'héritier de la couronne sans y avoir été préparé. Sa vie conjugale ne lui apporte guère de satisfaction depuis son mariage avec l'archiduchesse Marie-Antoinette, quatre ans plus tôt.

Avènement de Joseph II à Vienne

À la mort de Marie-Thérèse, le 29 novembre 1780, son fils aîné Joseph II de Habsbourg-Lorraine hérite de son pouvoir sur les États autrichiens. Il réforme sans attendre les États autrichiens. C'est l'« Aufklärung », l'équivalent allemand des Lumières...

La paix de Versailles consacre l'indépendance des États-Unis

Le 3 septembre 1783, le traité de Versailles officialise la naissance des États-Unis d'Amérique. Le texte est signé par le comte de Vergennes et le comte de Manchester au nom des rois Louis XVI et George III et en présence des représentants de l'Espagne. Il met fin à la guerre d'Indépendance des Treize Colonies anglaises d'Amérique du Nord. Le matin de ce même jour, Benjamin Franklin et John Jay, représentants des Insurgents américains, ont rencontré l'ambassadeur britannique David Hartley dans sa résidence parisienne, rue Jacob. Par ce traité de Paris, ils ont obtenu la reconnaissance par l'Angleterre de l'indépendance des États-Unis d'Amérique...

Pitt le Jeune devient Premier ministre

Le 18 décembre 1783, à Londres, le roi George III appelle à la tête du gouvernement un jeune homme de 24 ans, William Pitt the Younger (le Plus Jeune), ou le Second Pitt...

L'Affaire du collier de la Reine

Le 25 janvier 1785, le prince-cardinal de Rohan reçoit une somptueuse rivière de diamants qu'il destine à la reine Marie-Antoinette. Mais le fringant cardinal se laisse gruger par des escrocs de haut vol.

Le scandale va retomber sur la reine de France bien malgré elle et ruiner sa réputation de femme honnête...

L'abbé Grégoire fonde la « Société des Amis des Noirs »

Le 19 février 1788, l'abbé Henri Grégoire fonde avec quelques nobles libéraux, comme les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, la « Société des Amis des Noirs ». Elle prône l'abolition de l'esclavage dans les colonies.

Journée des tuiles à Grenoble

Le 7 juin 1788, les habitants de Grenoble, dans les Alpes, défient les troupes du roi. Juchés sur les toits de leurs maisons, ils jettent des tuiles du toit de leurs maisons sur les soldats qui avaient reçu l'ordre de disperser les parlementaires de la province...

Ouverture des états généraux

Le 5 mai 1789, le roi Louis XVI ouvre les états généraux à Versailles en compagnie de son ministre Jacques Necker...

La prise de la Bastille

Le 14 juillet 1789, la Bastille est prise d'assaut par des Parisiens. Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, les émeutiers s'emparent de la prison et massacrent le gouverneur de Launay.

Le prévôt des marchands, de Flesselles, compte aussi parmi les victimes de cette première journée révolutionnaire. Deux jours plus tard, l'entrepreneur Palloy se voit confier la démolition de la vieille forteresse cependant que l'astronome et député Bailly devient maire de la Commune insurrectionnelle de Paris...

Robespierre président du Club des Jacobins

Le 31 mars 1790, Maximilien de Robespierre est élu président du Club des Jacobins. Il sort de l'anonymat des 1139 députés de l'Assemblée Constituante.

Entrevue de Pillnitz

Le 27 août 1791, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, l'empereur allemand Léopold II et l'Électeur de Saxe ont une entrevue à Pillnitz, en Saxe. À la suite de celle-ci, l'empereur exige des révolutionnaires français qu'ils rétablissent le roi de France dans la plénitude de ses droits. Depuis la fuite à Varennes, en effet, Louis XVI, beau-frère de l'empereur, avait été suspendu de ses droits.

Chute de la monarchie

Au matin du 10 août 1792, une « commune insurrectionnelle » s'installe à l'Hôtel de ville de Paris, sous la présidence de Pétion. Par ailleurs, une foule de sans-culottes et de fédérés se rassemble aux abords du palais des Tuileries à l'initiative des meneurs Santerre et Westermann.

La résidence royale est défendue par 900 gardes suisses et quelques centaines de gardes nationaux, sous le commandement du marquis de Mandat. Danton le fait convoquer à l'Assemblée. Il est arrêté puis sommairement exécuté. Les troupes passent sous le commandement de La Chesnaye.

La foule donne l'assaut aux Tuileries. La monarchie capétienne s'écroule après 800 ans d'existence. Le roi Louis XVI et sa famille prennent le chemin de la prison du Temple...

Modeste canonnade à Valmy

Le 20 septembre 1792, devant le moulin de Valmy, la Révolution française est sauvée in extremis de l'invasion étrangère.

Les généraux Dumouriez et Kellermann, aux côtés desquels se tient le duc de Chartres (futur Louis-Philippe 1er), font reculer les Prussiens du duc de Brunswick, lequel est en compagnie du poète Goethe...

Avènement de la République française

Le 22 septembre 1792, six semaines après l'incarcération du roi Louis XVI et deux jours après la victoire de Valmy, les députés de la nouvelle assemblée de la Convention décident, sur une proposition de Danton, que les actes publics seront désormais datés de « l'An 1 de la République ».

C'est de cette manière « furtive », selon le mot de Robespierre, que la France se découvre en République.

Sous l'Ancien Régime, le mot République était synonyme d'État (que celui-ci ait ou non un souverain à sa tête). À la fin du XVIIIe siècle, il commence à se confondre avec un régime non monarchique (que celui-ci soit ou non démocratique).

Bataille de Neerwinden

Le 18 mars 1793, les Français subissent une demi-défaite à Neerwinden (Belgique). Par leur politique de conquête, les révolutionnaires ont dressé tous les Européens contre eux. Ils perdent ainsi le bénéfice de leurs victoires antérieures. Le général Dumouriez, l'ancien vainqueur de Valmy, déserte pour échapper à des sanctions. La France est à nouveau menacée d'invasion. À Paris, Robespierre renforce la Terreur.

Fin du siège de Toulon

Le 18 décembre 1793, Anglais et Espagnols se retirent de Toulon. Leur défaite met en lumière le talent d'un jeune officier d'artillerie, le capitaine Napoléon Bonaparte...

La Grande Terreur

Le 10 juin 1794, à Paris, la loi du 22 prairial An II réduit les procès révolutionnaires à de simples formalités. C'est le début de la « Grande Terreur » qui entraînera la mort sur l'échafaud de milliers de simples suspects, jusqu'à la mort du premier responsable de cette loi, Maximilien de Robespierre, le 10 thermidor suivant (28 juillet 1794)...

La Révolution est sauvée à Fleurus

Le 8 messidor an II (26 juin 1794), les Français remportent une bataille décisive sur les Autrichiens à Fleurus, en Belgique, entre Charleroi et Namur...

Exécution de Robespierre

Le 28 juillet 1794 (10 thermidor an II), Maximilien Robespierre monte à l'échafaud. Saint-Just, Couthon et Robespierre jeune, son frère, partagent son sort.

Création de la future École Polytechnique

Le 28 septembre 1794, soit deux mois après la chute de Robespierre, le Comité de Salut public décide, à l'initiative de Lazare Carnot, de créer une École centrale des travaux publics, afin de fournir aux armées de la République française les cadres scientifiques dont elles ont besoin pour faire face à leurs ennemis.

L'école est installée au Palais Bourbon, aujourd'hui siège de l'Assemblée nationale. Sa mise en place est confiée à un collectif de savants dirigé par le mathématicien Gaspard Monge. Elle sera rebaptisée École polytechnique l'année suivante puis, en 1804, transformée par Napoléon 1er en école militaire, avec un général à sa tête, pour former les officiers d’artillerie et du génie.

la bataille du Texel

À l'aube du 21 janvier 1795, en mer de Frise, se déroule une bataille comme l'Histoire n'en a jamais connu ni avant ni après. Profitant d'un hiver glacial qui a gelé la mer, un escadron de hussards de l'armée française monte à l'assaut de la flotte hollandaise. Combat unique dans les annales...

Bonaparte devient le « général Vendémiaire »

Le 5 octobre 1795, ou 13 Vendémiaire An IV, le général Napoléon Bonaparte fait une entrée remarquée dans les affaires politiques de la France...

Effacement de la Pologne

Le 24 octobre 1795, la Pologne est effacée de la carte par un troisième et dernier partage auquel participent l'Autriche, la Prusse et la Russie.

Napoléon épouse Joséphine de Beauharnais

Le 9 mars 1796, sous le Directoire, le général Napoléon Bonaparte (26 ans) épouse sans formalités, devant un officier d'état-civil, Marie-Josèphe-Rose de Tascher de La Pagerie (32 ans), veuve du vicomte Alexandre de Beauharnais...

Quelques jours plus tard, il prend le commandement de l'armée d'Italie. Son prodigieux destin se met en marche.

Bataille d'Arcole

Le 15 novembre 1796, le général Bonaparte, à peine âgé de 27 ans, remporte une brillante victoire sur les Autrichiens du général Avinczy à Arcole, dans le Piémont italien.

Son armée d'Italie ayant franchi l'Adige, elle tente mais en vain de franchir l'un de ses affluents, l'Alpone, à Arcole. N'en pouvant plus après trois jours de combats indécis, Bonaparte s'engage sur le pont sous la mitraille et plante un drapeau en son milieu. Mais ses soldats tardent à bouger et lui-même doit reculer, protégé par les grenadiers du général Lannes. Comme un Autrichien le met en joue, son aide de camp Jean-Baptiste Muiron le couvre de son corps et se fait tuer à sa place...

Bonaparte tombe dans le marais. Il se serait alors écrié : « Soldats, en avant pour sauver le général ». Ses grenadiers se lancent en avant. La victoire est à la France. L'opération a été facilitée par une ruse du général Belliard qui a ordonné aux tambours d'aller faire diversion sur les arrières des Autrichiens ! L'un de ces tambours, André Estienne, sera plus tard honoré par la Légion d'Honneur et une statue dans son village du Vaucluse. Une célèbre toile du baron Gros, au Louvre, montre le général Bonaparte à Arcole, sous un jour flatteur comme il se doit. 

Bonaparte l'emporte à Rivoli grâce à Masséna

Nous sommes à l'hiver 1797. Engagé en Italie contre les Autrichiens, le général Bonaparte tarde à emporter la décision. Il manque d'effectifs et le siège de la citadelle de Mantoue, qui verrouille la route de Vienne, traîne en longueur depuis six mois. Et voilà que les Autrichiens du général Alvinczy descendent en quatre colonnes des Alpes pour débloquer la citadelle.

Voyant cela, Bonaparte ordonne à Masséna et Ney de concentrer leurs divisions près du lac de Garde, à Rivoli, en soutien à un autre général de l'armée d'Italie, Joubert. L'affrontement se produit le 14 janvier 1797, près de Rivoli. Les Français, inférieurs en nombre mais bien coordonnés, tiennent les Autrichiens en respect.

À la mi-journée, Masséna débouche avec ses troupes sur le champ de bataille au terme d'une longue marche. L'« enfant chéri de la victoire », comme le surnommera Bonaparte, décide de la victoire. Mantoue, réduite à la famine, capitule le 2 février. La route de Vienne est ouverte aux Français. Il ne reste plus aux Autrichiens qu'à solliciter la paix. Le traité est signé à Campoformio le 18 octobre de la même année.

Avignon cédé à la France

Le 19 février 1797, Avignon et le Comtat-Venaissin, propriétés du Saint-Siège depuis un demi-millénaire, sont formellement cédés par le pape à la France révolutionnaire.

Coup d'État de Fructidor

Le 4 septembre 1797 (18 fructidor An V), le Directoire, présidé par Larevellière, organise un coup d'État contre les royalistes, redevenus majoritaires à l'Assemblée, avec le concours d'un général de Bonaparte, Pierre Augereau...

Le traité de Campoformio

Le 18 octobre 1797, le général Bonaparte, victorieux en Italie, impose aux Autrichiens le traité de Campoformio...

Réunion de Mulhouse à la France

Le 28 janvier 1798, les bourgeois de Mulhouse votent la réunion de leur République à la France. La réunion devient effective le 1er mars sous le gouvernement du Directoire.

Coup d'État du 22 floréal

Le 11 mai 1798 a lieu le coup d'État dit du 22 floréal An VI. Les Directeurs, qui possèdent le pouvoir exécutif, cassent les élections aux deux assemblées, élections trop favorables à leurs yeux aux Jacobins. Pour mettre un terme à ce type de conflit, certains Directeurs en viennent à souhaiter une dictature militaire. Napoléon Bonaparte sera leur homme.

Bonaparte chasse les chevaliers de Malte

En route pour l'Égypte, la flotte de Napoléon Bonaparte arrive en vue de La Valette, capitale de l'île de Malte, le 9 juin 1798. Trois siècles plus tôt, l'île avait été confiée par Charles Quint aux Chevaliers de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, dénommés ensuite de Rhodes puis de Malte...

Bataille des Pyramides

Le 21 juillet 1798, Napoléon Bonaparte défait les Mamelouks au pied des Pyramides...

Nelson coule la flotte française à Aboukir

Le 1er août 1798, l'amiral anglais Horatio Nelson surprend en rade d'Aboukir, dans le delta du Nil, la flotte française qui a transporté en Égypte le corps expéditionnaire du général Napoléon Bonaparte.

Les navires français se sont ancrés en ligne au plus près du rivage, en vue d'empêcher tout navire ennemi de les prendre à revers. Sur ordre de l'amiral Brueys, ils ont même dû s'enchaîner les uns aux autres et c'est immobiles, à l'ancre, qu'ils vont devoir affronter l'ennemi. Jouant d'audace,

Nelson voit d'un coup d'oeil un étroit passage entre le rivage et les navires ennemis. Une partie de sa flotte s'engage dans l'étroit conduit et prend les navires français à revers. Les canonniers français, déboussolés, n'ont pas le temps de retourner leurs canons vers la côte. Leurs navires sont l'un après l'autre réduits à merci.

L'un des héros du jour est le commandant du Tonnant, Aristide du Petit Thouars (38 ans). Il contraint le Bellérophon à amener son pavillon avant que son navire ne soit lui-même assailli. Les deux bras et une jambe emportés par un boulet, il se fait placer dans un baril de son afin de continuer à donner des ordres jusqu'à son dernier souffle.

François de Brueys saute avec son navire-amiral L'Orient (118 canons) tandis que Villeneuve, celui-là même qui sera défait à Trafalgar, s'échappe avec quelques vaisseaux. Bonaparte se trouve ainsi prisonnier de sa conquête...

Fondation de l'Institut d'Égypte

Le 22 août 1798, le général Bonaparte fonde au Caire l'Institut d'Égypte, sur le modèle de l'Institut de France. Les savants et les artistes, peintres et graveurs qui accompagnent son expédition militaire en deviennent les membres actifs, de même que le général lui-même.

Sous la direction de Vivant Denon, ils se mettent au travail pour sortir l'antique civilisation pharaonique de son mystère. Bonaparte aura à coeur de monter en épingle leurs travaux et leurs compte-rendus pour mieux faire oublier à l'opinion métropolitaine le fiasco militaire de son expédition. Ainsi se développe l'égyptologie, qui trouvera en Jean-François Champollion un martyr.

Naissance du service militaire

Le 19 fructidor An VI (5 septembre 1798), sous le Directoire, Jean-Baptiste Jourdan, à l'assemblée des Cinq-Cents et ancien vainqueur de Fleurus, fait voter une loi qui institue la conscription et le service militaire obligatoire. L'article premier de la loi Jourdan énonce : « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie »...

A Zurich, Masséna sauve la France de l'invasion

Le 26 septembre 1799, le général André Masséna, commandant de l'armée française d'Helvétie, remporte une victoire décisive sur les armées russe et autrichienne à Zurich ou plus précisément à Dietikon, une localité voisine.

La France échappe à l'invasion et le gouvernement du Directoire est provisoirement sauvé...

Bonaparte débarque à Fréjus

Le 8 octobre 1799, le général Napoléon Bonaparte débarque à Fréjus après une campagne hasardeuse en Égypte...

le coup d'État de Brumaire

Le 9 novembre 1799 (18 Brumaire An VII), par un coup d'État, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir et inaugure le Consulat avec un gouvernement constitué d'un Premier Consul (lui-même, dictateur de fait) et de deux Consuls : Cambacérès et Lebrun.

En quelques mois, voire quelques semaines, Bonaparte va bouleverser la donne. Il met fin à l'instabilité chronique et clôt pour de bon la Révolution tout en parachevant son oeuvre. «J'assume tout, de Clovis au Comité de Salut public», aurait-il déclaré en 1799...

Constitution de l'An VIII

Le 24 décembre 1799 est publiée la Constitution de l'An VIII qui officialise la naissance du Consulat, issu du coup d'État du 18 Brumaire. Les royalistes et autres opposants, excellents journalistes, savent lire les constitutions. Ils voient immédiatement que celle-ci annonce la dictature de fait de Napoléon Bonaparte. Ils voient aussi que le régime, en tant qu'héritier de la Révolution, est consubstantiel à la guerre. Non seulement il est contraint à la guerre mais celle-ci lui apparaît indispensable comme dérivatif aux crises intérieures...

Naissance de la Banque de France

Le 18 janvier 1800, le Premier Consul Napoléon Bonaparte crée par décret la Banque de France et lui donne le droit d'imprimer - avec modération - du papier-monnaie...

Bonaparte victorieux de justesse à Marengo

Le 14 juin 1800, Napoléon Bonaparte bat de justesse les Autrichiens du général Melas à Marengo, grâce à l'intervention de de François-Étienne Kellerman et surtout de Louis Desaix, qui meurt dans la mêlée.

Le même jour, par une fatale coïncidence, le général Jean-Baptiste Kléber est assassiné au Caire. Sa mort laisse présager la déroute de l'armée d'Égypte que Bonaparte avait abandonnée quelques mois auparavant pour se saisir du pouvoir à Paris...

Mort du « Premier Grenadier de la République »

Le 27 juin 1800, Théophile de La Tour d'Auvergne, « Premier Grenadier de la République », est frappé à mort par un uhlan autrichien...

Les Autrichiens battus à Hohenlinden

Le 3 décembre 1800, les Autrichiens sont défaits à Hohenlinden, en Bavière, par l'armée du Rhin, sous le commandement de Moreau.

Fort de sa victoire inattendue, le général poursuit son chemin vers Vienne. Pris de panique à la perspective de perdre sa capitale, l'empereur François II se résigne à négocier contre l'avis de ses alliés anglais. C'est la fin de la deuxième coalition...

L'attentat de la rue Saint-Nicaise

Le soir du 24 décembre 1800, le Premier Consul Napoléon Bonaparte est visé par une «machine infernale» dans la rue Saint-Nicaise, à Paris, en se rendant à l'opéra. Il est miraculeusement épargné par l'explosion. Joseph Fouché, ministre de la Police générale, ouvre l'enquête...

Paix de Lunéville

Le 9 février 1801, la République française signe à Lunéville un traité de paix avec l'Autriche...

Bataille de Canope ou Alexandrie

Ralph Abercromby ( 7 octobre 1734, Menstrie ; 28 mars 1801, Alexandrie), National Galleries ScotlandLe 21 mars 1801, le général Jacques de Menou (50 ans), devenu général en chef de l'armée d'Égypte après l'assassinat de Kléber, tente de riposer au débarquement d'un corps expéditionnaire de seize mille Britanniques à Aboukir, le 8 mars 1801, sous le commandement du général écossais Ralph Abercromby (66 ans).  

Menou, piètre tacticien, marié à une Égyptienne et converti à l'islam, ne fait pas l'unanimité parmi ses généraux. Il tarde à intervenir et laisse l'ennemi écraser la petite garnison d'Aboukir avant de se décider à l'attaque dans la nuit du 21 mars.

L'obscurité et le manque de coordination conduisent à des combats fratricides. Menou, mal renseigné sur les opérations en cours, lance tout de même sa cavalerie. Les dragons blessent mortellement Abercromby (il repose aujourd'hui dans la nécropole militaire de la cathédrale Saint-Paul, à Londres) mais ils sont eux-mêmes anéantis.

Menou se replie à Alexandrie où il capitule le 31 août 1801. La campagne d'Égypte est finie (*).

Assassinat du tsar Paul Ier

Le tsar Paul 1er de RussieLe 24 mars 1801, le tsar Paul Ier (46 ans) est étranglé après cinq ans de règne dans un complot aristocratique auquel s'est vraisemblablement associé son fils et héritier, le futur tsar Alexandre 1er, adversaire de Napoléon Ier !

Paul Ier est le fils de la Grande Catherine et du tsar Pierre III qui fut, lui, déposé et assassiné par sa propre épouse : on ne s'étonnera pas dans ces conditions qu'il fut fantasque et tyrannique !

Son entourage lui reproche avant tout d'avoir, en octobre 1799, projeté un rapprochement avec la France révolutionnaire et la constitution d'une « ligue des neutres » pour barrer la route au commerce anglais dans la Baltique...

Bonaparte et Pie VII signent le Concordat

Le 15 juillet 1801, Napoléon Bonaparte et Pie VII signent le Concordat et mettent fin à dix ans de guerres civiles et religieuses.

L'armée d'Égypte se rend aux Anglais

Le 31 août 1801, à Alexandrie, les Anglais reçoivent la reddition du général Menou et de ce qui reste de l'expédition française d'Égypte...

Conclusion de l'expédition d'Égypte

Le 1er octobre 1801, à Londres, un accord franco-anglais met un terme à la piteuse expédition d'Égypte, conduite d'abord par Bonaparte puis confiée à Kléber et enfin à Menou.

Mariage de Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais

Le 4 janvier 1802 a lieu le mariage de Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais.

Souhaité par le Premier Consul Napoléon Bonaparte, le mariage entre son frère Louis et la fille de Joséphine, sa femme, sera très malheureux. De cette union naîtra néanmoins Charles Louis Napoléon Bonaparte qui deviendra empereur sous le nom de Napoléon III le 2 décembre 1852.

Traité de paix d'Amiens

Le 25 mars 1802, Cornwallis et Joseph Bonaparte, représentant respectivement l'Angleterre et la France, signent à Amiens un traité de paix qui met un point final à la deuxième coalition européenne contre la France. Le retour de la paix hisse Napoléon Bonaparte au sommet de la popularité...

Concordat et paix religieuse en France

Le 8 avril 1802, le Corps législatif de la République française adopte et promulgue le Concordat signé le 15 juillet de l'année précédente par Napoléon Bonaparte, Premier Consul, et le pape Pie VII...

Chateaubriand publie le Génie du christianisme

Le 14 avril 1802 sort en librairie Génie du christianisme ou beautés de la religion chrétienne. Son auteur est le vicomte François-René de Chateaubriand, un écrivain romantique de 34 ans rendu célèbre par ses oeuvres Atala et René. Le livre est une apologie de la religion et survient opportunément quatre jours après la promulgation de la loi du 24 germinal an X qui rétablit officiellement le culte catholique en France, conformément au Concordat signé par le pape Pie VII et le Premier Consul Napoléon Bonaparte.

Création de la Légion d'honneur

Le 19 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte publie un décret qui porte création de l'Ordre national de la Légion d'honneur. Les premiers dignitaires en seront le comte de Lacépède, un naturaliste (civil), qui sera nommé Grand Chancelier, et le général Dejean (militaire), Grand Trésorier...

Bonaparte légalise l'esclavage

Le 20 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte rétablit l'esclavage dans les colonies qui restent à la France...

Bonaparte Premier Consul à vie

Le 2 août 1802, la Constitution de l'An X désigne Napoléon Bonaparte comme Premier Consul à vie. C'est une étape vers l'Empire.

Les Suisses adoptent l'« Acte de médiation »

Le 19 février 1803, le Premier Consul Napoléon Bonaparte, las des désordres dans la République helvétique «une et indivisible» constituée cinq ans plus tôt, décide de donner au pays une structure confédérale plus conforme à ses traditions.

Il convoque les représentants de la République helvétique à Paris et leur fait signer l'Acte de médiation. Cette structure a survécu pour l'essentiel jusqu'à nos jours...

Recez de Francfort

Le 25 février 1803, la Diète de Ratisbonne, réunie par le Premier Consul Napoléon Bonaparte, adopte le recez de Francfort qui redécoupe l'Allemagne et entérine la déchéance du Saint Empire romain germanique.

Naissance du franc Germinal

Le 27 mars 1803, par la loi du 7 Germinal an XI, le Premier Consul Napoléon Bonaparte définit la nouvelle pièce de 1 Franc...

Bonaparte cède la Louisiane

Le 3 mai 1803, le Premier Consul Napoléon Bonaparte, qui a besoin d'argent pour reprendre la guerre contre l'Angleterre, cède les immenses territoires de la Louisiane aux États-Unis d'Amérique pour 80 millions de francs (15 millions de dollars)...

Haïti chasse les Français

Le 18 novembre 1803, à Haïti, les débris de l'armée française capitulent devant les indépendantistes. L'île devient le premier État noir indépendant...

Arrestation de Cadoudal

Le 9 mars 1804, le comploteur royaliste Georges Cadoudal (32 ans) est arrêté à Paris, rue Monsieur le Prince, par la police du Premier Consul Napoléon Bonaparte, après avoir tué deux des agents qui tentaient de l'interpeller.

Le Premier Consul tire parti de l'arrestation de Georges Cadoudal pour faire exécuter le duc d'Enghien sous prétexte de complicité. Les royalistes n'osant plus se manifester, Napoléon peut se faire lui-même couronner empereur ! « Nous voulions faire un roi, nous avons fait un empereur », dit justement Cadoudal dans sa prison.

Exécution du duc d'Enghien

Le 21 mars 1804, le Premier Consul Napoléon Bonaparte fait exécuter le jeune duc d'Enghien, prince de sang royal et dernier descendant de la lignée prestigieuse des Condé...

Bonaparte promulgue le Code Civil

Quelques heures après avoir fait exécuter le duc d'Enghien, le Premier Consul Napoléon Bonaparte promulgue le Code Civil.

La Constitution de l'an XII institue l'Empire

Par le sénatus-consulte du 18 mai 1804, le Sénat français déclare : « Article premier. Le gouvernement de la République est confié à un empereur, qui prend le titre d'Empereur des Français... » Ce texte curieux, aussi appelé « Constitution de l'An XII », établit l'Empire français sans abolir formellement la République !...

Des maréchaux pour la gloire de l'Empire

Le 19 mai 1804, au lendemain d'un sénatus-consulte qui a établi l'Empire et promulgué la Constitution de l'An XII, Napoléon 1er, empereur d'un jour, porte à la nouvelle dignité de maréchal dix-huit de ses fidèles. Cette première promotion est donc composée de quatorze généraux : Berthier, Murat, Moncey, Jourdan, Masséna, Augereau, Bernadotte, Soult, Brune, Lannes, Mortier, Ney, Davout, Bessières. À ces généraux, s'ajoutent, en raison de leurs services rendus, quatre maréchaux honoraires dits « sénateurs ayant le titre de maréchaux del'Empire » : Kellermann, Lefebvre, Pérignon, Sérurier...

Sacre de Napoléon 1er

Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français. Général de la Révolution française, il reconstitue à son profit l'Empire de Charlemagne !...

Napoléon 1er distribue les Aigles

Le 5 décembre 1804, trois jours après son couronnement à Notre-Dame, l'empereur Napoléon 1er distribue les Aigles à la Grande Armée.

Cette cérémonie met en avant les fondements militaires de la nouvelle dynastie. La survie de celle-ci est liée aux succès militaires. Les premiers revers entraîneront son effondrement.

Le métier jacquard à l'honneur

Le 12 avril 1805, Napoléon 1er, de passage à Lyon, se fait présenter le métier à tisser inventé par Joseph Jacquard (35 ans).

Fils d'un maître-fabricant de la soie, celui-ci a repris les recherches de Vaucanson sur les cartes perforées et mis au point un mécanisme qui sélectionne les fils de chaîne à partir d'un programme préétabli. De la sorte, le métier à tisser peut être manoeuvré par un seul ouvrier sans qu'il ait besoin de se faire assister par des « tireurs de lacs ». Cet ouvrier peut dès lors tisser 15 cm par jour au lieu de 2 à 3 par jour à 8 ou 10 personnes selon la manière traditionnelle.

L'inventeur est couvert d'honneurs. Mais son métier, en augmentant la productivité des ateliers, va conduire les négociants, les  « soyeux », à réduire la rémunération des artisans, les « canuts ». Ils ne recevront bientôt plus que l'équivalent d'un franc par jour, soit le prix d'un kilogramme de pain.

Réduits au désespoir, les canuts se révolteront en 1831 et à nouveau en 1834, s'en prenant notamment aux métiers Jacquard qu'ils jetteront en nombre dans le Rhône.

Naissance de la Grande Armée

Rassemblée à Boulogne et initialement destinée par Napoléon Ier à envahir l'Angleterre, l’armée des côtes de l’Océan prend le nom de « Grande Armée » le 11 fructidor an XIII (29 août 1805) pour se distinguer de la « petite armée » qui opère au même moment en Italie et prépare sa marche sur le Rhin  à marches forcées. Les soldats parcourent 40 km par jour avec un barda de 40 kg sur le dos. Pas étonnant qu'ils en viennent à se qualifier de « grognards ». Sont alors formés sept corps d’armée (les « sept torrents ») sous le commandement de Bernadotte, Davout, Soult, Ney, Lannes, Marmont et Augereau. S'ensuivent les victoires d'Ulm et d'Austerlitz.

En octobre 1808, cette Grande Armée cesse officiellement d’exister. Napoléon commande alors une armée d’Espagne, puis une armée d’Allemagne. Une seconde Grande Armée est constituée en 1811 en prévision de la campagne de Pologne, qui débouchera sur la tragique campagne de Russie. L’état-major général est placé sous le commandement du fidèle maréchal Alexandre Berthier tandis que la Maison de l’Empereur est confiée au grand écuyer le général de Caulaincourt.

Batailles de Michelsberg et Ulm

Le 15 octobre 1805, les armées de Napoléon prennent d'assaut le village bavarois de Michelsberg...

Napoléon victorieux des Autrichiens à Ulm

Le 20 octobre 1805, cinq jours après la prise du village bavarois de Michelsberg par la Grande Armée, Napoléon 1er reçoit la capitulation de l'armée autrichienne du général Karl Mack retranchée dans la ville voisine d'Ulm.

Cette capitulation ne manque pas de surprendre les observateurs car le général autrichien avait tous les atouts pour affronter les Français avec succès avant que ceux-ci ne le prennent au piège dans la ville. Il semble qu'il ait été trompé par les informations communiquées par un espion alsacien à la solde de l'empereur, Charles Schulmeister...

Nelson triomphe à Trafalgar

Le 21 octobre 1805, l'amiral anglais Horatio Nelson livre sa dernière bataille au large du cap Trafalgar, non loin de Cadix.

Il détruit la flotte franco-espagnole qui lui fait face. Lui-même meurt à l'issue de la bataille. Dans le camp adverse, l'amiral de Villeneuve est capturé et l'amiral espagnol Gravina tué...

Napoléon Ier entre à Vienne

Le 14 novembre 1805, fort de sa victoire sur la troisième coalition à Ulm, Napoléon Ier fait son entrée à Vienne à la tête de la Grande Armée. L'empereur des Français est au faîte de sa gloire et peut jouir de son triomphe dans la capitale de l'empire autrichien désertée par l'empereur François II de Habsbourg.

Napoléon triomphe au soleil d'Austerlitz

Le 2 décembre 1805, un an tout juste après son sacre, Napoléon 1er remporte à Austerlitz sa victoire la plus éclatante...

Traité de Presbourg

Le 26 décembre 1805, à Presbourg (aujourd'hui Bratislava, capitale de la Slovaquie), l'empereur d'Autriche François 1er tire les conséquences de l'écrasement de son armée à Austerlitz.

Il signe avec Napoléon 1er un traité de paix par lequel il renonce à la Vénétie, tandis que la Bavière, alliée de Napoléon, lui enlève le Tyrol. Par un article secret, François 1er renonce à son titre d'empereur du Saint Empire romain germanique. Sa décision va être rendue officielle, dans l'indifférence générale sept mois plus tard.

Napoléon 1er fonde l'Université

Le 10 mai 1806, une loi de Napoléon 1er Napoléon 1er jette les bases de l'Université : « Il sera formé, sous le nom d'Université impériale, un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publics dans tout l'Empire ».

L'Université apparaît d'emblée comme un corps enseignant investi d'un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d'un ordre religieux. L'écrivain Louis de Fontanes en est nommé grand maître en 1808. Rallié à Louis XVIII en 1815, il sera fait marquis.

Fin du Saint Empire Romain Germanique

Le 6 août 1806, dans l'indifférence générale, l'empereur d'Autriche François 1er déclare renoncer à la dignité d'empereur du Saint Empire Romain Germanique fondé par Otton 1er près de mille ans auparavant...

La Prusse s'incline à Iéna

Le 14 octobre 1806, les Prussiens sont battus à Iéna et Auerstaedt, en Saxe, par les armées napoléoniennes...

Napoléon Ier entre à Berlin

Le 27 octobre 1806, suite à ses victoires de Iéna et Auerstaedt, l'empereur Napoléon Ier entre à Berlin, capitale de la Prusse. C'est là qu'il va signer le décret instaurant le Blocus continental. La quatrième coalition, qui réunit l'Angleterre, la Russie et la Prusse, va définitivement s'effondrer l'année suivante après la défaite du tsar à Friedland et la conclusion du traité de Tilsit.

Décret de Berlin sur le « Blocus continental »

Le 21 novembre 1806, par un décret signé à Berlin, Napoléon Ier organise le « Blocus continental » contre l'Angleterre en  interdisant à tous les pays européens de commercer avec elle...

Du sang dans la neige à Eylau

Le 8 février 1807, Napoléon 1er bat les Russes à Eylau. Une victoire aussi sanglante qu'inutile...

L'Angleterre interdit la traite

Le 2 mars 1807, les Anglais interdisent la traite atlantique, c'est-à-dire la déportation des noirs en Amérique, où ils doivent travailler sur les plantations de coton ou de canne à sucre...

Bataille de Friedland

Le 14 juin 1807, quatre mois après l'inutile et sanglante bataille d'Eylau, l'empereur Napoléon 1er bat les Russes à Friedland. Le tsar est obligé de négocier la paix. Celle-ci, très provisoire, sera signée à Tilsit, sur un radeau au milieu du Niémen.

Le traité de Tilsit

Le 7 juillet 1807, le tsar Alexandre 1er et l'empereur Napoléon 1er signent un traité secret à Tilsit, une petite ville fortifiée de Prusse-orientale (on écrit aussi Tilsitt)...

Napoléon Ier met les théâtres à la diète

S'il est à titre personnel passionné par le théâtre, Napoléon Ier en craint aussi le côté subversif. C'est pourquoi, le 27 juillet 1807 (10 thermidor an XV), l'empereur signe un décret qui réduit le nombre de théâtres parisiens à huit, soit quatre grands théâtres : le Théâtre-Français ou Comédie-Française, rebaptisé Théâtre de SM l’Empereur et son annexe, le théâtre de l’Impératrice, le théâtre de l’Opéra et l’Opéra-Comique, ainsi que quatre théâtres secondaires : le Théâtre du Vaudeville, le Théâtre des Variétés, le Théâtre de la Porte-Saint-Martin et le Théâtre de la Gaîté.

L'article 3 du décret précise qu'« aucune nouvelle salle de spectacle ne pourra être construite, aucun déplacement d'une troupe d'une salle dans une autre ne pourra avoir lieu dans Notre bonne ville de Paris, sans une autorisation donnée par Nous ». Pas moins de vingt-cinq théâtres parisiens sont en conséquence fermés. Le décret sur les théâtres s’applique aussi en province où quelques villes seulement peuvent ouvrir un ou deux théâtres.  

En outre, le décret légifère sur le type de spectacle qui peut être donné dans ces différentes salles. Il limite même le nombre d’actes et le nombre d’acteurs ou chanteurs et toute dérogation à cette « règle des privilèges » est soumise à autorisation. Ce décret vexatoire va survivre au Ier Empire, suscitant des contestations sans fin, et c’est à Napoléon III qu’il appartiendra de l’abroger en 1864.

Napoléon 1er crée la Cour des Comptes

Le 16 septembre 1807, l'empereur Napoléon 1er crée la Cour des Comptes. Cette administration remplace la Chambre des Comptes de l'Ancien Régime.

Prise de Lisbonne par Andoche Junot

Après une victoire sur les Portugais à Abrantès, le général Andoche Junot entre à Lisbonne le 30 novembre 1807 à la tête d'une armée française...

Napoléon Ier instaure les dignités d'Empire

Par décret impérial, Napoléon Ier crée de nouvelles dignités nobiliaires en vue d'attacher les élites nationales à sa dynastie. Ses opposants y voient un retour à l'Ancien Régime mais il s'agit dans les faits de récompenses plus symboliques qu'autre chose, comme la Légion d'Honneur fondée six ans plus tôt et le maréchalat, sans les privilèges et les avantages fiscaux qui s'attachaient à l'ancienne noblesse.

Il crée de la sorte les titres héréditaires de prince et d'Altesse sérénissime, de Duc de l'Empire, de Comte ou de Baron.

À la chute de l'Empire, le roi Louis XVIII ne remettra pas en cause ces dignités : « la noblesse ancienne reprend ses titres ; la nouvelle conserve les siens » (Charte de 1814).

Napoléon Ier institue les consistoires israélites

Le 17 mars 1808, Napoléon Ier institue par décret treize consistoires régionaux en vue de gérer les synagogues et les organisations israélites (les consistoires régionaux seront ramenés à sept à la chute de l'Empire en 1815). Ces consistoires sont supervisés par un Consistoire central de France, qui réunit trois grands rabbins et deux laïcs. Il est assimilable au Grand Sanhédrin, un tribunal religieux selon la tradition hébraïque.

Cette première tentative d'organiser et contrôler le culte israélite a été inspirée à l'Empereur par le souci de prévenir les pogroms et les conflits religieux, notamment en Alsace où les juifs étaient relativement nombreux et suscitaient l'ire de la population locale par leurs difficultés d'assimilation (la France de 1789 en compte environ 40 000 sur 26 millions d'habitants, soit environ cinq fois moins qu'aujourd'hui en proportion de la population globale)...

Les Espagnols contre Napoléon

Le 2 mai 1808, les Madrilènes se soulèvent contre les troupes françaises d'occupation de Murat. C'est le début d'une impitoyable guerre d'usure dont témoignent les magnifiques chef-d'oeuvre de Goya. Selon la propre expression de Napoléon 1er, la guerre d'Espagne aura été pour lui comme un « ulcère » jamais guéri...

Reddition de Bailén

Le 19 juillet 1808, à Bailén (ou Baylen), en Andalousie, à l'entrée des défilés de la Sierra Morena, 18 000 soldats français aux ordres du général Dupont, sont assaillis par près de 30 000 Espagnols et capitulent trois jours plus tard, le 22 juillet 1808. L'Europe est subjuguée ; elle découvre que quelques poignées de paysans déterminés peuvent mettre en échec les armées napoléoniennes, invaincues jusque là. C'est la première défaite de l'Empire français...

Napoléon et Alexandre au congrès d'Erfurt

Du 27 septembre au 14 octobre 1808 se réunit un prestigieux congrès à Erfurt, en Thuringe, à l'initiative de Napoléon 1er. Presque tous les souverains allemands y sont présents, ainsi que le tsar de Russie Alexandre 1er. Le roi de Prusse et l'empereur d'Autriche brillent par leur absence. Les fêtes s'enchaînent. Talma et la Comédie-Française jouent devant un «parterre de rois»...

Napoléon victorieux à Eckmühl

Le 22 avril 1809, à Eckmühl, Napoléon 1er et Davout empêchent les Autrichiens de l'archiduc Charles d'entrer en Bavière. Mais l'Empereur est ensuite blessé au pied lors du siège de Ratisbonne. Enfin, le 13 mai, il peut pénétrer à Vienne mais c'est pour s'apercevoir que l'empereur François II et son frère Charles ont abandonné la ville et traversé le Danube en coupant les ponts derrière eux. Il les vaincra enfin à Wagram...

L'archiduc Charles frôle la victoire à Essling

Le 22 mai 1809, aux abords d'Essling et Aspern, au bord du Danube, une partie de la Grande Armée, sous les ordres de Masséna, est écrasée par les Autrichiens. Le maréchal Lannes est blessé à mort. Napoléon 1er et le reste de la Grande Armée, momentanément bloqués au milieu du fleuve, sur l'île de Lobau, prendront leur revanche à Wagram, sept semaines plus tard.

Napoléon victorieux de justesse à Wagram

Le 6 juillet 1809, à Wagram, sur un plateau qui domine le Danube et la plaine du Marchfeld, Napoléon 1er vainc l'archiduc Charles, frère de l'empereur d'Autriche.

La veille, MacDonald, Davout et Bernadotte ont bousculé les Autrichiens sans pouvoir les vaincre. Les artilleurs d'Oudinot emportent la décision en les écrasant sous un orage de boulets avant que MadDonald et ses fantassins ne montent à la charge...

Paix de Schönbrunn

Le 14 octobre 1809, Napoléon 1er et l'empereur d'Autriche François 1er signent la paix de Vienne ou « paix de Schönbrunn » qui met fin à la cinquième coalition européenne. Il fait suite à la bataille de Wagram. Le traité se solde par la cession de Salzbourg, de Berchtesgaden et du district de l'Inn à la Bavière alliée de la France ; de Cracovie et de Lubin au grand-duché de Varsovie, réminiscence de l'ancienne Pologne ; de Parnopol à la Russie ; de Trieste et de la côte dalmate à la France. L'Autriche doit également verser une indemnité de 85 millions de francs et s'engage à limiter ses forces armées à 150.000 hommes.

Divorce de Napoléon et Joséphine

Le 15 décembre 1809, Napoléon 1er divorce de Joséphine de Beauharnais pour raison d'État, son épouse ne pouvant lui donner un héritier. Sans attendre, l'Empereur se met en quête d'une princesse jeune et surtout féconde. Ce sera Marie-Louise d'Autriche (18 ans), qu'il épousera quatre mois plus tard.

Le divorce de Joséphine et Napoléon (Henri-Frédéric Schopin, XIXe siècle, musée de la Malmaison)

Prise de Séville par les Français

Le 1er février 1810, une armée française sous les ordres de Soult entre à Séville. Elle tente de s'emparer de la junte qui refuse de se soumettre à Joseph Bonaparte, roi d'Espagne par la volonté de son frère, Napoléon Ier. Mais la junte, qui réclame le retour des Bourbons prisonniers en France, parvient à s'enfuir à Cadix, ultime foyer de la résistance espagnole.

Marie-Louise et Napoléon unis devant Dieu

Le lundi 2 avril 1810, l'empereur Napoléon 1er (40 ans) épouse l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise (18 ans). Elle n'est autre que la fille de l'empereur d'Autriche François 1er et la petite-nièce de la reine Marie-Antoinette, guillotinée par les révolutionnaires français...

Naissance de l'Aiglon

Le 20 mars 1811 naît François Charles Joseph Bonaparte. Son père n'est autre que l'empereur Napoléon 1er et sa mère Marie-Louise d'Autriche...

Une médaille en sucre pour Delessert

Le 2 janvier 1812, le banquier Benjamin Delessert accueille Napoléon 1er dans sa fabrique de Passy où il produit du sucre de betterave...

Début de la campagne de Russie

Le 24 juin 1812 débute la campagne de Russie. La Grande Armée de l'empereur Napoléon 1er traverse le Niémen et envahit l'empire du tsar Alexandre 1er. Avec près de 700.000 hommes, dont une moitié seulement de Français, cette Grande Armée mérite d'être appelée aussi l'armée des Vingt nations. Sa puissance ne l'empêchera pas d'être vaincue par l'hiver russe et par la résistance opiniâtre des partisans russes et des soldats du vieux général Koutouzov...

La bataille de Borodino ou de la Moskova

Le 7 septembre 1812, sur les bords de la Moskova, près du village de Borodino, à 150 kilomètres de Moscou, la Grande Armée de Napoléon 1er trouve en face d'elle l'armée russe au grand complet.

Il va en résulter une meurtrière et indécise bataille, dont chaque belligérant revendiquera la victoire. Baptisée Borodino par les Russes, elle est plus connue sous le nom de Moskova par les Français, ce nom rappelant la proximité de Moscou, l'ancienne capitale russe...

L'incendie de Moscou

Le 15 septembre 1812, un incendie détruit Moscou. La Grande Armée de Napoléon 1er était entrée la veille en vainqueur dans l'ancienne capitale de toutes les Russies, désertée par le tsar et sa cour...

Décret « de Moscou »

Napoléon 1er réorganise la Comédie-Française par un décret supposé signé à Moscou, le 12 octobre 1812.

En bon communiquant, l'Empereur a voulu ainsi signifier qu'il pouvait garder la tête froide dans une ville en feu à des milliers de kilomètres des Tuileries. Mais l'historien Jean Tulard a montré que le décret a été en fait rédigé à Paris au retour de Russie et sciemment antidaté !

Toujours est-il que la Comédie-Française s'en trouve profondément transformée.

La troupe a été créée en 1680 par une ordonnance du roi Louis XIV prescrivant la fusion des Anciens Compagnons de Molière et des Grands comédiens de l'Hôtel de Bourgogne, deux troupes rivales de l'époque. Par cette ordonnance, la Comédie-Française obtient le monopole du répertoire français, concurrent du théâtre italien alors en vogue.

Napoléon 1er la transforme en une association de comédiens d'une trentaine de sociétaires cooptés, avec mission de sauvegarder l'héritage dramatique français et de l'enrichir avec de nouveaux chefs-d'oeuvre. La célèbre troupe a aujourd'hui plus de 2600 pièces à son répertoire et en joue chaque année une soixantaine.

Conspiration de Malet

Le 22 octobre 1812, profitant de ce que Napoléon 1er est embourbé avec son armée dans les plaines russes, le général de Malet tente de renverser le gouvernement impérial...

Le passage de la Bérézina

Le 26 novembre 1812, la Grande Armée de Napoléon 1er arrive au bord de la Bérézina. Survient l'épisode le plus dramatique de la retraite de Russie.

Tandis que les Cosaques harcèlent les troupes démunies de tout, les pontonniers du général Eblé aménagent un passage sur la rivière gelée. La plupart y laissent leur vie. Pendant 3 jours, ce qui reste de la Grande Armée, entrée en Russie cinq mois plus tôt, va franchir les ponts improvisés...

La bataille de Vitoria

Le 21 juin 1813, les troupes françaises essuient une sévère défaite devant Vitoria (Pays Basque), alors qu'elles se replient d'Espagne. Cette bataille met fin à l'occupation de l'Espagne par Napoléon 1er et encourage les principaux souverains européens à reprendre les armes afin de lui porter le coup de grâce...

Wellington franchit les Pyrénées

Le 8 octobre 1813, le général anglais Arthur Wellesley, futur duc de Wellington, traverse les Pyrénées avec son armée et envahit la France de Napoléon 1er. Il a chassé les Français du Portugal et les a battus à Vitoria, dans le Pays Basque. Il les oblige enfin à quitter l'Espagne et s'apprête à battre le maréchal Soult aux portes de Toulouse. Mais c'est dix-huit mois plus tard, à Waterloo, que Wellington connaîtra son plus grand succès en battant la dernière armée de Napoléon 1er.

La « bataille des Nations »

Le 16 octobre 1813 commence la « bataille des Nations », près de Leipzig, au coeur de l'Allemagne...

Traité de Valençay

Le 11 décembre 1813, le roi d'Espagne Ferdinand VII, interné au château de Valençay par la volonté de Napoléon 1er, se voit proposer par l'ambassadeur de ce dernier la restitution de son royaume.

Ferdinand, que son peuple surnomme «Le Désiré», signe le traité de Valençay et peut rentrer à Madrid après 5 ans d'exil, heureux bénéficiaire de la résistance populaire à l'occupant.

bataille de Brienne-le-château

Après la retraite de Russie et la bataille de Leipzig, Napoléon 1er doit faire face à l'invasion de la France par les armées de la sixième coalition. Retrouvant la virtuosité de ses jeunes années, l'Empereur, avec des forces bien moins nombreuses, vole de l'une à l'autre.

Gourgaud et Napoléon à Brienne-le-Château, le 29 janvier 1814, sous la menace d'un Cosaque (Robert-Alexander Hilingford, 1891)Il arrête l'armée de Silésie, commandée par le général prussien Blücher, à Brienne-le-château, en Champagne, le 29 janvier 1814, près de l'école militaire où il a suivi ses études !

Il lui livre encore bataille à Montmirail le 11 février et à Château-Thierry le 12. Il bat ensuite l'armée de Bohême, avec l'Autrichien Schwarzenberg, à Montereau le 18 février !

La campagne de France semble bien engagée...

Bataille de Champaubert

La « campagne des Cinq-Jours » (9-14 février 1814) est le moment culminant de la campagne de France. Elle débute à Champaubert, au sud de la Marne. Bien que les troupes d'invasion russes, prussiennes et autrichiennes soient deux fois plus nombreuses que sa propre armée, Napoléon 1er arrive ici à attaquer en ayant la supériorité numérique.

Ayant observé en effet que l'armée de Blücher s'étire dangereusement et laisse son centre affaibli, il lance le maréchal Marmont (6 000 hommes) contre le général russe Olufsiev (4 500 hommes). Les pertes françaises sont étonnamment faibles (300) alors que celles des Russes atteignent 50% de leur effectif. Près de Champaubert, un lieu-dit s’intitule toujours le champ des Cosaques pour rappeler le lieu d’inhumation sommaire des victimes de la bataille (*).

Marmont capitule et livre Paris aux coalisés

Au printemps 1814, l'empereur Napoléon Ier résiste pied à pied aux coalisés de toute l'Europe. Pendant cette campagne de France qui se déroule essentiellement en Champagne, Paris, dont les fortifications ont été peu entretenues pendant le Ier Empire, est investie le 29 mars 1814, essentiellement par des troupes russes, sur un arc nord-est allant de Montmartre à Vincennes.

Auguste Marmont, maréchal d'Empire, duc de Raguse (20 juillet 1774, Châtillon-sur-Seine ; 2 mars 1852, Venise) (portrait par Jean-Baptiste Guérin, Musée de Versailles)Les Français infligent aux coalisés plus de six mille morts, mais sont submergés par le nombre. La défection du maréchal Auguste Marmont, duc de Raguse, contraint Napoléon à jeter l'éponge, faute de troupes disponibles (« raguser » va dès lors devenir synonyme de « trahir » en français de l'époque !). L’ennemi pénètre dans la capitale le lendemain malgré ça et là des actes héroïques, comme celui des élèves de l'école Polytechniques à la barrière de Clichy.

Pour l’anecdote, le mot bistrot ou bistrot (« vite » en russe) entre dans le vocabulaire français à ce moment comme synonyme de débit de boissons : après avoir saccagé plusieurs estaminets sous l'emprise de l'alcool et sans moyens suffisants pour régler le prix des consommations, mais aussi suite aux réclamations des tenanciers, les troupes russes d'occupation se virent infliger par leurs autorités l'interdiction absolue d'entrer et de consommer de l'alcool dans les débits de boissons parisiens. Toutefois, bien que revêtus de leurs uniformes, certains bravaient l'interdiction, entraient et, tapant sur le comptoir en zinc, exigeaient d'être servis le plus vite possible en criant à plusieurs reprises : « быCTPO » (217).

Le Sénat appelle au trône Louis XVIII

Le 6 avril 1814, le jour même où, à Fontainebleau, Napoléon 1er se résigne à abdiquer sans conditions, le Sénat, réuni à Paris, appelle au trône le frère du roi guillotiné, le comte de Provence devenu Louis XVIII (59 ans).
C'est le « retour des lys » ! Louis XVIII, qui se fait appeler le Désiré(!), quitte sans attendre sa retraite anglaise de Hartwell et débarque à Calais. En route vers Paris, il publie le 2 mai à Saint-Ouen une déclaration dans laquelle il promet un gouvernement représentatif et le respect des acquis de la Révolution. Soulagement chez les Français de tous bords, désireux de retrouver enfin la paix.

Napoléon fait ses adieux à la Garde

Devant l'escalier d'honneur du château de Fontainebleau, ou « escalier en fer à cheval », le 20 avril 1814, L'ex-empereur Napoléon 1er fait solennellement ses adieux à un détachement de la Garde et baise son drapeau ! Deux semaines plus tôt, l'empereur s'est résigné à abdiquer sans conditions sous la pression de ses maréchaux cependant que les sénateurs avaient proclamé sa déchéance. Les Alliés, qui l'ont vaincu, lui ont concédé le 11 avril la souveraineté sur l'île d'Elbe, un îlot italien à la latitude de la Corse !

Louis XVIII entre à Paris

Le 3 mai 1814, tandis que Napoléon 1er arrive à l'île d'Elbe, le comte de Provence fait son entrée à Paris.

Acclamé par une population avide de paix, le frère de Louis restaure l'ancienne monarchie. Il avait pris le titre de Louis XVIII après la mort du malheureux Louis XVII à la prison du Temple mais il avait dû patienter en exil, dans l'humiliation et la gêne avant d'accéder au trône. Le 7 septembre 1800, le Premier Consul Bonaparte l'avait mis en garde : « Vous ne devez pas souhaiter votre retour en France. Il vous faudrait marcher sur cinq cent mille cadavres ».

Premier traité de Paris entre les Alliés et la France

Le 30 mai 1814, deux mois après leur entrée en vainqueurs dans la capitale française, les Alliés signent un traité de paix avec le gouvernement du roi Louis XVIII, lequel a remplacé Napoléon 1er à la tête de l'État.

Le traité est relativement modéré, les Alliés ayant toujours proclamé qu'ils combattaient Napoléon l'usurpateur et non le peuple français !..

Napoléon quitte l'île d'Elbe

Le 26 février 1815, Napoléon Ier quitte l'île d'Elbe en catimini avec quelques compagnons d'infortune. Dédaignant la souveraineté de l'île, pourtant concédée par ses vainqueurs, il projette rien moins que de restaurer l'Empire français. Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l'Europe. Il ne faudra que Cent jours avant que Napoléon Ier rende définitivement les armes. Les royalistes et les réactionnaires de tout poil prendront alors leur revanche.

Napoléon débarque à Golfe-Juan, début des Cent-Jours

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan avec 900 grenadiers, en provenance de l'île d'Elbe...

La fuite piteuse de Louis XVIII

Le 19 mars 1815, le roi Louis XVIII quitte piteusement Paris pour l'exil, laissant le champ libre à l'ex-Empereur Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe...

L'Acte final du Congrès de Vienne

Le 9 juin 1815 est signé l'Acte final du Congrès de Vienne. Cet épais document de 300 pages en français (la langue universelle de l'époque) redéfinit les contours de l'Europe après la chute de Napoléon 1er et la défaite des armées françaises.

Il élabore un retour à l'ordre monarchique et aux valeurs de la religion, sans oublier parmi d'autres considérations l'interdiction de la traite des Noirs...

Crépuscule à Waterloo

L'épopée napoléonienne s'achève le 18 juin 1815 à Waterloo, à quelques kilomètres au sud de Bruxelles...

Seconde abdication de Napoléon Ier

Seconde abdication de Napoléon Ier (22 juin 1815)Au soir de Waterloo, Napoléon Ier prend à cheval la route de Paris. Épuisé, il arrive le 21 juin au palais de l’Élysée, où l’attend sa deuxième défaite. Sous la pression des deux Chambres, il abdique dès le lendemain en faveur de son fils le roi de Rome, âgé de 5 ans.

Il propose alors de redevenir simple général pour protéger la France de l’invasion, mais le gouvernement provisoire s’y refuse et son représentant Joseph Fouché lui suggère de quitter Paris pour Rochefort, un port de l'Atlantique, en l'entretenant dans l'espoir d'une fuite aux États-Unis. L'ancien ministre de la Police de l'Empereur veut surtout qu'il libère la place au plus vite...

Signature de la Sainte-Alliance

Le 26 septembre 1815, signature à Paris de la Sainte-Alliance...

Traité de Paris et fin de l'Empire

Le traité de Paris du 20 novembre 1815 sanctionne le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et sa défaite à Waterloo...

Bernadotte devient roi de Suède et de Norvège

Le 5 février 1818, un ancien maréchal de Napoléon, originaire du Béarn, devient roi de Suède et de Norvège sous le nom de Charles XIV.

Huit ans plus tôt, Jean-Baptiste Bernadotte avait été adopté par le roi Charles XIII, avec l'assentiment de Napoléon qui espérait faire de la Suède un allié de la France en Europe du Nord. On raconte que durant sa jeunesse, en fervent républicain, il s'était fait tatouer sur la poitrine : « Mort aux rois ! ».

L'actuel roi de Suède est son héritier direct.

Mort de Napoléon Ier à Sainte-Hélène

Le 5 mai 1821, Napoléon Ier s'éteint à Sainte-Hélène...

Mort du « Roi-fauteuil »

Perclus de goutte, obèse et incapable de marcher, le vieux roi Louis XVIII, qui se surnomme lui-même le « Roi-fauteuil », meurt d'une gangrène infectieuse à près de 69 ans, le 16 septembre 1824, sans avoir réussi à réconcilier la Révolution et l'Ancien Régime.

L'intronisation de son frère, le comte d'Artois (61 ans), sous le nom de Charles X, et son sacre anachronique à Reims, semblent assurer le complet triomphe des ultraroyalistes, désireux de restaurer l'Ancien Régime et d'effacer 1789. Le comte d'Artois lui-même avait pris le chemin de l'exil dès le lendemain de la prise de la Bastille.

Sacre de Charles X

Le 29 mai 1825, le roi de France Charles X se fait sacrer à Reims en grande pompe, tentant de ressusciter un rite que les vicissitudes de la Révolution avaient rendu obsolète et que son frère Louis XVIII avait judicieusement évité. L'apparat anachronique de la cérémonie retourne l'opinion contre le roi.

Avec le dernier frère du malheureux Louis XVI, les « ultra-royalistes » prennent officiellement le pouvoir et tentent d'enrayer la marche vers une monarchie parlementaire. Leurs outrances seront fatales à la dynastie des Bourbons.

Les Chambres déclarent Louis-Philippe 1er « roi des Français »

Le 7 août 1830, tandis que s'apaise dans les rues de Paris la Révolution des « Trois Glorieuses », la Chambre des pairs et la Chambre des députés se réunissent malgré l'ordonnance de dissolution dont les a gratifiées le roi Charles X.

Les parlementaires, habilement manoeuvrés par Talleyrand, Thiers et le banquier Laffitte, écartent la perspective d'une République. Ils écartent de même le remplacement du roi par son petit-fils le duc de Bordeaux (10 ans) sous la régence du duc Philippe d'Orléans. Ce dernier se laisse convaincre d'accepter la couronne. C'est ainsi que les parlementaires, constatant la vacance du trône, décernent au duc d'Orléans le titre de « roi des Français » sous le nom de Louis-Philippe 1er.

Deux jours plus tard, en guise de sacre, le roi prête serment sur la Charte constitutionnelle au Palais-Bourbon. De cette trahison familiale va résulter une solide inimitié entre les royalistes « légitimistes », partisans du duc de Bordeaux, et les « orléanistes ».

Publication de Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris sort en librairie le 16 mars 1831...

Mort de l'Aiglon

Le duc de Reichstadt, fils de Napoléon et Marie-Louise, est victime d'un refroidissement au retour d'une revue militaire et meurt le 22 juillet 1832, à 21 ans, au palais de Schönbrunn (Autriche). Le héros romantique sera pleuré par toutes les jeunes filles d'Europe et par les nostalgiques de l'Empire napoléonien.

mort de Létitia Bonaparte

Maria Lætizia Ramolino est issue d'une famille de notables d'Ajaccio, fief séculaire de la résistance aux Génois. Veuve à 35 ans, elle élève avec énergie les huit enfants qui lui restent de ses treize maternités et conserve dès lors sur eux, y compris Napoléon, une grande autorité...

Retour des cendres de l'Empereur

Le 15 décembre 1840, au cours d'une cérémonie populaire et grandiose, l'auguste cercueil de Napoléon 1er entre à Paris après un long voyage en mer sur la Belle-Poule depuis l'île de Sainte-Hélène où est mort l'empereur près de vingt ans plus tôt...

De Bonaparte à Napoléon 1er
1768
1770
1772
1774
1776
1778
1780
1782
1784
1786
1788
1790
1792
1794
1796
1798
1800
1802
1804
1806
1808
1810
1812
1814
1816
1818
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1822
1824
1826
1828
1830
1832
1834
1836
1838
1840
1842
| 15 mai 1768 : Choiseul achète la Corse à Gênes
| 9 mai 1769 : La France soumet la Corse
| 15 août 1769 : Jour présumé de la naissance de Napoléon
| 17 fév. 1772 : Premier partage de la Pologne
| 1 mai 1774 : Mort de Louis XV
| 29 nov. 1780 : Avènement de Joseph II à Vienne
| 3 sep. 1783 : La paix de Versailles consacre l'indépendance des États-Unis
| 18 déc. 1783 : Pitt le Jeune devient Premier ministre
| 25 jan. 1785 : L'Affaire du collier de la Reine
| 19 fév. 1788 : L'abbé Grégoire fonde la « Société des Amis des Noirs »
| 7 juin 1788 : Journée des tuiles à Grenoble
| 5 mai 1789 : Ouverture des états généraux
| 14 juil. 1789 : La prise de la Bastille
| 31 mars 1790 : Robespierre président du Club des Jacobins
| 27 août 1791 : Entrevue de Pillnitz
| 1 août 1792 : Chute de la monarchie
| 2 sep. 1792 : Modeste canonnade à Valmy
| 22 sep. 1792 : Avènement de la République française
| 18 mars 1793 : Bataille de Neerwinden
| 18 déc. 1793 : Fin du siège de Toulon
| 1 juin 1794 : La Grande Terreur
| 26 juin 1794 : La Révolution est sauvée à Fleurus
| 28 juil. 1794 : Exécution de Robespierre
| 28 sep. 1794 : Création de la future École Polytechnique
| 21 jan. 1795 : la bataille du Texel
| 5 oct. 1795 : Bonaparte devient le « général Vendémiaire »
| 24 oct. 1795 : Effacement de la Pologne
| 9 mars 1796 : Napoléon épouse Joséphine de Beauharnais
| 15 nov. 1796 : Bataille d'Arcole
| 14 jan. 1797 : Bonaparte l'emporte à Rivoli grâce à Masséna
| 19 fév. 1797 : Avignon cédé à la France
| 4 sep. 1797 : Coup d'État de Fructidor
| 18 oct. 1797 : Le traité de Campoformio
| 28 jan. 1798 : Réunion de Mulhouse à la France
| 11 mai 1798 : Coup d'État du 22 floréal
| 12 juin 1798 : Bonaparte chasse les chevaliers de Malte
| 21 juil. 1798 : Bataille des Pyramides
| 1 août 1798 : Nelson coule la flotte française à Aboukir
| 22 août 1798 : Fondation de l'Institut d'Égypte
| 5 sep. 1798 : Naissance du service militaire
| 26 sep. 1799 : A Zurich, Masséna sauve la France de l'invasion
| 8 oct. 1799 : Bonaparte débarque à Fréjus
| 9 nov. 1799 : le coup d'État de Brumaire
| 24 déc. 1799 : Constitution de l'An VIII
| 18 jan. 1800 : Naissance de la Banque de France
| 14 juin 1800 : Bonaparte victorieux de justesse à Marengo
| 27 juin 1800 : Mort du « Premier Grenadier de la République »
| 3 déc. 1800 : Les Autrichiens battus à Hohenlinden
| 24 déc. 1800 : L'attentat de la rue Saint-Nicaise
| 9 fév. 1801 : Paix de Lunéville
| 21 mars 1801 : Bataille de Canope ou Alexandrie
| 24 mars 1801 : Assassinat du tsar Paul Ier
| 15 juil. 1801 : Bonaparte et Pie VII signent le Concordat
| 31 août 1801 : L'armée d'Égypte se rend aux Anglais
| 1 oct. 1801 : Conclusion de l'expédition d'Égypte
| 4 jan. 1802 : Mariage de Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais
| 25 mars 1802 : Traité de paix d'Amiens
| 8 avr. 1802 : Concordat et paix religieuse en France
| 14 avr. 1802 : Chateaubriand publie le Génie du christianisme
| 19 mai 1802 : Création de la Légion d'honneur
| 2 mai 1802 : Bonaparte légalise l'esclavage
| 2 août 1802 : Bonaparte Premier Consul à vie
| 19 fév. 1803 : Les Suisses adoptent l'« Acte de médiation »
| 25 fév. 1803 : Recez de Francfort
| 27 mars 1803 : Naissance du franc Germinal
| 3 mai 1803 : Bonaparte cède la Louisiane
| 18 nov. 1803 : Haïti chasse les Français
| 9 mars 1804 : Arrestation de Cadoudal
| 21 mars 1804 : Exécution du duc d'Enghien
| 18 mai 1804 : La Constitution de l'an XII institue l'Empire
| 19 mai 1804 : Des maréchaux pour la gloire de l'Empire
| 2 déc. 1804 : Sacre de Napoléon 1er
| 5 déc. 1804 : Napoléon 1er distribue les Aigles
| 12 avr. 1805 : Le métier jacquard à l'honneur
| 29 août 1805 : Naissance de la Grande Armée
| 15 oct. 1805 : Batailles de Michelsberg et Ulm
| 2 oct. 1805 : Napoléon victorieux des Autrichiens à Ulm
| 21 oct. 1805 : Nelson triomphe à Trafalgar
| 14 nov. 1805 : Napoléon Ier entre à Vienne
| 2 déc. 1805 : Napoléon triomphe au soleil d'Austerlitz
| 26 déc. 1805 : Traité de Presbourg
| 1 mai 1806 : Napoléon 1er fonde l'Université
| 6 août 1806 : Fin du Saint Empire Romain Germanique
| 14 oct. 1806 : La Prusse s'incline à Iéna
| 27 oct. 1806 : Napoléon Ier entre à Berlin
| 21 nov. 1806 : Décret de Berlin sur le « Blocus continental »
| 8 fév. 1807 : Du sang dans la neige à Eylau
| 2 mars 1807 : L'Angleterre interdit la traite
| 14 juin 1807 : Bataille de Friedland
| 7 juil. 1807 : Le traité de Tilsit
| 27 juil. 1807 : Napoléon Ier met les théâtres à la diète
| 16 sep. 1807 : Napoléon 1er crée la Cour des Comptes
| 3 nov. 1807 : Prise de Lisbonne par Andoche Junot
| 1 mars 1808 : Napoléon Ier instaure les dignités d'Empire
| 17 mars 1808 : Napoléon Ier institue les consistoires israélites
| 2 mai 1808 : Les Espagnols contre Napoléon
| 19 juil. 1808 : Reddition de Bailén
| 27 sep. 1808 : Napoléon et Alexandre au congrès d'Erfurt
| 22 avr. 1809 : Napoléon victorieux à Eckmühl
| 22 mai 1809 : L'archiduc Charles frôle la victoire à Essling
| 6 juil. 1809 : Napoléon victorieux de justesse à Wagram
| 14 oct. 1809 : Paix de Schönbrunn
| 15 déc. 1809 : Divorce de Napoléon et Joséphine
| 1 fév. 1810 : Prise de Séville par les Français
| 2 avr. 1810 : Marie-Louise et Napoléon unis devant Dieu
| 2 mars 1811 : Naissance de l'Aiglon
| 2 jan. 1812 : Une médaille en sucre pour Delessert
| 24 juin 1812 : Début de la campagne de Russie
| 7 sep. 1812 : La bataille de Borodino ou de la Moskova
| 15 sep. 1812 : L'incendie de Moscou
| 12 oct. 1812 : Décret « de Moscou »
| 22 oct. 1812 : Conspiration de Malet
| 26 nov. 1812 : Le passage de la Bérézina
| 21 juin 1813 : La bataille de Vitoria
| 8 oct. 1813 : Wellington franchit les Pyrénées
| 16 oct. 1813 : La « bataille des Nations »
| 11 déc. 1813 : Traité de Valençay
| 29 jan. 1814 : bataille de Brienne-le-château
| 1 fév. 1814 : Bataille de Champaubert
| 3 mars 1814 : Marmont capitule et livre Paris aux coalisés
| 6 avr. 1814 : Le Sénat appelle au trône Louis XVIII
| 2 avr. 1814 : Napoléon fait ses adieux à la Garde
| 3 mai 1814 : Louis XVIII entre à Paris
| 3 mai 1814 : Premier traité de Paris entre les Alliés et la France
| 26 fév. 1815 : Napoléon quitte l'île d'Elbe
| 1 mars 1815 : Napoléon débarque à Golfe-Juan, début des Cent-Jours
| 19 mars 1815 : La fuite piteuse de Louis XVIII
| 9 juin 1815 : L'Acte final du Congrès de Vienne
| 18 juin 1815 : Crépuscule à Waterloo
| 22 juin 1815 : Seconde abdication de Napoléon Ier
| 26 sep. 1815 : Signature de la Sainte-Alliance
| 2 nov. 1815 : Traité de Paris et fin de l'Empire
| 5 fév. 1818 : Bernadotte devient roi de Suède et de Norvège
| 5 mai 1821 : Mort de Napoléon Ier à Sainte-Hélène
| 16 sep. 1824 : Mort du « Roi-fauteuil »
| 29 mai 1825 : Sacre de Charles X
| 7 août 1830 : Les Chambres déclarent Louis-Philippe 1er « roi des Français »
| 16 mars 1831 : Publication de Notre-Dame de Paris
| 22 juil. 1832 : Mort de l'Aiglon
| 2 fév. 1836 : mort de Létitia Bonaparte
| 15 déc. 1840 : Retour des cendres de l'Empereur